Ce Jour-là

Fabien Barthez

Footballeur international français

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Fabien Barthez, né le 28 juin 1971 à Lavelanet, dans l'Ariège, est un footballeur international français qui évolue au poste de gardien de but de 1990 à 2007.

En club, il remporte la Ligue des champions en 1993 avec l'Olympique de Marseille ainsi que deux championnat de France en 1997 et 2000 avec l'AS Monaco. Il remporte également deux championnat d'Angleterre en 2001 et en 2003 avec Manchester United.

Avec l'équipe de France, il remporte notamment la Coupe du monde 1998, l'Euro 2000 ainsi que la Coupe des confédérations en 2003, et est finaliste de la Coupe du monde 2006.

Il est considéré comme le meilleur gardien du football français et l'un des meilleurs de sa génération, il est surnommé le Divin chauve.

Après sa carrière en football, il s'est reconverti dans la compétition automobile en France et devient champion de France de Grand Tourisme en 2013. De décembre 2013 à septembre 2014, il est aussi le directeur général du Luzenac Ariège Pyrénées.

En août 2026, il est nommé entraineur des gardiens de l'équipe de France.

Fabien Barthez naît le 28 juin 1971 au centre hospitalier de La Soulano à Lavelanet ; il est le fils d'Alain et Joëlle. Il a une sœur, Géraldine, qui tient un commerce de tabacs-journaux à Lavelanet depuis les années 1990. Le couple se sépare alors que leur enfant a trois ans. Un mercredi après-midi, sur le terrain du stade Eric-Specia de Lavelanet, l'éducateur Aimé Goudou essaye le jeune Fabien Barthez comme gardien de but alors qu'il a sept ans et demi. Il remarque son potentiel et prévient le père, Alain, le soir même, les deux hommes se connaissant depuis longtemps. Alain Barthez, ancien rugbyman de haut-niveau comme demi d'ouverture au RC Narbonne, a peu le temps d'observer les progrès de son fils, tenant un magasin de sport. Fabien a le sport comme passion.

Avec le Stade lavelanetien, Fabien s'impose au fil des saisons. Il joue arrière avec les jeunes rugbymen de l'Étoile sportive laroquaise tout en poursuivant son apprentissage au poste de gardien de but à Lavelanet. Une double passion qu'il assouvit jusqu'à ses quinze ans, son pied gauche précis et sa sûreté de main l'aidant au pays de l'Ovalie. Si côté scolarité, Fabien n'a rien d'un crack, c'est un bosseur forcené sur les terrains de sport. Lors d'un tournoi de sixte, alors qu'il n'a que douze ans, Aimé Goudou le teste aussi face à des seniors. Michel Vergé, CTD de l'Ariège se souvient de la première fois qu'il l'a supervisé : « il s'amusait avec des copains. (...) J'ai vu ce gamin plonger à droite, à gauche ... Ses capacités sont réelles. Je lui ai proposé de participer à un stage à Pamiers, et il n'a plus quitté les sélections jeunes de la région. Il surclassait ses coéquipiers dans le but. Ce sont ses lectures de trajectoires de balle qui m'ont le plus impressionné ». À son tour, Jean-Michel Benezet, CTR du Midi-Pyrénées, le teste alors que Fabien joue en Minimes première année. Le 14 juin 1984, en demi-finale de la Coupe nationale de la catégorie, il découvre le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne où les jeunes jouent en lever de rideau d'Espagne-Roumanie lors de l'Euro 1984. Barthez est alors le plus petit avec son mètre cinquante-cinq. Celui qui doit attendre ses seize ans pour grandir est obligé d'apprendre à sortir de son but et bondir sur les ballons. En 1986, avec la sélection cadette de la Ligue Midi-Pyrénées, il remporte son premier trophée avec la Coupe nationale.

Après l'avoir repéré plus tôt lors des sélections régionales, Élie Baup, alors responsable des gardiens au Toulouse Football Club, lui fait intégrer le centre de préformation toulousain en 1986. Baup le fait débuter en Cadets nationaux. Après deux saisons concluantes, Barthez intègre le centre de formation, au CREPS de Lespinet, dirigé par Serge Delmas. Trois années durant lesquelles Fabien satisfait son entraîneur malgré quelques crises d'adolescences. Son père se rappelle que « c'était un filou mais pas un voyou. (...) Un jour au centre de formation il a fait le mur. Avec Delmas, on s'est mis d'accord pour lui flanquer la trouille de sa vie. Le lendemain, Fabien m'appelle affolé "Papa ! Papa ! Je vais être viré !" ». Avec Laurent Batlles, Mickaël Debève, Teddy Richert, Anthony Bancarel... Fabien s'épanouit sportivement et intègre l'équipe réserve avec laquelle il réussit des prouesses chaque week-end en Division 3.

