Ce Jour-là

Endométriose

Maladie gynécologique

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L'endométriose est une maladie gynécologique chronique et inflammatoire, liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine (l'endomètre), en dehors de la cavité utérine. Touchant 6 à 10 % des femmes dans le monde, elle peut être asymptomatique ou provoquer des douleurs, parfois intenses et invalidantes (dysménorrhée, dyspareunie), des problèmes d'infertilité, ou des symptômes intestinaux (diarrhées, constipation).

On observe ce phénomène principalement dans la cavité abdominale :

sur le péritoine (endométriose péritonéale superficielle) ;

en zone sous péritonéale (endométriose pelvienne profonde) ;

au niveau des ovaires (kyste de l’ovaire endométriosique).

Dans les cas d'endométriose pelvienne profonde, ce tissu ectopique (glandes et/ou de stroma endométrial) peut se retrouver sur les ligaments utérosacrés, sur le vagin, sur les organes digestifs, comme le rectum, sur la vessie, voire sur les reins, et plus rarement, sur le diaphragme, les poumons, les tissus mous, les os et le cerveau. Ce tissu endométrial est hormonosensible, comme l'endomètre et suit donc le cycle menstruel.

Si l'endométriose se situe à l'extérieur de l'utérus, elle est souvent associée à l’adénomyose, correspondant à la présence de glandes et/ou de stroma endométrial dans le myomètre.

L'endométriose a été observée pour la première fois au microscope par Carl von Rokitansky en 1860, alors que des symptômes évocateurs de l'endométriose (le dysfonctionnement menstruel, la grossesse comme remède possible, les douleurs pelviennes et l'infertilité) sont décrits depuis l'Antiquité. Toutefois, l'endométriose étant une maladie multifactorielle, son étiologie, son évolution, sa physiopathologie font encore l'objet d'investigations.

À l'échelle mondiale, 190 millions de femmes sont concernées par l'endométriose. Entre 6 et 10 % des femmes en âge de procréer sont touchées. Toutefois, toutes ne sont pas diagnostiquées, car l'affection peut être asymptomatique, présenter des symptômes variables, et communs à d'autres affections, et nécessite de l'imagerie médicale (cœlioscopie, IRM).

La prévalence de l'endométriose est supérieure parmi les hommes transgenres par rapport aux femmes.

L'endométriose est à l'origine de près de la moitié des dysménorrhées. En outre, 5 à 15 % des cas d'infertilité ou de sous-fertilité sont attribués à l'endométriose. L'endométriose entraînerait des difficultés de reproduction jusqu'à 50 % des cas.

La prévalence de l'endométriose augmente avec l'âge. Elle touche principalement les femmes autour de la trentaine, mais apparait parfois à l'adolescence. Le risque de développer une endométriose pour une fille est cinq fois plus élevé si sa mère est atteinte. Elle est également plus fréquente en cas de :

Sa fréquence semble augmenter dans les pays développés mais on ignore s'il s'agit d'une augmentation réelle ou d'un meilleur diagnostic. Bien que rarissimes, des cas d'endométriose ont également été rapportés chez des sujets masculins.

En France, cette maladie touche 1 femme adulte sur 10, donc environ 2 millions.

Les lésions d'endométriose se situent essentiellement dans la cavité pelvienne, et touchent principalement les organes voisins de l'utérus. Elles peuvent également s'étendre à la cavité abdominale, au diaphragme et à la plèvre. Exceptionnellement, elles peuvent affecter des organes distants, tels le foie, les poumons ou le cerveau.Trois formes d'endométrioses sont caractérisées :

l'endométriose péritonéale superficielle, affectant la surface du péritoine ;

l’endométriome ovarien, formant un kyste de l’ovaire endométriosique ;

l’endométriose pelvienne profonde (ou sous-péritonéale), affectant la musculeuse des organes abdomino-pelviens, tels que le vagin, la vessie, l’uretère ou le tube digestif.

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