Ce Jour-là

Forces armées irakiennes

Ensemble des forces armées de la république d'Irak

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Les forces armées irakiennes sont les forces armées de l'Irak. Celles-ci participent à plusieurs conflits de haute intensité et insurrections à partir de l'indépendance de ce pays, sont dissoutes le 23 mai 2003 par Paul Bremer, à la suite de l'invasion américaine de l'Irak — ce qui sera considéré par la suite comme l'une des plus graves décisions de ce dernier — puis progressivement recréées, sur des bases entièrement nouvelles, par les forces de la coalition militaire en Irak.

Avec son effectif de 260 000 militaires au 1er janvier 2009, elles sont une des composantes des forces de sécurité de ce pays qui comprend en outre la police nationale, les polices locales et des milices d'autodéfense (80 000 personnes dans ces dernières en février 2008, 92 000 au début d'avril 2008) et elles soutiennent actuellement les forces de la coalition militaire en Irak. Au début de 2012, les forces de sécurité emploient 900 000 personnes, dont 271 400 militaires et 650 000 dépendant du ministère de l'Intérieur, et leur budget global s'élève en 2012 à 14,6 milliards de dollars, soit 15 % des dépenses de l’État.

Le budget de la défense pour 2008 est de 8 milliards de dollars américains et pour 2009, le budget de la défense irakienne est, selon le SIPRI, de 3,814 milliards de $.

L'armée de terre de ce qui est alors le royaume d'Irak est officiellement mise en place le 21 juin 1921, lorsqu'est formé le premier bataillon de volontaires. Elle est destinée à remplacer progressivement l'armée britannique qui rentre au pays. À la fin de 1922, les forces irakiennes comptent 4 000 volontaires répartis en trois bataillons, stationnés à Mossoul, Bagdad et Hilla.

L'armée continue progressivement à croître. À la fin de l'année 1929, elle compte dans ses rangs 10 446 hommes, dont 582 officiers. En 1934 est instaurée la conscription militaire et en 1941, les effectifs des forces armées irakiennes s'élevaient à environ 41 000 hommes. Après la Seconde Guerre mondiale, la réduction des effectifs ramène ce chiffre à 20 000, en comptant les unités de la Gendarmerie.

Une série de coups d'État, entre 1939 et 1968, dont celui de 1958 créant une république, a pour conséquence la division et la réorganisation des forces armées irakiennes entre plusieurs factions politiques. Cependant, après la prise de pouvoir par le parti Baas en 1968, un contrôle unique de l'armée est reformé et renforcé.

L'armée irakienne a été à l'origine formée sur le modèle britannique. Mais l'influence grandissante de l'Union soviétique, combinée à l'expérience acquise pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), modifie profondément ce modèle et les doctrines d'emploi.

Pendant la fin des années 1970 et la première moitié de la décennie suivante, les forces armées irakiennes connaissent plusieurs bouleversements majeurs, et ce à tous les niveaux, dans les effectifs, les structures, l'approvisionnement, la hiérarchie, mais surtout dans le caractère politique.

Entre 1980 et 1990, Saddam Hussein fait passer les effectifs de l'armée de terre de 180 000 à environ un million d'hommes.

En 1987, en tenant compte des réservistes et des unités paramilitaires, l'Armée irakienne compte 1,7 million d'hommes, sept corps d'armées, trente divisions d'infanterie, cinq divisions blindées et trois divisions mécanisées. En août 1990, elle atteint un maximum avec cinquante divisions, dont 34 d'infanterie et 7 blindées. Elle est alors, en termes d'effectifs, la quatrième puissance militaire du monde, après la Chine, l'Union soviétique et les États-Unis.

Conséquence du conflit contre l'Iran, le régime baasiste irakien est devenu le plus important marché d'armes et d'équipements militaires du monde. En plus des fournitures massives d'armes en provenance d'Union soviétique et de France, Saddam Hussein achète à la Yougoslavie, l'Allemagne fédérale, l'Italie, la Chine, le Brésil, la Pologne, la Tchécoslovaquie et l'Égypte. Il développe également des systèmes d'armes conventionnels tels le système d'artillerie autopropulsé Al Faw et un programme d'armes de destruction massive. Israël, lors de l'opération Opéra, ralentit le programme nucléaire.

Le Arms Control and Disarmament Agency (en) (ACDA), estime en 1987 que l'Irak a acheté pour un montant total de 24 milliards de dollars américains de matériel militaire, pour la seule période allant de 1981 à 1985.

Après sa désastreuse guerre du Golfe de 1991, l'armée irakienne réduit drastiquement le nombre de divisions d'active. Elle passe de 5 divisions blindées, 3 divisions mécanisées et 20 divisions d'infanterie, en avril 1991, à 3 divisions blindées, 3 divisions mécanisées et 11 divisions d'infanterie, à la fin de la même année.

Au déclenchement de l'invasion par les forces armées des États-Unis et celle de leurs alliés le 19 mars 2003 lors de l'opération Liberté irakienne, l'armée irakienne comptait 4 brigades de la Garde spéciale républicaine (3 brigades d'infanterie (légère) et 1 brigade blindée en combat rapproché, chacune militairement équivalente à un régiment de la Coalition), 6 divisions de la Garde républicaine (3 divisions blindées en combat rapproché, 1 division mécanisée en combat rapproché et 2 divisions d'infanterie motorisée, chacune militairement équivalente à une brigade de même nature de la Coalition), et l'armée régulière irakienne comptaient, elle, 17 divisions (3 divisions blindées en combat rapproché, 3 divisions mécanisées en combat rapproché, et 11 divisions d'infanterie (légère), chacune militairement équivalente à un régiment de même nature de la Coalition), le tout d'un volume total théorique de 400 000 hommes, en réalité très probablement inférieur à 300 000 hommes. L'armée régulière irakienne est, contrairement aux espoirs de la coalition, combattive dans les rares occasions où elle a à affronter des forces étrangères.

La Garde républicaine spéciale (en) (GRS) (Special Forces Brigade of the Presidential Palace) était plus une unité paramilitaire qu'une véritable force de combat, responsable de la protection rapprochée de Saddam Hussein, de la sécurité du Palais présidentiel en particulier, et plus largement de celle de Bagdad. Elle était également engagée dans la répression des coups d'État et des rébellions.

La GRS était la seule unité militaire autorisée à circuler dans la capitale. Appelée également la « division dorée », elle regroupait quatre brigades (dont une blindée), un commandement de la défense aérienne (AD-Com) et un commandement de deux régiments de chars T-72 (TK-Com) qui lui étaient propre.

Cette unité d'élite a été fondée au début de 1992 par Saddam Hussein. Bien que son nom entraîne parfois une certaine confusion avec la Garde républicaine, c'était une force totalement distincte et autonome, avec des fonctions très différentes.

En 2002, les effectifs de la GSR étaient estimées à 12 000 hommes et 14 bataillons. Chacune des brigades comprenant en général 2 500 hommes

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