Ce Jour-là

Fête nationale française

Fête nationale de la France

Anúncio

La fête nationale française ou le 14 Juillet est la fête nationale et un jour férié en France.

Elle est instituée par la loi Raspail du 6 juillet 1880 (« La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle »), qui ne mentionne pas quel évènement est commémoré : la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, une action décisive dans l'abolition de la monarchie absolue , ou la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l'union de la Nation et premier anniversaire de la prise de la Bastille, tous deux étant des symboles de la Révolution française.

Fêtes nationales et autres fêtes organisées par les régimes avant 1880

Jusqu'au règne de Charles VII, un roi de France ne fait officiellement célébrer l'anniversaire ni de sa naissance, ni de son avènement à la couronne, ni de son sacre, ni de sa fête à l'occasion de celle de son saint patron. À la suite notamment de la médiéviste française Colette Beaune, le roi Charles VII est parfois présenté comme ayant instauré la première fête nationale : chaque année, le 12 août, ses sujets doivent commémorer la reddition de Cherbourg le même jour de 1450, qui marque la fin de la campagne de Normandie. La fête est effective dans quelques villes du royaume, jusqu'au début du XVIe siècle. Elle finit par se confondre avec la vigile mariale. Elle est oubliée quand, en 1638, le roi Louis XIII, par son vœu du 10 février, consacre la France à la Vierge Marie.

Le 14 juillet 1790 a lieu la fête de la Fédération. C'est l'une des nombreuses fêtes révolutionnaires.

La « fête de la fondation de la République » est célébrée le 1er vendémiaire de chaque année (22, 23 ou 24 septembre), de 1793 jusqu'en 1803. On cesse alors de célébrer la Saint-Louis (25 août) en l'honneur du roi.

Sous le Directoire, l'article 301 de la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) prescrit l'établissement de « fêtes nationales, pour entretenir la fraternité entre les citoyens et les attacher à la Constitution, à la patrie et aux lois ».

Le Premier Consul Napoléon Bonaparte abandonne la fête de la Fédération (appelée fête de la Concorde) à partir de 1804, ne conservant que des célébrations honorant sa seule personne : fête du couronnement impérial le 2 décembre, Saint-Napoléon instituée le 15 août par le décret du 19 février 1806. Le 14 juillet, fête subversive, n'est plus commémorée autrement que dans des célébrations clandestines de 1804 à 1848.

Sous la Restauration est surtout célébré le saint patron du roi régnant, à savoir la Saint-Louis, chaque 25 août, sous le règne de Louis XVIII, puis la Saint-Charles, chaque 4 novembre, sous celui de Charles X. Après la mort en exil de celui-ci, en 1836, les légitimistes célèbrent le saint patron du prétendant au trône, Henri d'Artois, à savoir la Saint-Henri, chaque 15 juillet.

Sous la IIe République, huit fêtes et cérémonies majeures sont organisées en dix-neuf semaines. Le dimanche 27 février 1848 est fêtée la proclamation de la République. Le jeudi 2 mars est commémoré Armand Carrel. Le samedi 4 mars ont lieu les funérailles des victimes de combats de février. Fin février, des arbres de la Liberté sont plantés. Le jeudi 20 avril est un jour férié au cours duquel est célébrée la fête nationale de la Fraternité. Le jeudi 4 mai est fêtée la nouvelle proclamation de la République. Le dimanche 21 mai est le jour de la fête de la Concorde. Le jeudi 6 juillet ont lieu les funérailles des victimes des combats de juin. En novembre, deux dimanches, le 12 à Paris et le 19 dans le reste de la France, est célébrée la fête de la promulgation de la Constitution.

En vue de la célébration du premier anniversaire de révolution de 1848, l'Assemblée nationale constituante instaure, par la loi du 15 février 1849, deux jours fériés de fêtes nationales annuelles : le 24 février et le 4 mai, qui sont les anniversaires respectifs de la proclamation de la République par le gouvernement provisoire et de sa ratification par la Constituante.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, une fête nationale est organisée en janvier 1852, le 1er à Paris et le 11 dans le reste de la France, afin de célébrer le plébiscite des 20 et 21 décembre.

Puis le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, restaure la Saint-Napoléon comme unique fête nationale annuelle, par le décret du 16 février 1852.

Débuts de la Troisième République

À la suite de la guerre franco-allemande de 1870, la fête nationale tend à commémorer une nation amputée de l'Alsace-Lorraine, la Troisième République préparant ainsi les esprits à un désir de revanche et pour ce faire à exalter l'armée de la nation lors d'un défilé militaire.

Le 30 juin 1878, une fête nationale a lieu durant l'Exposition universelle. Y sont célébrés la paix et le travail. À Paris, elle débute par l'inauguration de La République, statue d'Auguste Clésinger placée sur le Champ-de-Mars, dans l'axe du pont d'Iéna et du palais du Trocadéro. Claude Monet immortalise l'ambiance dans les rues parisiennes dans La Rue Montorgueil.

Instauration comme fête nationale

En 1879, la IIIe République naissante cherche une date pour servir de support à une fête nationale et républicaine.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Fête nationale française | World in Stories