Lorsque commence la saison 1991-1992, l'entraîneur de l'équipe première Victor Zvunka l'intègre comme troisième gardien derrière Robin Huc et Olivier Pédémas. À l'automne, double coup dur pour le TFC : les deux portiers se blessent. Le 22 septembre 1991, Fabien Barthez débute en Division 1. Sur la pelouse de Nancy, il n'en mène pas large. « Je suis resté paralysé sur ma ligne pendant une demi-heure ». Conséquence : à la 25e minute, David Zitelli décoche une frappe lourde des trente mètres qu'il ne peut qu'effleurer. Finalement, les Toulousains ramènent un bon match nul (1-1). Malgré sa délicate entame de match, les observateurs notent déjà les qualités de ce jeune gardien. Il dispute vingt-six matchs durant cette saison durant lesquels il paraît nettement moins timoré et relègue ses deux partenaires sur le banc. Devenu international espoirs, Barthez réussit de bonnes prestations contre les grosses formations comme Monaco, le PSG et surtout l'Olympique de Marseille. Ce jour-là, malgré la défaite (2-0) face aux assauts de Chris Waddle, Jean-Pierre Papin, Franck Sauzée et autres, Bernard Tapie tombe sous son charme.

L'Olympique de Marseille fait une proposition pour acheter Barthez, à qui il propose un contrat de quatre ans avec un salaire multiplié par cinq. Fabien hésite devant la présence de Pascal Olmeta dans les buts olympiens et ne veut pas se morfondre sur le banc de touche. Rassuré par son père, il s'engage et paraphe le document.

Le 30 septembre 1992, Barthez fait ses débuts sous le maillot phocéen pour un match de Ligue des champions contre Glentoran. Trois jours plus tard, l'Olympique de Marseille accueille Monaco en championnat. Sur une passe en retrait, Fabien est pressé par l'international allemand Jürgen Klinsmann qu'il dribble audacieusement. De nouveau dans le onze de départ contre le Bucarest, il sauve son équipe de la débâcle lors du déplacement en Roumanie à l'aller (0-0). Au retour, l'OM se qualifie et Fabien se sent de plus en plus à l'aise, soutenu par l'expérimenté duo Basile Boli-Éric Di Meco. Mais lors du premier match de poule chez les Glasgow Rangers, Barthez encaisse deux buts alors qu'il est englué sur sa ligne et que l'OM mène heureusement de deux unités (2-2). Il encaisse ses premières critiques et Pascal Olmeta est rappelé à la rescousse. Quelques jours plus tard, le Corse se fracture le péroné et Barthez quitte le banc et effectue une bonne fin de saison. Le 26 mai 1993, l'OM décroche la première Coupe d'Europe d'un club français devant le grand AC Milan de Fabio Capello. Seulement vingt mois après son premier match en première division française et quelques arrêts devant Daniele Massaro et Marco van Basten, le gardien de vingt-deux ans est champion d'Europe.

En marge de l'affaire VA-OM, Fabien se concentre sur le terrain. Sans faiblir, il traverse la tempête qui prive Marseille d'un titre de champion, d'une participation européenne et, une saison plus tard, de sa présence parmi l'élite. Malgré la tourmente, il continue sa progression en devenant international en mai 1994. Après un passage en Division 2, Fabien refuse la prolongation de contrat de deux ans que lui proposent les dirigeants marseillais, l'OM étant maintenu administrativement en D2, et rejoint l'AS Monaco.

Arrivé en Principauté physiquement diminué, en raison d'une blessure au ménisque, Barthez se fracture le poignet en août 1995, dès son retour à la compétition. Le jeune international est perturbé et un contrôle positif au cannabis en octobre 1995 au terme de Nantes-Monaco lui vaut, en janvier 1996, une suspension de quatre mois, dont deux ferme. Paradoxalement, cette sanction contribue à son épanouissement. Pendant cette durée, il se rend compte des exigences du haut niveau et du travail à fournir. Soutenu par Jean-Luc Ettori, l'ancien portier monégasque avec lequel il a de longues discussions, Barthez prolonge les séances d'entraînement et se livre sans retenue. Au terme de cette première saison blanche sur le Rocher, Fabien tient sa revanche : il est champion de France 1996-1997 avec l'ASM. Jean Tigana en fait un capitaine de plus en plus impliqué dans la vie du groupe.

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