Dominique Raimbourg, né le 28 avril 1950 à Boulogne-Billancourt, est un avocat et homme politique français.
Membre du Parti socialiste (PS), il est député de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique de 2001 à 2002 et de 2007 à 2017 et président de la commission des Lois de 2016 à 2017.
Dominique Raimbourg est le fils de l'acteur et chanteur Bourvil, né André Raimbourg (1917-1970) et de son épouse née Jeanne Lefrique (1918-1985).
Son frère Philippe est professeur de finance à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'ESCP Europe.
Après sa scolarité à l'école Pascal et au lycée Janson-de-Sailly, Dominique Raimbourg suit ses études à l'université Paris-Nanterre et à l'université Panthéon-Sorbonne.
Avocat de formation, il exerce en tant que pénaliste au barreau de Nantes. Au début des années 1970, il est membre de l'Alliance marxiste révolutionnaire, puis il est membre du Parti communiste de 1976 à 1981, avant de rejoindre le Parti socialiste.
Élu au conseil municipal de Nantes en mars 1989, il est adjoint au maire, délégué à la sécurité et à la tranquillité publiques, délégué du quartier Nantes Sud et conseiller communautaire de Nantes Métropole.
Suppléant de Jacques Floch, député socialiste de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique en 1997, il le remplace à l'Assemblée nationale lorsque ce dernier entre dans le gouvernement Jospin le 4 septembre 2001 en tant que secrétaire d'État aux anciens combattants.
Jacques Floch ne se représentant pas, Dominique Raimbourg est désigné par les militants candidat du PS pour les élections législatives de 2007. Il est élu député de la 4e circonscription de la Loire-Atlantique le 17 juin 2007 avec près de 65 % des suffrages.
À l'Assemblée nationale, il siège au sein du groupe SRC et est membre de la commission des Lois. À ce titre, il prend notamment part aux travaux parlementaires sur les projets de lois « peines planchers », « immigration », « rétention de sûreté », « contrôleur général des prisons », « réforme des institutions », « service minimum dans les écoles ».
Il est membre du groupe d'étude parlementaire sur les prisons et la condition carcérale. Ce groupe effectue un travail permanent de veille et de propositions sur la question des prisons, sur la base d'auditions et de visites d'établissements.
Il est désigné par les députés socialistes pour les représenter au sein de la commission de travail sur la réforme de l'ordonnance relative à l'enfance délinquante de 1945, mise en place par le ministère de la Justice. À l'issue du travail de cette commission, il publie une tribune dans le journal Le Monde qui contribue à une approche renouvelée, notamment à gauche, de cette question. Il prolonge cette démarche en mettant en place un groupe de travail avec la Fondation Jean-Jaurès, regroupant des parlementaires et des universitaires (sociologues, anthropologues, historiens, etc.) sur la thématique « Enfance - Enfance en danger - Enfance délinquante ». Ce travail donne lieu à une publication début 2011.
En mars 2008, il se présente comme tête de liste face au maire (NC) sortant de Saint-Sébastien-sur-Loire, Joël Guerriau, aux élections municipales. Sa liste d'Union de la Gauche (PS, Les Verts, PCF) n'obtient que 41,21 % des suffrages, un score inférieur à son score obtenu lors des élections législatives sur la commune (60,81 % des voix). Il siège comme chef de file de l'opposition municipale et comme conseiller communautaire de Nantes Métropole jusqu'en 2014.
À Nantes Métropole, il est notamment chargé de la politique d'accueil des populations roms, sujet qu'il suit également dans le cadre de ses travaux parlementaires. Il est notamment sollicité par le secrétariat d'État aux affaires européennes pour prendre part à un déplacement en Roumanie visant à renouveler les politiques de coopération entre les deux pays sur le sujet de la population roms. Par ailleurs, il est membre de la mission parlementaire (rassemblant la majorité et l'opposition) « gens du voyage », qui rend un rapport sur ce sujet fin 2010.
Pendant toute l'année 2010, il est le parlementaire de l'opposition associé au groupe de travail du ministère de la Justice préparant un projet de réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale.
En novembre 2010, après un travail préparatoire ayant associé de nombreuses associations et organisations professionnelles, il dépose une proposition de loi visant à instaurer un mécanisme de prévention de la surpopulation carcérale. Cette proposition est refusée par la majorité.
Depuis septembre 2010, il est l'administrateur de l'Association nationale de la justice réparatrice. Cette structure propose de mettre en lien un auteur et une victime de crime ou de délit, dans l'objectif de lutter contre la récidive.
En juillet 2011, après avoir animé un groupe de travail réunissant des responsables politiques, des universitaires et praticiens de différentes professions sur les questions de jeunesse, il publie aux éditions de la Fondation Jean-Jaurès un essai intitulé L'Adolescence : un enjeu politique.