Earvin Ngapeth, né le 12 février 1991 à Saint-Raphaël, est un joueur international français de volley-ball évoluant au poste de réceptionneur-attaquant au Fenerbahçe SK. Son père est Éric Ngapeth, ancien joueur international français de volley-ball. Son frère cadet, Swan, est également joueur de volley-ball.
Formé à Poitiers, Earvin Ngapeth commence sa carrière à Tours, avec son père comme entraîneur, alors qu'il a 17 ans. Il y remporte deux titres de champion de France et trois Coupes nationales. En 2011, il part à l'étranger, à Coni en Italie, où il connaît une première finale de Ligue des champions en 2013. Il retrouve alors son père entraîneur à Kemerovo en Russie, où il ne reste que quatre mois, rentrant à Poitiers pour assister à la naissance de son premier fils. Il part ensuite pour quatre saisons au Modène Volley une équipe d'Italie, remportant un titre de champion et deux Coupes. À l'été 2018, il retourne en Russie, au Zenit Kazan alors considéré comme le meilleur club du monde mais avec qui il perd plusieurs finales et ne gagne qu'une Supercoupe et une Coupe. En 2021, il revient à Modène.
Il remporte la médaille d’or avec l’équipe de France aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 et Paris 2024. Il est désigné meilleur joueur de ce tournoi par la FIVB et MVP de la finale pour la médaille d’or face au comité olympique russe. La FIVB le désigne meilleur joueur du monde au début de la saison suivante.
Fils d'Éric Ngapeth, ancien joueur international camerounais et français de volley-ball, Earvin Ngapeth naît en février 1991 à Saint-Raphaël au gré des transferts de son père alors joueur à l'AS Cannes. Il est baptisé en hommage au basketteur Earvin « Magic » Johnson, basketteur des Los Angeles Lakers et de la Dream Team américaine.
Earvin commence le sport en jouant au football et joue avec le futur international Layvin Kurzawa à Fréjus. La famille déménage ensuite à Poitiers, où son père Eric est nommé entraîneur. Un été, sa mère l'inscrit avec son frère Swan à un stage multisports où il y a du volley-ball. Ayant déjà joué avec son père, Earvin est repéré par un conseiller régional, qui le convainc avec sa mère de prendre une licence en club.
Quelques mois plus tard, débutant en cadet, il est champion de France avec Saint-Benoît, près de Poitiers où il habite, tout en continuant le football. Ses parents se séparent alors et Earvin redouble à l'école, se retrouvant dans la classe de son frère Swan, de dix mois son cadet. De 2002 à 2007, il évolue avec le club Cercle d’éducation physique (CEP) de Poitiers avant de s’aligner avec le Centre national de volley-ball pour ses deux dernières années chez les juniors. Avec des résultats scolaires et des problèmes d'attitude, on lui fait comprendre qu'il n'est plus le bienvenu au CNVB.
Débuts professionnels à Tours puis l'Italie et la Russie (2008-2013)
En 2008, âgé de 17 ans, Earvin arrive avec son père Éric Ngapeth, entraîneur, au Tours Volley-Ball. Dès sa première saison, il gagne son premier trophée : la Coupe de France.
Earvin et son équipe remporte trois Coupes nationales consécutives en 2009, 2010 et 2011, ainsi que le titre de champion de France 2010. Ces trois derniers titres sont remportés avec son petit frère Swan Ngapeth, que le père Éric lance également dans le monde professionnel un an après l’aîné.
Tours est finaliste du Championnat de France 2010-2011. Earvin connaît alors sa meilleure saison avec une moyenne de 17,6 points et est élu meilleur joueur et quitte le TVB.
À vingt ans et après trois saisons au TVB, Ngapeth passe du vice-champion de France au vice-champion d'Italie et le club de Coni. Earvin rejoint un autre Français, le libero Hubert Henno.
En 2012-2013, le Français atteint la finale de la Ligue des champions, perdue face à Novossibirsk (2-3).
À l'été 2013, Ngapeth rejoint son père, entraîneur du VK Kouzbass Kemerovo, en Sibérie. Il signe un contrat de 600 000 euros par saison.
En janvier 2014, Ngapeth ne revient pas dans son club russe après un tournoi à Paris avec l’équipe de France, afin de rester à Poitiers auprès de sa compagne et de leur tout jeune fils. Le Français rompt ensuite son contrat avec Kemerovo.
Quatre ans à Modène (2014-2018)
Le 12 février 2014, jour de son anniversaire, Ngapeth signe un contrat de deux ans et demi avec le club de Pallavolo Modène.
Le Français remporte la Coupe d’Italie avec Modène Volley en 2015.
En 2016, Ngapeth remporte d'abord la Coupe d'Italie en février. Il est désigné meilleur joueur des finales du championnat italien qu'il remporte avec Casa Modena. Omniprésent en finale, et notamment lors du match décisif lors duquel il marque 29 points (24 attaques réussies sur 42, 2 contres et 3 aces), il survole une finale remportée par son équipe trois rencontres à zéro.