Ce Jour-là

Eric Gerets

Footballeur et entraîneur belge

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Eric Gerets (prononcé en néerlandais : [ˈeːrɪk ˈxeːrəts]), né le 18 mai 1954 à Rekem en Belgique, est un footballeur international belge devenu entraîneur, qui a joué en tant qu'arrière droit pour le Standard de Liège, l'AC Milan, le MVV Maastricht, le PSV Eindhoven et l'équipe de Belgique.

Eric Gerets fait ses premiers pas sur les terrains du AA Rekem dans son village natal du Limbourg. Il est d'ailleurs surnommé le « Lion de Rekem ». Il est repéré par le Standard de Liège en 1971. Le club vient de remporter le championnat à trois reprises (1969, 1970 et 1971). Il y fait ses débuts à l'âge de 17 ans avant de signer professionnel dans ce même club. Il y côtoie notamment plusieurs cadres du club, dont Nico Dewalque, Wilfried Van Moer, Léon Semmeling ou encore Christian Piot. Recruté au départ comme avant-centre, l'entraîneur de l'époque, Vlatko Marković, le mue en back droit, poste qui le révèlera et dictera sa carrière tant nationale qu'internationale par la suite. Toutefois, Gerets ne s'impose pas comme titulaire durant ses premières saisons, puisque le poste d'arrière-droit est occupé par une légende du club : Jacques Beurlet. Ainsi, c'est depuis le banc qu'il voit son club terminer vice-champion en 1973 derrière le FC Bruges.

Durant les saisons qui suivent, Eric Gerets s'affirme comme titulaire indiscutable au sein de la défense des Rouches. Après une défaite en finale l'année précédente, il remporte tout d'abord la Coupe de la Ligue Pro en 1975. Il dispute l'entièreté de la double-confrontation en finale face au RSC Anderlecht.

Il remporte la Coupe de Belgique 1981. L'année suivante, il est finaliste de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe mais s'incline contre le FC Barcelone. Il devient par la suite le capitaine du club. Il remporte également deux titres de Champion de Belgique avec le Standard de Liège en 1982 et 1983. Il est élu Soulier d'or de Belgique décerné au meilleur joueur de football de Belgique en 1982.

Départ à l'étranger et scandale, puis renaissance (1983-1992)

Au terme de la saison 1982-1983, Eric Gerets est transféré au Milan AC. Après s'être imposé facilement, il hérite du brassard de capitaine des « Rossoneri » en un rien de temps et semble bien parti pour donner à sa carrière une nouvelle dimension. Mais en 1984, le ciel lui tombe sur la tête et il est impliqué puis condamné dans une affaire de corruption de joueurs remontant à mai 1982, à l’époque où il porte le brassard de capitaine d’équipe du Standard de Liège.

Au cours de la saison 1981-1982, le Standard fait la course en tête, mais n’arrive pas à se débarrasser définitivement de son dauphin et éternel rival, le RSC Anderlecht qui est champion sortant. Il a besoin d’une victoire lors de l’ultime journée de championnat pour remporter le titre. Ce match, Standard-Waterschei, est casé avant la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe face au FC Barcelone.

Le 8 mai 1982, le Standard prend le meilleur sur Waterschei et s’adjuge le titre de champion de Belgique. Le scandale éclatera deux ans plus tard grâce à la ténacité d’un juge belge, Guido Bellemans, qui initialement enquête sur les habitudes fiscales des clubs de football. Un « carnet » attire l'attention du magistrat et conduit à des rumeurs d’un arrangement de match. Ses investigations débouchent sur les aveux des corrupteurs qui avaient pour noms, Roger Petit (secrétaire général), Raymond Goethals (entraîneur) et Eric Gerets (capitaine d’équipe). C’est ce dernier qui a négocié l’arrangement du match avec le capitaine de Waterschei, Roland Janssen, qui est en même temps son voisin. L’accord est conclu sur la base du versement de 420 000 francs belges (de l’époque). Tous les différents intervenants ont toujours nié avoir « arrangé » le match quant à son résultat, mais demandé aux Limbourgeois de ne pas blesser un joueur liégeois quelques jours avant une finale européenne (op cit).

Eric Gerets écope de trois ans de suspension, dont deux en appel. Le Milan AC lui indique la porte de sortie et il doit faire l'impasse sur l'Euro 84. À 30 ans, on l'imagine fini mais c'est sans compter sur sa rage de vaincre. Il prend alors la direction des Pays-Bas et du MVV Maastricht qui vient d'être promu en Eredivisie. Il n'y reste qu'une saison.

