Djamel Bouras, né le 11 août 1971 à Givors (France, Rhône), est un judoka français, champion olympique à Atlanta en 1996.
Il est issu d'une famille chaoui originaire de la wilaya de Batna dans les Aurès en Algérie. Son grand-père paternel, qui avait participé à la guerre de 1914-1918, et d’autres membres de sa famille quittent l’Algérie en 1957 et emménagent en France, à Givors. Il a une sœur aînée, ainsi que deux frères et une sœur plus jeunes.
Après un séjour au Qatar, il devient entraîneur de la section judo du célèbre club sportif parisien le PSG, club dans lequel évolue le judoka Teddy Riner. Il a été brièvement conseiller, voire adjoint du ministre des Sports du Qatar. Son rôle au PSG a dépassé le cadre du judo : il est notamment influent au centre de formation où il a placé des agents de joueurs[réf. nécessaire].
Il débute le judo à 8 ans. Il passe ceinture noire à 15 ans, mais la porte officiellement à 16 ans.
En 1988, il est détecté parmi les meilleurs jeunes de France, et part en sport-études à l’INSEP Châtenay-Malabry. Le 24 avril 1988, il est champion de France cadet de judo. En 1990, il passe son service militaire au bataillon de Joinville, ce qui lui permet de continuer le sport à haut niveau. Il passe ensuite deux ans comme interne à l'INSEP.
À Paris, il débute par le club d’Epinay-sous-Sénart. Il passe ses années de gloire au Racing Club de France avant de rejoindre en 1996 un club tout fraîchement créé, le PSG judo.
Il est champion olympique des moins de 78 kg à Atlanta le 23 juillet 1996en détrônant Toshihiko Koga, double champion du monde.
En 1998, il est suspendu temporairement pour dopage à la nandrolone. Cette condamnation est plus tard redébattue par le docteur Yunsan Meas, membre de la commission dopage et président de la commission médicale de la FFJ, mais sans que les instances ne se rétractent. En 2000, il termine sa carrière sur une cinquième place aux JO de Sydney.
Il rejoint l’US Créteil en 2001.
Vice-champion du monde en 1997.
Troisième au Championnat du monde 1995.
Champion de France par équipes 1997.
Grade: Ceinture Blanche-rouge 7e dan.
Dopage : affaire de la nandrolone
Djamel Bouras a été contrôlé positif à la nandrolone (19-norandrostérone et 19-noretiocholanolone) par le Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) lors d'un prélèvement le 2 octobre 1997 durant un stage à l'INSEP. La contre-expertise demandée par le judoka se révèle elle aussi positive. Djamel Bouras réfute avoir absorbé des produits dopants, tout au moins sciemment.
Après plusieurs procédures, la Commission disciplinaire antidopage de la FFJDA suspend le judoka pour deux ans dans un premier temps puis quinze mois en deuxième audience. Une polémique autour de ce dopage exista après qu'un médecin de la FFJ, Yunsan Meas, eut décelé une possible production naturelle de nandrolone chez le judoka, mais « la commission antidopage a décidé que Djamel Bouras avait contrevenu aux dispositions fédérales sur le dopage ».
Engagements politiques et associatifs
En 2002, une pétition réunit 300 athlètes contre l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. Djamel Bouras formule le leitmotiv : « La France d’aujourd’hui, c’est le mélange. Nous devons tous aller voter contre la haine ».