Ce Jour-là

François-Henry Laperrine

Militaire français

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Marie Joseph François Henry Laperrine d'Hautpoul est un officier général français né le 29 septembre 1860 à Castelnaudary et mort accidentellement le 5 mars 1920 dans le Tanezrouft (Algérie) durant la première traversée aérienne du Sahara. Explorateur, fondateur des Méharistes, c'est un général de division et ami de Charles de Foucauld.

François-Henry Laperrine d’Hautpoul est le fils de Pauline Salaman (1827-) et d'Alphonse Laperrine d'Hautpoul (1814-1874), receveur des finances à Castelnaudary, ville où il naît le 29 septembre 1860.

Son père est l'un des fils de Charles Guillaume Dominique Laperrine, descendant de juristes puis de drapiers, et de Joséphine Henriette d'Hautpoul (de la Famille d'Hautpoul), dite « Pauline » (1783-1865), sœur de Alphonse Henri d'Hautpoul. Les Hautpoul ont pour leur part une longue tradition militaire, depuis le Moyen Âge. Charles Guillaume Dominique Laperrine d'Hautpoul (1781-1847), député, est donc l'un de ses grands-pères.

Sa mère Pauline Salaman est l'une des filles de Jules Salaman (mort en 1874) et de Victorine Laperrine d'Hautpoul, elle-même l'une des filles de Charles Guillaume Dominique Laperrine d'Hautpoul (1781-1847) et de Joséphine Henriette (dite "Pauline") d'Hautpoul.

Ses parents l'élèvent avec sept autres enfants : Marie Dominique Edouard (1846-1884), Paul Gaston (1848-1919), qui sera évêque de Caryste, Amédée Charles (1850-1853), Raoul (1854-), Armand (1856-1920), Georges et Marie-Louise (1862).

Il étudie au collège de Sorèze. Son buste se trouve dans la Salle des Illustres de l'Abbaye-école de Sorèze.

Il entre à Saint-Cyr en octobre 1878, 63e promotion, baptisée des « Zoulous ». Il se classe au soixante-neuvième rang du concours d'entrée, sur trois cent soixante-dix. En 1878, son futur ami Charles de Foucauld termine l'école d'officiers de Saint-Cyr.

Passé par l'école de cavalerie de Saumur, sa formation s'achève en 1880 (il sort cent soixante-cinquième de la 63e promotion) ; sous-lieutenant, il arrive en Afrique en 1881, au 4e régiment de chasseurs d'Afrique. Affecté par la suite en Tunisie, il se trouve à Médéa, au 4e régiment de spahis tunisien, en 1885.

De 1889 à 1891, il combat au Sénégal. Avec l’escadron de spahis du Sénégal, il participe à plusieurs « colonnes » ou opérations de guerre. Il prend ainsi connaissance des techniques de reconnaissance, de guerre de mouvement, d'embuscade et de surprise, de siège et de fortifications, élaborées notamment par les ingénieurs et artilleurs de marine, tels que Gustave Borgnis-Desbordes et conduites par Louis Archinard. Il participe aux combats contre Samory Touré, à partir de 1882.

Laperrine commande le 2e escadron de spahis soudanais, qui se bat contre les Touaregs près de Tombouctou. En 1888, il publie une étude sur les rôles d'un escadron de cavalerie dans la lutte contre-insurrectionnelle. Nommé capitaine, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en avril 1892, à trente-deux ans.

En 1859, le saint-simonien Henri Duveyrier réalise la première exploration française et géographique du Sahara. Il décrit les tribus locales dans son livre Les Touareg du Nord (1864, avec Auguste Warnier) sans mentionner leur animosité.

Le 16 février 1881, les Touaregs massacrent la mission Flatters, au puits de Bir el-Garama. Ceghir ben Cheikh assène le coup fatal au colonel Flatters.

En 1890, la carte du Sahara réalisée par Georges Rolland, géologue, polytechnicien et ingénieur des mines, porte une nouvelle conception du désert dont rend compte son intitulé L’Afrique française : ce qu’elle est, ce quelle doit être. Cette carte propose de faire du désert une voie d’accès.

En 1891, la prise d'El Goléa, puis celle de Tombouctou en 1894 confortent la position française au Sahara.

En 1897, Laperrine est affecté au Sahara, à l’Escadron de spahis sahariens ; il constate son manque d'efficacité dans les combats dans le désert.

Le 6 juillet 1901 il est désigné pour diriger le commandement militaire supérieur des oasis sahariennes, qui est autonome et se compose de trois unités, ou « Annexes » : celle d'In Salah, celle de Timimoun et la troisième, du Touat.

Il recrute et organise les Compagnies méharistes sahariennes, créées officiellement par la loi de finances du 30 mars 1902, puis revues en profondeur par le décret du 1er août 1905. Les trois premières Compagnies sahariennes sont positionnées auprès des trois Annexes. Laperrine cherche à accroître leur mobilité contre les pillards nomades. Nomades, autonomes, réactives, propriétaires de leurs montures, ces troupes semi-régulières sont formidablement adaptées aux missions militaires dans le désert. En 1904, il crée la Compagnie saharienne de la Saoura et celle de Colomb-Béchar et remplace le principe de l'engagement militaire de deux années par un recrutement au mois (le commissionnement). En 1905, les Compagnies sahariennes revues sont de nouveau au nombre de trois : la Compagnie saharienne du Touat, la Compagnie saharienne du Tidikelt et la Compagnie saharienne de Colomb-Béchar. La première est basée au groupe d'oasis du Touat-Gouara, comme réserve mobile contre les Berabers. La deuxième veille sur In-Salah et Anouef, et dispose d'un important groupe mobile de méharistes. La troisième est une unité de cavalerie légère.

Arpentant le désert, Laperrine approche le ksar El Arab, près d’In Salah, ville interdite aux Européens. Il combat le mythe de l’invincibilité des Touaregs, entretenu par Henri Duveyrier après le massacre de la mission Flatters (16 février 1881). Laperrine porte ses efforts sur le recensement des populations, la cartographie des lieux, l'eau, l'agriculture, les communications (lignes postale, télégraphique et téléphonique entre El Goléa et Timimoun), la vie et les usages des Touaregs, ainsi que le relevé des axes de circulation. Les razzias des Touaregs et des Berabers sont incessantes.

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François-Henry Laperrine | World in Stories