Un ferry (de l'anglais ferry), ferry-boat (littéralement « ferry-bateau »), transbordeur ou traversier (au Canada francophone et à Saint-Pierre-et-Miquelon) est un bateau ayant pour fonction principale de transporter des véhicules routiers ou ferroviaires avec leur chargement et leurs passagers dans des traversées maritimes.
Selon le site de l'Office québécois de la langue française, les termes « navire transbordeur » et « transbordeur », surtout employés en Europe, font l'objet d'une recommandation officielle de la part de la Commission générale de terminologie et de néologie, en France, car ils ressemblent au terme « bac » utilisé pour les bateaux effectuant des traversées de rivières. Les emprunts « ferry-boat » et « ferry » sont généralisés en Europe mais ne sont pas retenus au Québec car ils y sont totalement inutilisés, « traversier » étant le terme courant en usage depuis la fin du XIXe siècle.
Le terme français « ferry-boat » s'écrit toujours avec un trait d'union, alors que son équivalent anglais s'écrit en un mot (ferryboat). Au pluriel, l'usage admet la forme anglaise « ferries » mais recommande « ferrys ».
Traversier-rail ou train-ferry
Un ferry comporte généralement des ponts passagers et des cales réservées aux véhicules qui embarquent et débarquent au moyen d'une rampe articulée pivotante. Différents types de bateaux sont utilisés, le choix étant généralement déterminé par les critères suivants :
nombre de passagers ou de véhicules ;
vitesse attendue (présence de moyens de transport concurrents tel l'avion ou le train) ;
conditions météo habituelles ;
conditions marines (amplitude des marées, courants, tempêtes).
Les ferrys partagent toutefois quelques caractéristiques imposées par la nature de leur activité :
ils doivent être rapides pour répondre aux attentes de la clientèle pressée ;
ils doivent être manœuvrants pour pouvoir se passer de toute assistance au remorquage dans les ports même lorsque leur taille est importante, afin d’éviter des coûts et des délais supplémentaires. Des propulseurs transversaux sont installés à cet effet. Afin de participer à ces recherches de gain de temps, les terminaux ferry installent des systèmes d'amarrage par ventouses ;
ils sont généralement volumineux car passagers et véhicules requièrent de grands volumes si on les compare à un fret classique ;
pour minimiser le temps de chargement des automobiles et des camions dans les ports, de vastes portes-rampes sont aménagées dans la coque, à l'arrière et à l'avant. Elles peuvent en cas de défaillance constituer une source de voie d'eau catastrophique engendrant une perte de stabilité par effet de carène liquide. À la proue, qui est la plus exposée aux coups de mer par mauvais temps, le système d'étrave basculante « en visière de casque », présent sur les ferrys de la génération 1965 - 1995 tels l'Estonia ou le Salem-Express de la SNCM, tend à être abandonné en faveur de portes articulées latéralement qui risquent moins d'être forcées par une grosse lame déferlante ;
certains ferrys destinés à des trajets courts dans des eaux resserrées et relativement abritées, notamment ceux embarquant des trains ferroviaires, sont amphidromes (la poupe est symétrique de la proue et le navire peut naviguer indifféremment dans les deux sens) pour accélérer les rotations et les manœuvres d'embarquement/débarquement C'est le cas, par exemple des traversiers de la Gironde sur le trajet Royan - Pointe de Grave (port du Verdon).
La conception des ferrys sur plusieurs étages ainsi que l'existence d'un pont garage peu cloisonné concourent à rendre les ferrys dangereux et le nombre d'accidents est relativement important[réf. nécessaire]. D'autre part, les carburants pétroliers pas ou peu désoufrés sont source d'émissions polluantes significatives ; deux points que certaines compagnies cherchent à mieux prendre en compte[réf. nécessaire].
Après les naufrages, entre autres, du Herald of Free Enterprise et de l'Estonia, de nouvelles règles de sécurité plus sévères ont été promulguées afin d'améliorer leur stabilité après avarie[réf. nécessaire].
Un premier grand ferry (M/S Viking Grace) fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL) est en service depuis peu[Quand ?] en Europe du Nord pour la compagnie Viking Line. Son moteur devrait permettre une vitesse de 22 nœuds, avec un abattement de 85 % des émissions de particules, de 15 % des émissions de gaz à effet de serre et de près de 100 % du soufre, en partie grâce à un profil de coque amélioré pour le type de houle locale et à des systèmes de récupération de l'énergie. D'un coût de 240 millions d'euros, il relie les ports de Turku et de Mariehamn à celui de Stockholm dès janvier 2013.