Ce Jour-là

Djuna Barnes

Écrivain américaine

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Djuna Barnes, née le 12 juin 1892 à Cornwall-on-Hudson, dans l'État de New York et morte le 18 juin 1982 dans le quartier de Greenwich Village, à New York, est une romancière, dramaturge et artiste américaine. Elle a parfois utilisé les pseudonymes de Lydia Steptoe et Lady of Fashion.

Née d'un père bohème et d'une mère violoniste, elle ne suit aucune forme d'éducation institutionnelle jusqu'à l'année de ses seize ans, quand ses parents divorcent.

Journaliste pour Vanity Fair et The New Yorker, elle vit deux ans avec le rédacteur de presse Courtenay Lemon. Elle compte parmi ses amies Jane Heap et Peggy Guggenheim.

En 1915 paraît son Book of Repulsive Women, qu'elle illustre elle-même.

Ayant aimé et eu des relations avec des hommes et des femmes, Barnes a donc été décrite comme bisexuelle.

C'est en 1919 ou en 1920 qu'elle se rend en Europe et s'installe à Paris, attirée par cette capitale culturelle, la liberté des mœurs qui y règne, et par la communauté d'Américaines qui y est déjà installée. Elle rencontre Natalie Barney, Gertrude Stein, Janet Flanner, Berenice Abbott, Sylvia Beach... Elle devient l'amie de James Joyce et fait partie du mouvement moderniste.

Pendant cette période, elle développe une amitié étroite avec l'artiste dada Elsa von Freytag-Loringhoven, dite la Baronne, avec qui Barnes a commencé une correspondance intensive dès 1923. « Wood offrit à Barnes une poupée en cadeau pour représenter leur enfant amoureux symbolique, la baronne proposa un mariage érotique dont l'enfant amoureux serait leur livre ». Restée à Paris, Barnes soutiendra la baronne, retournée à Berlin, avec de l'argent, des vêtements, mais aussi revues. Elle recueillit également les poèmes et les lettres de la baronne. Cette collection répond au désir de la baronne de voir sa poésie publiée dans un livre, un projet qu'elle a commencé avec Barnes jamais réalisé de son vivant. Ces documents légués avec les archives de Barnes à la bibliothèque de l’université du Maryland, ont grandement participé à la redécouverte de Elsa von Freytag-Loringhoven dans les années 2010.

En 1923, elle s'éprend de la sculptrice Thelma Wood, avec qui elle vit au 9, rue Saint-Romain. Elles rompent en 1931.

En 1932, elle est au Maroc en compagnie de Charles Henri Ford ; tous les deux vivent une aventure brève et intense, Ford aidant Barnes, suivant l'avis de Paul Bowles, à dactylographier son roman, Nightwood, publié en français sous le titre Le Bois de la nuit, qui dépeint sa relation avec Thelma Wood ; le roman paraît à Londres en 1936, grâce à T. S. Eliot qui, cependant, ampute le manuscrit des deux tiers.

Après 1936, Djuna Barnes, qui souffre de dépression chronique, publie peu. Ce n'est qu'en 1958 que paraît sa longue pièce en vers The Antiphon. Plusieurs courts textes sont publiés après sa mort.

The Book of Repulsive Women : 8 Rhythms and 5 Drawings, New York, Bruno Chap Books, 1915 ; Washington (D. C.), Sun & Moon Classics, 1994.

A Book, New York, Boni and Liveright, 1923 ; Londres, Faber & Faber, 1958.

Ladies Almanack (A lady of fashion), Paris, chez l’auteur Robert McAlmon, 1928 ; New York, Harper and Row, 1972 ; avec une préface de Karla Jay et une introduction de Susan Sniader Lanser, New York, New York University Press, 1992.

Ryder, New York, Liveright, 1928.

A Night among Horses, New York, Liveright, 1929

Nightwood, Londres, Faber & Faber, 1936 ; New York, Harcourt Brace, 1937.

The Antiphon, New York, Farrar, Straus and Cudahy, 1958 ; Londres, Faber & Faber, 1958.

Selected Works of Djuna Barnes : Spillway/The Antiphon/Nightwood, New York, Farrar, Straus and Cudahy, 1962.

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