Edmond Rigal, né le 2 septembre 1902 à Paris (13e arrondissement), et mort le 9 janvier 1996 à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), à la Maison Nationale des Artistes, est un graveur français.
Il a notamment été Meilleur ouvrier de France en 1927 en gravure en taille-douce.
Edmond Rigal naît le 2 septembre 1902 à Paris.
En 1917, Edmond Rigal entre à l’École des arts et du livre à Paris (devenue École Estienne), d’où il sort major de sa promotion en 1922 avec quatre premiers prix. Il devient professeur dans cette même école en 1930 et y forme de jeunes artistes et artisans de la gravure en taille-douce.
Il épouse Augusta Cabridens (1904-1992) en 1925. De cette union naît, en 1926, un fils, J.J.J. Rigal, lui-même graveur.
En 1927, Edmond Rigal crée son propre atelier d’impression de gravure en taille-douce à Fontenay-aux-Roses. En tant qu'imprimeur il participe à l'édition de livres de bibliophilie, comme Colloque entre Monos et Una d'Edgar Poe.
De 1942 à 1984, il enseigne la gravure à Fontainebleau dans son nouvel atelier. Dès 1942, la municipalité de Fontainebleau organise au théâtre municipal une exposition de ses œuvres. En 1984, elle présente une importante rétrospective dans ce même lieu.
Edmond Rigal participe à plusieurs Salons et expositions de groupes tant à Paris — notamment au Salon des artistes français, dont il est membre depuis 1926 —, qu'en province et à l’étranger.
Membre de la fondation Taylor depuis 1936, celle-ci présente ses œuvres dans sa nouvelle galerie en 1987.
« Il faut savoir gré à Edmond Rigal de nous rappeler ce que représentent pour l’art graphique les techniques (dans le sens le plus noble du terme) de la pointe-sèche et de l’eau-forte. Pendant un demi-siècle Edmond Rigal a cherché les motifs les plus caractéristiques pour imposer des gravures qui justifient ces techniques et qui nous obligent à trouver de nouvelles voies au graphisme. Toute la vie d’un obstiné qui n’a jamais voulu s’humilier devant la publicité et le snobisme est un exemple de ce qu’il y a de plus important chez un artiste : la pureté. »
— Philippe Soupault, 1973[réf. nécessaire]
Edmond Rigal meurt en 1996 et est enterré au cimetière de Fontenay-aux-Roses.
1933 : La grande cheminée, eau-forte et aquatinte, 75 ex.
1945 : Le soleil brille pour tout le monde, eau-forte
1965 : Mon Paris, place Jussieu, eau-forte
1968 : Mon ami de 1929 (André Malraux), pointe sèche, 99 ex.
1972 : Mon voisin Paul Léautaud, pointe sèche, 50 ex.
1976 : Playa Arenella, pointe sèche