Ce Jour-là

Dominique-Alexandre Godron

Botaniste français

Anúncio

Dominique-Alexandre Godron, né le 25 mars 1807 à Hayange et mort le 16 août 1880 à Nancy, est un médecin, botaniste, géologue, archéologue et spéléologue français.

Né dans une famille modeste, d'un père employé aux forges d'Hayange qui meurt alors que Dominique-Alexandre n'a que cinq ans, il effectue des études secondaires au collège Stanislas à Paris grâce au mécénat de la famille de Wendel, propriétaire des forges. De retour auprès de sa mère gravement malade, il devient commis aux forges.

Après la mort de sa mère en 1827, il entre à la faculté de médecine de Strasbourg et obtient son doctorat en 1833 grâce à une thèse sur « L'implantation du placenta sur l'orifice interne du col utérin ». Néanmoins, en parallèle de ses études, il s'intéresse à la botanique. Il étudie notamment l'histoire naturelle sous la direction du professeur Christian Gottfried Nestler.

Il ouvre un cabinet à Metz avant d'être nommé professeur à l'école de médecine de Nancy, en 1835. Durant ces années, il prépare un doctorat en sciences consacré à l'étude de l'hybridité chez les végétaux, qu'il obtient le 27 décembre 1844 à Strasbourg. En parallèle, il a rédigé une Flore de la Lorraine la même année. En 1850, il devient recteur de l'académie de la Haute-Saône, puis recteur de l'académie de l'Hérault en 1851 et enfin recteur de l'académie du Doubs en 1853 pendant un an. En 1854, il est nommé professeur d'histoire naturelle à la toute jeune Faculté des sciences de Nancy et devient directeur du Jardin botanique de Nancy qu'il transforme et auquel il donne l'aspect actuel. Puis, en 1855, il devient doyen de la faculté des sciences de Nancy. En parallèle, il est élu correspondant de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier de 1851 à 1855 au siège VIII de la section des sciences.

Il est membre correspondant de la Société philomathique de Verdun en 1843, membre de la Société royale des sciences, lettres et arts de Nancy en 1844, comme médecin, et est également, de 1862 à 1871, membre correspondant du Comité des travaux historiques et scientifiques puis membre correspondant de l'Académie des sciences en 1877. En tout il fut membre ou correspondant de 31 sociétés savantes régionales, nationales ou internationales.

Dominique-Alexandre Godron a écrit 140 publications (articles, ouvrages ou notes) qui traitent de médecine, de botanique, de phytogéographie, de géologie ou de spéléologie. Parmi elles, la Zoologie de la Lorraine publiée en 1863, est encore souvent citée. En particulier, il a établi les fondements de la génétique et de l'hybridation trois ans avant Gregor Mendel grâce à ses expériences de croisement. Il a laissé son nom à divers végétaux, comme l'œillet de Godron.

La section vosgienne du Club alpin français (CAF) a été fondée à Nancy le 31 janvier 1875. À cette occasion, Dominique-Alexandre Godron en a été fait, à l'unanimité, président d'honneur pour ses travaux sur la flore lorraine et le massif des Vosges. Trois mois plus tard, lors de la première assemblée générale du CAF le 30 avril 1875, il a été nommé membre correspondant pour les Vosges. Jusqu'à sa mort il a été un collaborateur de l'Annuaire de la section vosgienne du CAF. Dès la première année de parution de l'Annuaire, Godron y publie des articles scientifiques, le premier en date étant intitulé « Migration de quelques végétaux dans les vallées de la Moselle et de la Meurthe ».

En 1877, il publie, dans les Mémoires de l'Académie de Stanislas 1876, « Du passage des eaux et des alluvions anciennes de la Moselle dans les bassins de la Meurthe en amont de Nancy et de la Meuse par la vallée de l'Ingressin », participant ainsi aux premiers travaux autour de la capture de la Moselle par la Meurthe. Il s'intéresse également à la spéléologie et écrit, en 1879, un article sur les grottes de Pierre-la-Treiche dans lequel il invite les « Cafistes » à explorer ces cavernes comme ils le font des sommets : « [...] s'il leur prenait fantaisie de varier leurs impressions de voyage et surtout s'ils aiment les contrastes, nous les engageons à visiter les Trous de Sainte-Reine. »

En archéologie, il travaille en parallèle de Nicolas Husson sur les « premières industries recueillies dans la région » de Toul, notamment au travers des explorations dans les grottes de Pierre-la-Treiche.

Un certain nombre de plantes portent son nom, notamment :

Dianthus godronianus (ou œillet de Godron)

Diplacus godronii, ex É.Morren

Elytrigia godronii, (Kerguélen), Holub

À Nancy, la rue des Champs a été renommée rue Godron en 1889 en hommage à Dominique-Alexandre Godron.

Rétrocédé en 1993 à la ville de Nancy, celle-ci donne son nom actuel à l'ancien jardin botanique de Nancy, en hommage à Dominique-Alexandre Godron : le Jardin Alexandre-Godron.

Le samedi 24 mars 2007, ont été ouvertes les festivités du bicentenaire de la naissance d'Alexandre-Dominique Godron au muséum-aquarium de Nancy, à l'occasion d'une séance publique de l'Académie de Stanislas. À cette occasion, un lilas Godron vulgaris (double classe 3 bleu, no 170 du catalogue de Victor Lemoine de 1908) a été planté dans le jardin par Anne-Marie Marc-Breuil, arrière-arrière-petite-fille de Godron, et André Rossinot, maire de Nancy.

Les villes de Metz et de Pont-à-Celles ont donné son nom à une rue.

Officier de la Légion d'honneur (décret du 12 août 1864), en tant que doyen de la faculté des sciences de Nancy

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium