Ce Jour-là

Eugène de Lonlay

Chansonnier et poète français

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Le marquis Louis Eugène de Lonlay né le 6 mars 1815 à Argentan (Orne) et mort dans la même ville le 23 mai 1886, est un chansonnier, compositeur, poète et romancier français.

Il vécut à Paris et se retira à Argentan après la Révolution française de 1848.

Sa notoriété comme chansonnier dépassa le milieu des salons aristocratiques parisiens où se déroulait sa carrière artistique. Certaines de ses chansons comme Ma Brunette devinrent très populaires. Nombreux furent les compositeurs connus qui écrivirent pour Eugène de Lonlay des musiques originales.

Eugène de Lonlay a également écrit des recueils de poésies, romans, études historiques, traductions et autres ouvrages.

Né en 1815 à Argentan, Eugène de Lonlay fit toute sa carrière artistique à Paris sous le règne de Louis-Philippe 1er. Elle se déroula dans les salons, où l'aristocratie du faubourg Saint-Germain et les gros bonnets de la bourgeoisie faisaient, en fait d'art lyrique, la pluie et le beau temps.

Ces salons ont rendu célèbres Ponchard, Levassor, Jules Lefort, Loïsa Puget et madame Sabatier, comme chanteurs. Les chansons, ou plutôt les romances d'alors, ne se faisaient entendre qu'avec une musique inédite.

Eugène de Lonlay a écrit des villanelles, idylles, élégies, ballades, romances et paysanneries pour lesquels des musiques originales furent imaginées par des compositeurs connus comme Étienne Arnaud, Ernest Lépine, Charles-François Plantade, le comte Abel d'Adhémar, Charles Delioux, Francesco Masini, Albert Grisar, Vogel, Joseph Vimeux, Victor Massé, Friedrich von Flotow, Louis Clapisson, Eugène Déjazet, Paul Henrion, Louis Abadie, François-Adrien Boieldieu, Alfred Quidant, Gustave Héquet, Antoine Marmontel, Frédéric Barbier, Henri Litolff, Anatole Cressent, Ernest Boulanger, Giovanni Bazzoni, Roger, Marie de Vouvray, Charles Haas, Auguste de Croisilles, Auguste Morel, Charles Delange. Il a aussi écrit lui-même des musiques pour ses chansons et de la musique pour piano seul sous le pseudonyme de Max d'Apreval, orthographié également Max Dapreval.

Dépassant le cadre des salons, certaines chansons d'Eugène de Lonlay connurent une célébrité populaire à l'échelle nationale, comme Ma Brunette, écrite en 1845 et mise en musique par Étienne Arnaud.

Eugène de Lonlay a fait encore des barcarolles, des chants de mer. Et, comme Frédéric Bérat, il a aussi chanté sa Normandie, comme dans le Cœur normand, musique de Louis Clapisson, qui débute par la strophe suivante :

Le sol de Normandie à chaque pas recèle

Un écho qui redit nos glorieux exploits.

Quel pays fut jamais plus constant, plus fidèle

A son Dieu, son honneur, à sa gloire, à ses rois ?

Après la Révolution française de 1848, Eugène de Lonlay quitte Paris et se retire dans sa ville natale, Argentan.

Eugène de Lonlay a publié plus d’une quinzaine de recueils de petit format. Après tous ces volumes de vers, Il a également publié quelques romans. Il a donné encore, sous de très nombreux noms de plume différemment orthographiés, dont Ed. Allony, Max d’Apreval, Dan Leylo, Flavio, toute une autre série de petits livres moins scabreux, au fond, que ce que laissent supposer leurs titres, comme L'art d'avoir des maitresses, Gaudrioles, Comment on fait l'amour, Ce que vierge ne doit lire, le Fruit défendu, Amours d’un page, Il Bacio, etc., in-18, qui paraissent avoir eu un assez grand débit.

Eugène de Lonlay a fait œuvre d’historien avec Anacréon, sa vie et ses œuvres (1868, in-8°) et Argentan, son histoire et ses légendes (1873, in-18).

Eugène de Lonlay a également traduit du russe en français.

Portrait d'Eugène de Lonlay par Henri Avenel

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