Ce Jour-là

Eduardo Chillida

Sculpteur basque espagnol

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Eduardo Chillida Juantegui, né le 10 janvier 1924 à Saint-Sébastien en Espagne et mort le 19 août 2002 dans la même ville, est un sculpteur et graveur basque espagnol.

Eduardo Chillida naît le 10 janvier 1924 à Saint-Sébastien, dans le pays basque espagnol.

Avant de devenir artiste, Eduardo Chillida est gardien de but de la Real Sociedad. À cause d'une blessure aux ménisques, il doit mettre un terme à sa carrière.

De 1943 à 1947, Eduardo Chillida étudie l'architecture à Madrid. En 1947, il abandonne l'architecture et fréquente l'Académie des Beaux-Arts à Madrid. Il décide alors de se consacrer à la sculpture et expose à Paris dès le début des années 1950 (première exposition en 1949 au Salon de mai), et s'installe au Pavillon espagnol de la Cité universitaire. Il y fait la connaissance de Brâncuși et des peintres et sculpteurs espagnols Antoni Tàpies, Marino di Teana, Xavier Oriach, Baltasar Lobo, Ginés Parra, Orlando Pelayo, et Pablo Palazuelo. Cette même année, il retourne à Saint-Sébastien pour y épouser Pili de Belzunce et participe à une exposition collective à la galerie Maeght. En 1951, il fait sa première sculpture en fer, Ilarik, installée à Saint-Sébastien.

En 1954, il fait sa première exposition personnelle à la Galerie Clan, à Madrid. Cette même année, il sculpte les portes en bas-relief de la basilique des moines franciscains d'Arantzazu. En 1955, il exécute une sculpture en pierre pour commémorer Sir Alexander Fleming à Saint-Sébastien. En 1956, a lieu sa première grande exposition à la Galerie Maeght, Paris, et devient un des artistes de la Galerie. En 1958, il expose au Pavillon espagnol à la Biennale de Venise, et fait son premier voyage aux États-Unis, où il participe à une exposition au musée Solomon R. Guggenheim, et au Pittsburgh Museum of Art, Carnegie Institution. Il reçoit le prix de la fondation Graham, ainsi que le prix Kandinsky par Nina Kandinsky en 1961. En 1962, il fait une exposition personnelle au Kunsthalle de Bâle et participe à l'exposition « Trois espagnols : Picasso, Miró, Chillida » du musée des beaux-arts de Houston. En 1964, il expose une fois encore à la Galerie Maeght, reçoit le prix Carnegie pour la sculpture au Pittsburgh International et participe à une exposition collective à la galerie Tate. En 1965, il expose à la galerie Mc Roberts and Tunnard, Londres.

Gaston Bachelard le surnommait « le forgeron » en raison de son goût pour les sculptures monumentales en métal. Chillida a aussi travaillé d'autres matériaux : le bois, le fer, le granit et les matériaux plus contemporains comme le béton et l'acier corten. Ses œuvres sur papier sont une part importante de sa création. À l'encre, au crayon, ou à travers la technique de la gravure, ses œuvres suivent le même principe que ses sculptures. Pour créer différents niveaux dans ses œuvres, Chillida utilise le découpage et le collage de papier journal, papier d'emballage, etc. Il peut aussi trouer les supports papier, les maintenir ensemble avec des ficelles.

L'artiste a obtenu de nombreux prix pour ses estampes (gravures à l'eau forte) et pour ses sculptures. En 1998, le musée Reina Sofía de Madrid lui consacre une grande exposition. C'est le Kunsthaus de Zurich qui lui accorde sa première exposition rétrospective en 1969.

Chillida meurt en 2002, après avoir souffert d'une longue maladie ; il avait déjà été hospitalisé pour une pneumonie et souffrait par ailleurs de la maladie d'Alzheimer.

Ses œuvres, sculptures, dessins, gravures, livres illustrés, font partie des grandes collections privées et publiques à travers le monde. Le musée Chillida, à Hernani, près de Saint-Sébastien, abrite une quarantaine d'œuvres dans un espace en plein air au sein d'une propriété du XVIe siècle. Fermé au public depuis le 1er janvier 2011, il est rouvert le 17 avril 2019.

Utilisant sa formation d'architecte, les sculptures de Chillida sont en relation avec l'architecture ("Construire, c’est construire dans l’espace. C’est de la sculpture, et d’une manière générale de la sculpture et de l’architecture"). Petites ou grandes, situé dans l'espace public ou dans un musée, ces œuvres portent en elles la même ampleur monumentale. Forgée dans des matériaux solides (acier, fer ou pierre par exemple), chacune paraît s'emboiter dans l'espace qui l'entoure. Comme les pièces d'un puzzle géant, les sculptures semblent attendre le dernier morceau qui viendra parachever la forme, les discontinuités étant des éléments positifs et unifiants. Il déclarera à ce propos : « J’aime le net et le découpé, avec des écarts, des retournements qui créent la distance, provoquent ces silences ou ces vides, comme on voudra, où la forme peut vibrer. ». Aussi, quand l'artiste travaille son œuvre, il a une personne en tête, ce qui fait que les sculptures sont souvent conçus comme des commémorations à des idées ou des personnes spécifiques (par exemple, How Profound is the air (1996, musée Guggenheim de Bilbao) fait référence à un vers du poète espagnol Jorge Guillén).

Exemples d'œuvres de Chillida :

Arbre et Ikaraundi (Musée de Grenoble) ;

Le Peigne du Vent (Saint-Sébastien (Espagne)) ;

Plaza de los Fueros, en collaboration avec l'architecte Peña Ganchegui à Vitoria-Gasteiz ;

De Musica II, 1988, Fondation Pierre Gianadda, parc de sculptures, Martigny, Suisse ;

Elogi de l'Aigua, dans le parc de la Creueta del Coll, à Barcelone.

Autres expositions, prix et travaux notoires

Pierre Volboudt, Chillida, Galerie Maeght, 1967.

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