Il signe ensuite au PSV Eindhoven où il donne un second souffle à sa carrière et à qui il fera vivre la meilleure période de son histoire. Gerets est six fois Champion des Pays-Bas en sept saisons et vainqueur de la Coupe des Pays-Bas trois fois consécutivement. Il remporte également la Ligue des champions en 1988 et devient ainsi le premier Belge à soulever la « Coupe aux grandes oreilles ».

Gerets est sélectionné pour la première fois chez les Diables rouges en 1975 et dispute sa première compétition officielle avec la Belgique lorsqu'il est sélectionné pour l'Euro 1980. Après s'être qualifié en finale en terminant premier de son groupe devant l'Italie, hôte de la compétition, les Belges s'inclinent en finale contre l'Allemagne de l'Ouest.

Gerets dispute sa première Coupe du monde en 1982 et il est alors au sommet de son art mais un telescopage avec Jean-Marie Pfaff met un terme prématuré à son tournoi. Les Belges, qui passent un tour pour la première fois de leur histoire, sont alors privés de deux pions majeurs lors du second tour et sont éliminés après deux défaites face à l'Union soviétique (0-1) et la Pologne (0-3) en ayant, fait rare dans la compétition, usé de leurs trois gardiens.

L'affaire Standard-Waterschei met un point d'arrêt à sa carrière internationale et il doit renoncer à l'Euro 84, tout comme d'autres joueurs impliqués dans le scandale, ce qui n'est pas sans conséquence pour le parcours de l'équipe belge dans ce tournoi.

Sa suspension purgée, il reprend sa place en équipe nationale et délivre la passe décisive à Georges Grün au Kuip en 1985 qui qualifie les Diables Rouges pour la Coupe du monde au Mexique. Lors de la phase finale, la Belgique se qualifie pour les huitièmes de finale en étant meilleur troisième puis se hisse jusqu'en demi-finale après avoir éliminé successivement l'Union soviétique (4-3 a.p.) puis l'Espagne (1-1 , 4-3 t.a.b.) mais est finalement battue par l'Argentine (2-0) et son légendaire n°10, Diego Maradona, en demi-finale, avant de s'incliner à nouveau face à l'équipe de France (4-2 a.p.) lors de la petite finale. Les Belges terminent donc la compétition à une honorable quatrième place. Gerets est également sélectionné pour la Coupe du monde de 1990, lors de laquelle les Diables Rouges sont éliminés dès les huitièmes de finale.

De sa carrière internationale, on retient qu'avec ses 86 sélections, il figure parmi les dix joueurs les plus capés de l'histoire de la sélection belge, et qu'il fait partie des rares joueurs belges à avoir atteint la finale de l'Euro (lors de l'Euro 1980) et une demi-finale de Coupe du monde (lors de l'édition de 1986). Qui plus est, si l'on ajoute les 12 rencontres disputées par les Diables Rouges pendant son absence, il est fort possible que ce soit lui qui ait longtemps détenu le record de sélections et non pas Jan Ceulemans.

À peine les crampons raccrochés, il devient entraîneur du RFC Liège qui évolue en 1re division belge. Lors de la première saison, il termine à la 12e place du championnat puis à la 13e place la saison suivante. Il quitte alors le club pour un autre club belge.

Durant l'été 1994, le Lierse offre à Eric Gerets le poste d'entraîneur. Les résultats ne se font pas attendre. Cinquième en championnat la première saison, le club se qualifie pour la prochaine Coupe UEFA, après 17 ans sans compétition européenne. Il y est éliminé dès le premier tour par le Benfica Lisbonne. La saison suivante, le club termine à nouveau cinquième, à seulement un point du troisième. Cette fois, il se qualifie pour la Coupe Intertoto, dont il franchit la phase de poules mais s'incline ensuite en demi-finales. Pour sa troisième saison à la tête du club, avec l'objectif avoué de se qualifier à nouveau pour la Coupe UEFA, Eric Gerets reçoit de nombreux renforts : l'ancien Oranje Stanley Menzo, l'international polonais Andrzej Rudy, les défenseurs Bart De Roover et Éric Van Meir ou le médian Philip Haagdoren. À côté de ces joueurs confirmés, des jeunes se font également une place dans l'équipe. En fin de saison, avec un noyau dont 14 des 25 joueurs sont issus de son centre de formation, le Lierse décroche à la surprise générale le quatrième titre de champion de Belgique de son histoire, avec deux points d'avance sur le FC Brugeois.

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