Frédéric Janssoone (19 novembre 1838 - 4 août 1916) est né à Ghyvelde, dans le nord de la France, tout près de la frontière belge, dans un foyer très religieux.
Prêtre franciscain, il est notamment supérieur à Bordeaux, puis vicaire custodial en Terre sainte.
Il est reconnu bienheureux catholique, célébré le 5 août au Canada et le 4 août ailleurs.
À l'âge de 10 ans, il perd son père.
En 1852, il commence ses Humanités (études secondaires) au collège d'Hazebrouck, tandis que son frère Pierre commence sa philosophie au Grand Séminaire de Cambrai.
En 1856, il devient commis-voyageur dans le textile à Estaires ayant du interrompre ses études pour aider sa mère. Cette dernière meurt alors qu'il n'avait que 23 ans, Il décide toutefois de terminer ses études.
Il entre en juin 1864 chez les Franciscains Observants d'Amiens qu'il a connus par le Tiers-Ordre, et sera ordonné prêtre le 17 août 1870. Il exerce alors différents ministères : aumônier militaire (quelques mois), sous-maître des novices au couvent de Branday (à 8 km de Castillon), supérieur à Bordeaux, maison qu'il avait fondée avec deux autres confrères en 1871.
Peu de temps après, il s'installe en Terre sainte où il occupe le poste de vicaire custodial de 1878 à 1888.
En 1881-1882, Frédéric Janssoone fait un séjour au Canada, invité par l'abbé Provancher, curé de Cap-Rouge près de Québec, mais son intervention ne plût pas tellement à l'évêque, Mgr Taschereau. C'est donc plutôt à Trois-Rivières, qu'il décida, avec l'aide de l'abbé Luc Désilets, d'établir, en 1888, le Commissariat de Terre Sainte.
Le 13 juin 1888, il s'installe au Québec, dans la paroisse de Notre-Dame du Cap, à Trois-Rivières, où il a œuvré, jusqu'à l'arrivée des Oblats de Marie Immaculée en 1902, et où il est mort, d'un cancer à l'estomac le 4 août 1916. Ses actions sont nombreuses :
au sanctuaire de la Réparation à Pointe-aux-Trembles à Montréal,
chez les Franciscaines Missionnaires de Marie à Québec et dans toute la province.
Articles pour les Annales du Très Saint Rosaire et la Revue eucharistique, mariale et antonienne qu'il avait fondées en 1892 et de nombreuses revues populaires de piété.
Livres d'édification comme La vie de Notre-Seigneur et la Vie de Saint François.
Gestion, direction et financement du Commissariat de Terre Sainte.
Soutien et implication directe dans le développement des pèlerinages au sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap.
« Le père Frédéric représente bien cette spiritualité de la renaissance catholique du milieu du XIXe siècle fondée sur les confréries, sur la prédication visant la conversion et sur la fidélité aux obligations de la religion. »
« Son originalité restera d'avoir donné jusqu'au bout le témoignage de la primauté du surnaturel et du spirituel ardemment défendu et annoncée à des milliers de gens dans un langage populaire et avec des moyens qui les rejoignaient et les nourrissaient. »