Fabienne Keller, née le 20 octobre 1959 à Sélestat (Bas-Rhin), est une femme politique française.
Membre de l'UDF puis de l'UMP et de LR, elle est maire de Strasbourg de 2001 à 2008 et sénatrice du Bas-Rhin entre 2004 et 2019.
Elle devient vice-présidente du parti Agir en 2017 et quitte LR l'année suivante. Elle est élue députée européenne aux élections de 2019 sur la liste de La République en marche, et réélue avec la coalition présidentielle en 2024.
Fabienne Keller est diplômée de l'École polytechnique (X 1979) et de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF). Elle est également diplômée d'un master en économie de l'université de Californie à Berkeley.
Ingénieure du génie rural, des eaux et des forêts (IGREF), elle travaille au ministère de l'Agriculture entre 1985 et 1988 comme responsable de la gestion du marché français des céréales, puis au ministère des Finances (direction générale du Trésor), où elle est nommée responsable du financement du secteur de l'agriculture et de la pêche.
Nommée en 1989 directrice de la gestion privée et institutionnelle du CIAL (Crédit industriel d'Alsace et de Lorraine), elle devient, en 1996, déléguée générale de l'activité de gestion d'actifs du Crédit commercial de France, qu'elle quitte en 2001, année de son élection comme maire de Strasbourg.
Elle effectue son service militaire dans la Marine nationale, à la préfecture maritime de la Méditerranée de Toulon (PREMAR III). Elle est capitaine de corvette de réserve. Elle a passé le brevet d'initiation parachutiste militaire (BIPM).
Fabienne Keller adhère à l'UDF en 1991. Elle est la première femme élue au conseil général du Bas-Rhin en 1992. Elle y restera jusqu'en 2001. Elle sera aussi vice-présidente du conseil régional d'Alsace entre 1998 et 2004]où elle préside la commission « Université et Recherche ».
Elle figure sur la liste de François Bayrou aux élections européennes de 1999.
Bien qu'ayant soutenu François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, elle rejoint, à l'instar d'Adrien Zeller, président centriste de la région Alsace et d'autres élus et militants de l'UDF, le nouveau parti de la majorité présidentielle, créé par Jacques Chirac, l'UMP, marquant sa désapprobation à l'égard de la stratégie personnelle du candidat centriste.
Après avoir remporté la primaire interne de l'UDF contre François Loos, elle mène la liste d'union RPR et UDF. Elle est élue maire de Strasbourg en mars 2001, succédant ainsi à Catherine Trautmann. Elle devient aussi présidente déléguée de la Communauté urbaine de Strasbourg aux côtés de son colistier devenu président, Robert Grossmann.
Ce mandat est caractérisé par la concrétisation de réalisations suivantes :
Abaissement du pont Churchill permettant le passage du tramway et la requalification de l'ensemble du môle Seegmuller rebaptisé presqu'île Malraux.
Création de la ligne de tram reliant l'Elsau au Neuhof et l'extension du tram jusqu'à la Robertsau.
Percée du parc du Kurgarten, au Neudorf, pour aménager une liaison routière avec le Neuhof (jonction de la rue d'Orbey avec la rue des Canonniers) déclenche de vives protestations des riverains entre 2003 et 2004 qui craignent la transformation de la rue d'Orbey en route à camions embouteillée. Diverses manifestations (pétitions, sit-in, banderoles sur les immeubles...) organisées par l'ARSOK (Association des résidents du secteur Oreby-Kurgarten) contraignent Fabienne Keller à procéder à des aménagements du projet : rétrécissement de la chaussée, mise en place de ralentisseurs, aménagement de pistes cyclables...
Requalification de la place Kléber et rénovation de l'Aubette.
Signature du permis de construire et pose la première pierre de la grande mosquée de Strasbourg.
Réalisation de la patinoire Iceberg, de la Médiathèque Malraux, du Zénith Strasbourg Europe, du Hall Rhénus, de la nouvelle gare TGV et de sa verrière.