Les Forces armée libanaise (en arabe : الجيش اللبناني, al-Jaych al-Lubnani) ont pour missions principales de maintenir la sécurité et la stabilité du Liban, la sécurité des frontières, la sécurité des ports, les opérations de sauvetage, la lutte contre les incendies, le combat du trafic de drogue et de la contrebande à travers les frontières, et la lutte anti-terroriste.
L'armée libanaise est constituée de trois branches :
Ces trois branches sont coordonnées par le centre de commandement de l'armée libanaise, située à Yarzé, à l'est de la capitale Beyrouth.
Il y a un total six écoles militaires à travers le pays. Des officiers cadets sont souvent envoyés à l'extérieur pour recevoir des formations complémentaires.
Selon The Military Balance 2017 de l'International Institute for Strategic Studies, le budget de la Défense libanaise atteignait, en 2017, 1,74 milliard de dollars, soit 4,4% de son PIB.
L'équipement actuel est principalement américain, car les forces armées libanaises attendent toujours la promesse de don de l'Arabie saoudite formulée fin 2013. En effet cette dernière a offert un don de 3 milliards de dollars à l'armée libanaise pour acheter des armes auprès de la France avec qui le Liban a des relations historiques. Le programme est annulé en 2016 à la suite de griefs formulés par l'Arabie saoudite à l'encontre du Liban. Mais le président Michel Aoun, en visite à Riyad, a réussi à obtenir la promesse de rétablissement du don.
L’histoire de l’armée libanaise remonte à la Première Guerre mondiale. En 1916, Le gouvernement français en guerre contre l'Empire ottoman crée la Légion d’Orient à laquelle se joignent de jeunes Libanais.
En 1926 sont créées les compagnies puis bataillons de chasseurs libanais. Avec les autres unités libanaises des troupes spéciales du Levant, les bataillons de chasseurs libanais forment l'origine de l'armée libanaise.
Précédant la reconnaissance de l’indépendance du Liban le 22 novembre 1943, les principales unités militaires libanaises sont regroupées au printemps 1943 pour former la cinquième brigade, placée en juin 1944 sous le commandement du colonel Fouad Chéhab.
De l'indépendance à la guerre civile
Le jour de l’indépendance, le troisième bataillon de chasseurs du Liban est mis à la disposition du gouvernement libanais pour maintenir la sécurité[réf. souhaitée]. Cependant, la majeure partie de l’armée libanaise continue d’opérer au sein de l’armée française jusqu’au premier août 1945 quand l'armée libanaise passe sous la pleine et unique autorité du gouvernement national. Début 1948, l'armée compte 3 800 militaires environ et est organisée avec :
quatre bataillons de chasseurs libanais,
deux escadrons de chasseurs à cheval libanais,
un escadron moto-mécanique avec un peloton de chars et un peloton d'auto-mitrailleuses,
un groupe d'artillerie (canons de 105 de montagne),
une compagnie de transport hippomobile,
une compagnie mixte du génie et de transmission.
En 1948, lors de la première guerre israélo-arabe, le Liban ne participa pas officiellement aux combats, se contentant d'une pénétration de quelques centaines de mètres en Palestine[réf. nécessaire]. Le soutien libanais se limita ensuite à un appui logistique aux forces syriennes et à l'armée de Libération arabe, à l'exception d'une opération offensive menée les 5 et 6 juin 1948 en Galilée à la frontière, contre les forces israéliennes qui occupaient le village d'al-Malikiyya lors d'une des batailles d'al-Malikiyya. Les Israéliens reprirent sans combat la position, préalablement évacuée par ses défenseurs, en octobre suivant lors de l'opération Hiram. Cette bataille, la seule livrée par l'armée libanaise lors de l guerre de Palestine de 1948, a une forte importance symbolique pour l'armée libanaise.