Ce Jour-là

Frédéric Ritter

Frédéric Ritter, dit « Fritz », de son nom complet Frédéric Jean-Baptiste Félix Ritter, né le 17 octobre 1819 à Guebwill

Anúncio

Frédéric Ritter, dit « Fritz », de son nom complet Frédéric Jean-Baptiste Félix Ritter, né le 17 octobre 1819 à Guebwiller (Haut-Rhin) et mort le 20 mars 1893 à Pau (Basses-Pyrénées), ancien élève du Prytanée de la Flèche et de l'École polytechnique, est un ingénieur français qui a fait carrière

dans le corps des Ponts et Chaussées, participant notamment à la construction des lignes de chemin de fer de l'Ouest et du Midi.

Membre de la Société des antiquaires de l'Ouest et de la Société météorologique de France, il assure de 1870 à 1875 le secrétariat de la Société de statistiques, sciences, lettres et arts des Deux-Sèvres.

Passionné par la vie et l'œuvre de François Viète (1540-1603), il consacre à ce mathématicien de la Renaissance la plus grande part de ses loisirs et est aujourd'hui encore son biographe le plus complet. Quoique nombre de ses notices aient été publiées, tant en France qu'en Italie, l'essentiel de ses travaux, dont une traduction presque intégrale des œuvres de ce mathématicien, reste inédit, mais consultable à l'Institut de France.

La famille Ritter descend légendairement d'un chevalier ayant accompagné Saint Louis dans les croisades. Le dernier des Ritter de cette branche aînée laisse place vers le XVIIe siècle à une branche cadette du Halsbourg (sud Tyrol).

Le premier des Ritter historiques est Anton Ritter (1703-1781). Marié à Barbara Thum ou Barbe Thumm, fille d'un architecte de Andelsbuch ou Andelstadt ; près de Bregenz dans le Vorarlberg,

il a deux fils : Jacob, qui part faire souche à Venise et Gabriel-Ignace, (Andelsbuch 1732- Guebwiller 1813).

Architecte du prince évêque Léger (Casimir) de Rathsamhausen, Gabriel-Ignace édifie l'église Saint-Léger de Guebwiller, des maisons de Chanoines et la maison Ritter, et sculpte différents pièces de mobilier religieux. De son second mariage avec Madeleine Simon, lui vient Jean-baptiste, Xavier, Ritter, (né en 1785 à Guebwiller, mort dans la même ville en 1877).

Ce dernier s'engage comme canonnier dans les armées de Napoléon Ier. Capitaine, il suit l'empereur de Friedland à la retraite de Russie (qu'il passe à Dantzig). En 1813, bloqué dans Wurzbourg, il est capturé et fait prisonnier des alliés mais s'évade de sa prison. Après les guerres napoléoniennes, Jean-Baptiste devient directeur de l'artillerie de Strasbourg puis maire de Guebwiller.

Il se marie à Marie Frédérique Anastasie Rudler, fille de François-Xavier Antoine Rudler (1761-1814) et nièce du baron d'Empire François Joseph Rudler et de Marie-Anne, Joséphine, Heimann. Jean Baptiste Ritter demeure rue Bracken à Guebwiller. Frédérique Rudler donne naissance à trois fils dont Frédéric (1819), né hors mariage mais légitimé par anticipation et devant notaire le 6 octobre 1819, et Charles (1825), futur polytechnicien, météorologue, et hydrographe, nommé en Corse, à Dijon (1852) puis à Constantinople (1856), décoré de la Légion d'honneur et d'ordres ottomans. Lié à Auguste Comte, et au Positivisme, Charles Ritter est l'un des premiers à avoir perçu l'existence des rayons ultra-violets.

Le 21 octobre 1831, Frédéric Ritter entre en tant qu'élève gratuit au Prytanée de La Flèche. Il en sort pour l'École Polytechnique le 21 septembre 1838. À cette époque, il a les cheveux et les sourcils châtain foncé, le front découvert, le nez grand, les yeux bleus et mesure 1,66 m. Ritter sort 30e de Polytechnique le 20 novembre 1840 (sur une promotion de 120 élèves) et il est affecté aux Ponts et Chaussées (24e sur 30). Nommé en mission dans le Haut-Rhin, le 16 mai 1841, il occupe pendant quelques mois un poste à Lorient (du 16 mai 1842 au 1er septembre 1842) en tant qu'élève ingénieur ; il est muté à Fontenay-le-Comte (1842) et le 26 août 1843, il devient aspirant ingénieur.

C'est à cette date qu'il rencontre Benjamin Fillon. Le 1er septembre 1843, il jure fidélité au roi des Français (Louis Philippe) et à la constitution. Sa nomination est alors officiellement confirmée.

Après que Fillon lui a fait découvrir l'importance des œuvres du mathématicien des Parthenay, Ritter met sa vie au service de l'histoire des mathématiques. Sa « rencontre » avec le mathématicien François Viète va dès lors perturber sa carrière administrative. Bien qu'à l'image du mathématicien du XVIe siècle, Ritter ne consacre à l'histoire des sciences que ses loisirs, ses notations par les inspecteurs généraux des ponts et chaussées dénotent dès lors son goût pour les sciences et ses préoccupations extérieures au service.

Il est néanmoins reconnu pour ses capacités et promu ingénieur 2e classe le 29 octobre 1845. Enfin, il est nommé le 15 juillet 1849 à Mont-de-Marsan auprès du service hydraulique des Landes.

En 1854, Ritter se marie (le 25 avril à 9 h 30 du matin). Son supérieur (Lepeuple) lui a fait rencontrer la veuve d'un de ses collègues (Jacques, Victor Charles Sans) disparu à Pau le 30 septembre 1851 ; il l'épouse avec la bénédiction de ses supérieurs (nécessaire à l'époque). Cécile, Jeanne, Catherine, Marie Camy est originaire de Pau ; elle est née le 6 avril 1832 de Jean-Baptiste Camy, négociant, et de Marie Pauline Ostende Ste-Marie. Elle lui apporte 3 000 livres de rente ayant hérité de sa mère et « ne laisse rien à désirer tant au physique que pour son éducation ». Cécile Camy lui donne 4 enfants, 3 garçons et une fille, nés en 1855 (Raymond), 1859 (Henri), 1863 (Maurice) et 1868 (Marie).

Le 1er décembre 1854, Frédéric Ritter est affecté au service unique de la dune. Il commence à publier quelques notices avec Benjamin Fillon.

Le 6 septembre 1856, il a l'occasion de sauver deux ouvriers ensevelis au fond d'un puits. Cet acte de bravoure où il se distingue particulièrement pour son « courage, son sang froid et son activité », selon une lettre du préfet des Landes au ministre de l'Intérieur lui vaut une citation particulière avec son confrère Henri Crouzet (ingénieur à Dax). Une médaille d'honneur lui est remise en 1857 pour son dévouement exceptionnel.

Le 1er octobre 1856, Frédéric Ritter est affecté à l'étude et à la construction des voies ferrées des Pyrénées et à l'ouverture de ses ateliers, sis à Mont de Marsan. Se dessine alors le projet d'un phare à établir à l'embouchure de l'Ardour et du bassin d'Arcachon. Mais son ingénieur en chef lui reproche ses défauts de zèle et, en février de l'année suivante, un de ses inspecteurs l'explique « par ce qu'il consacre trop de temps à étendre une instruction déjà très variée ».

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Frédéric Ritter | World in Stories