Félix Bollaert, né le 13 août 1855 à Lille et mort le 26 décembre 1936 à Paris, est un ingénieur français et un directeur de la Compagnie des mines de Lens.
Il a donné son nom au stade de football de la ville.
Félix Flavien Aimé Bollaert naît à Lille le 13 août 1855 : il est le fils d'Édouard Jacques François Bollaert (1813-1876), 42 ans, et de Céline Julie Tilloy, 29 ans. Son père Édouard, né à Bailleul, est ancien élève de l'École polytechnique et ingénieur en chef des ponts et chaussées.
En 1856, l’année suivant la naissance de Félix, la famille déménage à Lens, car le père a été nommé agent général de la Compagnie des mines de Lens dont il est l’un des fondateurs. Édouard Bollaert devient ultérieurement président du conseil d'administration de cette compagnie minière, et sera fait chevalier de la Légion d'honneur.
En cette fin de XIXe siècle, « l’industrialisation est en plein essor et la Société des mines [la Compagnie des mines de Lens] diversifie ses activités, crée des usines chimiques, prend des participations dans des entreprises de câblerie », raconte l’historien Bernard Ghienne [réf. souhaitée]. La famille est une lignée « d’industriels et de financiers. Le père Édouard, après la grève de 1893, a licencié six cents mineurs, autant dire six cents familles. »
Comme Félix suivra la même voie que son père dans la compagnie minière lensoise, l’historien poursuit : il y a une affaire à faire prospérer et Félix y « réussit très bien ». Et c’est « le mariage d’intérêts industriels qui mène aussi Félix à ce niveau-là ».
Le 3 mai 1887, Félix Bollaert épouse Marthe Le Gavrian, fille de Paul Le Gavrian, un ingénieur diplômé de l'École centrale de Paris, spécialiste des machines à vapeur, et député du Nord depuis 1885 (il le sera jusqu’en 1898). Un frère de Marthe, Paul Le Gavrian fils (1872-1945), est devenu inspecteur général des ponts et chaussées et secrétaire général de l'Association mondiale de la route.
La période de reconstruction après la Première Guerre mondiale est favorable au couple Bollaert-Le Gavrian qui possède un château à Cassel (Nord), un appartement à Paris, quai d’Orsay, un domicile à Chantilly (Oise) et un autre à Lens.
Beau-frère du maire de Chantilly, Omer Vallon, il s'installe dans cette ville à la fin de sa vie.
Son épouse meurt le 10 juillet 1931.
Félix Bollaert instaure, en juin 1936, le culte de Notre-Dame des mines dans la paroisse Saint-Wulgan de Lens.
Félix Bollaert meurt en décembre 1936, à l'âge de 81 ans, à Paris et est enterré au cimetière Bourillon de Chantilly.
Mgr Williez, évêque d'Arras, dit de lui qu'il avait joint « la foi et les pratiques religieuses ».
Descendance et famille éloignée
L’animatrice de télévision du XXIe siècle Faustine Bollaert est l’arrière-petite-nièce de Félix Bollaert.
Félix Bollaert, comme son père, intègre l’École polytechnique. Il suit ensuite les cours de l’École nationale supérieure des mines de Paris. En tant qu'élève de Polytechnique, il effectue deux ans de service actif (vers 1875, date de son entrée à l’École). Le long de sa vie, il participe ensuite à de brèves périodes dans la disponibilité et dans la réserve de l'armée jusqu'en 1910 (il est alors âgé de 55 ans) ; il passe ainsi de sous-lieutenant à capitaine de réserve, soit deux grades au-dessus, sur une période d’environ trente ans.
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale
En mars 1912, au moment de la réception de sa décoration de chevalier de la Légion d'honneur, Félix Bollaert est capitaine au 1er groupe territorial du 1er régiment d'artillerie à Lille.