Ce Jour-là

Douglas Haig

Général britannique

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Douglas Haig (né à Édimbourg le 19 juin 1861 et mort à Londres le 29 janvier 1928), 1er comte Haig, est un maréchal britannique.

Lors de la Première Guerre mondiale, il est à la tête du Corps expéditionnaire britannique en France de 1915 jusqu'à l'armistice en 1918. À ce titre, il commande lors de la bataille de la Somme, la bataille la plus meurtrière de l'histoire britannique, la troisième bataille d'Ypres et l'offensive finale des Cent-Jours. Il est un des commandants les plus controversés de ce conflit.

Fils de Rachel et John Haig, un alcoolique irascible, propriétaire d'une distillerie familiale prospère, Douglas Haig devient orphelin dans sa dix-huitième année.

De son mariage avec Dorothy Maud Vivian (1879-1939) le 11 juillet 1905, Haig eut quatre enfants : Alexandra (1907), Victoria (1908), George (1918) et Irene (1919).

Douglas Haig a fait ses études au Clifton College puis au Brasenose College à Oxford (où il étudie la politique, l'histoire et la littérature française) et enfin à partir de 1884 à l'Académie royale militaire de Sandhurst où il passe moins d'un an pour ensuite s'enrôler dans le 7th Queen's Own Hussars où il est officier de cavalerie durant 9 ans, principalement aux Indes britanniques mais aussi - lors de la campagne d'Omdurman (1897-1898) - au Soudan puis il prend part sous les ordres de Sir John French à la guerre des Boers (de 1899 à 1902).

Douglas Haig retourne en Inde en 1903 comme colonel et inspecteur général de la cavalerie. Promu major général, il retourne au Royaume-Uni pour travailler au Bureau de la Guerre (anglais : War Office) en 1906 comme directeur de l'instruction militaire. Douglas Haig contribue alors à la création du Corps expéditionnaire britannique (British Expeditionary Force), devant être déployé en cas de déclaration de guerre entre le Royaume-Uni et l'Empire Allemand.

En 1909, il est nommé chef d'état-major de l'armée indienne britannique.

En 1914, il est promu lieutenant général et placé à la tête du 1er corps d'armée. À la suite du succès des batailles de Mons et d'Ypres, il est promu au rang de général et fait commandant en second des forces britanniques en France, ce qui le replace sous les ordres de Sir John French.

En décembre 1915, Douglas Haig devient commandant en chef des forces britanniques en France (BEF).

Il dirige plusieurs campagnes britanniques, dont la bataille de la Somme en 1916, lors de laquelle ses troupes perdent 420 000 hommes pour finalement ne gagner que douze kilomètres en cinq mois. Il perd du crédit en étant un des grands responsables de ce 1er juillet 1916 que les médias appelèrent le « jour le plus sanglant pour l'armée britannique ». En effet, l'état major britannique prépara l'attaque de son infanterie par un bombardement d'une extrême violence sur les positions allemandes à l'issue duquel Haig et ses généraux furent convaincus, à tort, que les premières lignes ennemies avaient été anéanties. Ainsi, la préoccupation première ne fut pas de protéger les soldats en vu d'une potentielle riposte, mais d'éviter la dispersion des troupes dans le No man's land, ce qui mena Haig à ordonner à ses hommes de marcher au pas en direction des premières lignes ennemies. Les Allemands avaient en réalité réussi à se retrancher dans leurs abris sous terrains, ce qui leur permit de se repositionner en prévision de l'attaque britannique, où ils constatèrent avec stupéfaction que leurs adversaires se dirigeaient au pas en plein découvert. Vingt-milles soldats britanniques perdirent inutilement la vie face aux mitrailleuses allemandes. L'attaque, censé être massive (Soixante-six milles soldats britanniques), ne remplit aucun de ses objectifs, et l'offensive de la Somme fut arrêtée dès son premier jour malgré d'importants succès français. Douglas Haig garde cependant son sang-froid et ose imposer aux Allemands une véritable guerre d'usure qui permet de rendre plus difficile l'attaque allemande de Verdun.

Il dirige également en Flandre occidentale la campagne de Passchendaele (troisième bataille d'Ypres, où se battent des Canadiens ) et Poelkapelle, et donne là encore l'image d'un général au commandement « inhumain », envoyant, à la manière du général Nivelle, les volontaires britanniques « à la boucherie » . Les pertes sont controversées mais tournent autour de 200 000 - 260 000 hommes.

Le 20 novembre 1917 se déroule la bataille de Cambrai, une offensive inédite de 476 chars britanniques Mark IV, mais elle aboutit à la mort de 45 000 hommes dans chaque camp et aucun progrès véritable n'est réalisé. En 1917, il est promu field marshal.

Le 26 mars 1918 a lieu la conférence de Doullens : À la suite du manque de coordination entre le général Pétain, commandant des armées françaises sur place, et son homologue britannique le field marshal sir Douglas Haig, les Alliés désignent le général français Ferdinand Foch (66 ans) comme commandant unique des troupes franco-britanniques . Avec le représentant américain, Haig exige et obtient que Pétain soit exclu de l'état-major interallié .

Ses troupes contribuèrent en grande partie au succès des forces alliées après le dernier assaut des Allemands en 1918. Haig osa d'ailleurs un pari avant-gardiste lors de la bataille d'Amiens, en alliant infanterie et aviation sur un seul et même flanc d'attaque.

Douglas Haig est fait comte en 1919, puis « baron de Haig Bemersyde » en 1921, et il reçoit les remerciements des deux Chambres du Parlement du Royaume-Uni.

Avant de rentrer en Angleterre, il assure le commandement des forces de l'intérieur de la Grande-Bretagne, en tant que commandant en chef. Il reste un peu en France, notamment au début de la reconstruction où Dunkerque reste sous contrôle anglais, et il y supervise les opérations de « désobusage » conduites dans le Nord du pays par plusieurs centaines voire milliers de démineurs anglais, assistés de prisonniers de guerre.

Il reste commandant en chef des armées jusqu'à sa retraite en 1921.

Après cessation de service actif, il se consacre aux anciens combattants, voyageant à travers l'Empire britannique pour défendre ou promouvoir leurs intérêts. Il a créé le Haig Fonds pour assister les anciens combattants et l'organisme de bienfaisance des Haig Homes (en), chargé de veiller au bon logement des anciens combattants. Ces deux organismes seront actifs longtemps après leur création.

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