Ce Jour-là

Dominique Voynet

Personnalité politique française

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Dominique Voynet [dɔminik vwanɛ], née le 4 novembre 1958 à Montbéliard (Doubs), est une femme politique française, membre des Verts puis des Écologistes.

Elle est candidate des Verts aux élections présidentielles de 1995 (3,3 %) et de 2007 (1,6 %). Après avoir été députée puis ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement de 1997 à 2001, elle est sénatrice (2004-2011) et maire de Montreuil (2008-2014).

Médecin anesthésiste, nommée inspectrice générale des affaires sociales au tour extérieur en 2014, elle est à la tête de l'Agence régionale de santé de Mayotte de 2020 à 2021.

Elle est à nouveau élue députée dans le Doubs lors des élections législatives françaises de 2024.

Dominique Marie Denise Voynet naît le 4 novembre 1958 à Montbéliard dans le département du Doubs du mariage de Jean Voynet, professeur, et de Monique Richard, directrice d'école.

Elle est mère de deux filles : Marine et Jeanne.

Après avoir obtenu son baccalauréat, elle entame des études de médecine qu’elle achève à l’âge de 27 ans. Pendant ses études supérieures à la faculté de médecine de Besançon (1977-1982), Dominique Voynet est infirmière de nuit, syndiquée à la CFDT. Elle fait des remplacements de médecins généralistes, puis spécialistes (1981-1985), se syndique au Syndicat de la médecine générale.

Son diplôme de docteur en médecine obtenu avec un certificat d'études spécialisées en anesthésie-réanimation, elle est anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Dole de 1985 à 1989.

Elle commence son militantisme écologique au sein de l'Association belfortaine de protection de la nature, combat les centrales nucléaires de Fessenheim et de Creys-Malville ainsi que la déforestation des Vosges.

Participant aux émissions de Radio ondes rouges, animatrice de Besançon écologie et du collectif Saône vivante-Doubs vivant, elle adhère également à Amnesty International. Son engagement pacifiste et écologiste se poursuit avec son adhésion au Front de lutte antimilitariste (FLAM) et aux Amis de la Terre - France, association qui avait investi le champ électoral et qui était devenue une des principales composantes de l'écologie des années 1970, sous l'impulsion de Brice Lalonde.

Elle fait partie, à Clichy en 1984, des fondateurs du parti Les Verts, né de la fusion du Parti écologiste (auparavant Mouvement d'écologie politique / MEP) et de la Confédération écologiste.

Chef de file des Verts de Besançon en 1985, elle est élue députée européenne le 13 novembre 1991. Elle abandonne cette fonction le 10 décembre 1991 et devient alors porte-parole nationale des Verts. Au sein du parti, elle fait partie des animateurs de la tendance « Les Verts pluriel » (1990-1994).

Porte-parole de l'opposition à Antoine Waechter au sein des Verts, elle remporte la victoire sur celui-ci en 1993, lors de l'assemblée générale de Lille, au cours de laquelle les Verts décident de négocier des alliances électorales de premier tour, à gauche exclusivement. C'est la fin de la théorie du « Ni, ni », qui estimait que les Verts pouvaient s'allier avec l'un ou l'autre camp selon les offres faites. Ce changement de stratégie, et les fortes tensions qui s'ensuivent au sein du mouvement, entraîneront un an plus tard le départ d'Antoine Waechter, qui fonde le Mouvement écologiste indépendant.

En 1992, Dominique Voynet est élue conseillère régionale de Franche-Comté, poste qu'elle quitte en 1994 pour se consacrer à la campagne présidentielle de 1995. Elle est en effet la candidate des Verts mais aussi d'une alliance à la « gauche de la gauche » comprenant l'Alternative rouge et verte (un parti héritier du PSU), et la Convention pour une alternative progressiste.

Élection présidentielle de 1995

Candidate des Verts à l’élection présidentielle de 1995, elle obtient au premier tour 3,32 % des suffrages (1 010 681 voix). Conformément aux décisions de son parti, elle n'appelle pas à voter au second tour pour le candidat socialiste, Lionel Jospin.

Dans le cadre des accords passés entre les Verts et le PS pour les élections législatives françaises de 1997, elle est élue députée de la 3e circonscription du Jura, battant le sortant, Gilbert Barbier (UDF). Elle entre dans le gouvernement de Lionel Jospin, dit de la « Gauche plurielle », comprenant les écologistes et des représentants des différentes formations de la gauche parlementaire. Nommée ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement (poste qu'elle conserve jusqu'en 2001), elle devient ainsi la première ministre issue des Verts dans une équipe gouvernementale en France.

Son passage au ministère de l'Environnement est marqué par l'adoption du protocole de Kyoto (décembre 1997) où elle défend une position européenne forte aux côtés d'Angela Merkel, alors ministre de l'Environnement en Allemagne, et par la tenue d'une série de réunions des Nations unies sur le changement climatique, en vue de la mise en œuvre de ce texte. Ainsi, la 6e conférence internationale sur le climat se tient en novembre 2000 à La Haye, alors que la France préside l’Union européenne. En tant que chef de la délégation européenne, Dominique Voynet y tient tête aux exigences américaines et se félicite d'avoir évité la conclusion d'« un accord faible ».

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