Ce Jour-là

Ferdinand de Jouvencel

Conseiller d'État et homme politique français

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Ferdinand Aldegonde de Jouvencel, né à Versailles le 25 juillet 1804, mort à Ville-d'Avray le 29 juin 1873, est un conseiller d'État et homme politique français.

Polytechnicien, Ferdinand de Jouvencel commence par être officier d'artillerie, puis devient juriste et entre au Conseil d'État. Député du centre gauche sous la monarchie de Juillet de 1842 à 1848, il est nommé ensuite conseiller d'État, mais il s'oppose au coup d'État de 1851 et est mis à la retraite.

Après le Second Empire, il est nommé président du Conseil d'État provisoire en 1870-1871. Il est ensuite député de 1871 à 1873 ; il est républicain constitutionnel, libéral et catholique.

Jeunesse, formation, début de carrière

Ferdinand de Jouvencel, né en 1804, issu d'une famille d'origine lyonnaise, est le fils de Blaise de Jouvencel (1762-1840), maire de Versailles et député.

Reçu 19e à l'École polytechnique en 1822, Ferdinand de Jouvencel en sort 74e et devient officier d'artillerie en 1824 à la sortie de l'école.

Il donne sa démission en 1825, suit des études de droit, et s'inscrit comme avocat au barreau de Paris en 1827 ; il entre ensuite au Conseil d'État. Auditeur en 1830, auditeur de première classe en 1831, il devient en 1832 maître des requêtes en service ordinaire. Il se fait remarquer comme rapporteur au contentieux.

Il remplit en 1835-1836 une mission en Algérie avec Jean-Jacques Baude et Justin de Chasseloup-Laubat, et reçoit ensuite la Légion d'honneur.

Député sous la monarchie de Juillet

En 1842, Jouvencel accepte la candidature indépendante qui lui est offerte dans le 10e arrondissement de Paris, et il est élu député par 684 voix sur 1 180 votants, soit 58 % des suffrages exprimés, contre le candidat du gouvernement, M. de Jussieu.

Ferdinand de Jouvencel siège au centre gauche et défend les intérêts de son arrondissement. Il vote généralement avec la frange dite de l'opposition dynastique, les monarchistes constitutionnels de gauche. Selon certaines sources, il vote pour que les fonctionnaires ne puissent pas être éligibles à la Chambre ; mais selon d'autres sources, il aurait au contraire voté pour le cumul des fonctions publiques avec celles de député, étant lui-même concerné, cumulant ses fonctions au Conseil d'État avec son mandat parlementaire. Il vote contre l'indemnité Pritchard.

Il est réélu en 1846 au 1er tour avec 57 % des suffrages exprimés, contre deux autres candidats. Il est favorable à une réforme électorale dans le sens de l'adjonction des capacités.

Ferdinand de Jouvencel signe en 1848 la demande de mise en accusation du ministère Guizot, puis il se rallie au gouvernement républicain.

Conseiller d'État, opposant au coup d'État

Le gouvernement provisoire le nomme Conseiller d'État. Il signe la protestation de ce corps contre le coup d'État du 2 décembre 1851, et quitte alors la vie publique.

Admis à la retraite à la date du 21 juin 1852, Ferdinand de Jouvencel passe presque tout le second Empire à l'écart des affaires publiques. Il accepte seulement des fonctions bénévoles, comme président du bureau d'assistance judiciaire près le conseil d'État. Il fait une seule tentative, infructueuse, pour entrer au Corps législatif, en 1863.

Préside le Conseil d'État provisoire, puis est de nouveau député

Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, Ferdinand de Jouvencel est nommé membre de la commission provisoire remplaçant le conseil d'État. Ses collègues le choisissent pour président du conseil d'État provisoire.

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