Ce Jour-là

Diogo do Couto

Historien portugais

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Diogo do Couto (prononciation : diôgou dou côtou), né en 1542 à Lisbonne et mort le 10 décembre 1616 à Goa, aux Indes, est un voyageur, écrivain et historien portugais, qui a participé à la mise en place de l'empire colonial portugais aux Indes, créant notamment les Archives de Goa en 1595.

Il est aussi considéré comme un des premiers indianistes européens, aux côtés de João de Lucena.

Origines familiales et formation

Fils de Gaspar do Couto et d'Isabel Serrão de Calvos, Diogo do Couto naît d'une famille de petite noblesse.

Il étudie le latin et la rhétorique au collège jésuite de Santo Antão à Lisbonne, puis la philosophie au couvent de Benfica.

La rupture de 1555 : mort de son père et de son protecteur

En 1555, il devient orphelin de père, mais perd aussi son protecteur[réf. nécessaire], l'infant Louis, duc de Beja.

Morte é um sonho eterno, um espanto de ricos, um apartamento de amigos, uma incerta peregrinação, um ladrão do homem, um fim dos que vivem, e um princípio dos que morrem. (« La mort est un songe éternel, l'épouvante du riche, la séparation des amis, une pérégrination incertaine, un voleur de l'homme, une fin de ceux qui vivent, et un début de ceux qui meurent. »)

« Le cours de ses espérances » se trouve donc rompu, à l'intérieur du royaume de Portugal en tout cas.[pas clair]

Premières années aux Indes (1557-1569)

Il part pour les Indes en 1557, à l'âge de quinze ans, sur un navire appelé Fleur de la mer (« Le capitaine général embarqua sur la nef Flor de la Mar (...) sur laquelle j'étais moi-même passé en ces contrées, adolescent de quinze ans »).

En 1563, il se trouve au Gujarat, à Baroche (Bharuch, ville dont le gouverneur, au nom du sultan muzaffaride de Delhi, est un Maure érudit versé dans les belles-lettres[Qui ?]. Il lit avec lui l'Arioste, Pétrarque, Dante, Bembo et d'autres poètes italiens.

Diogo do Couto écrit lui-même en italien et en latin, ainsi que « dans la nôtre vulgaire, en quoi il eut une grâce particulière, toutes œuvres lyriques et pastorales, desquelles il laissa un grand tome d'élégies, églogues, chansons, sonnets, et gloses… ».

Séjour au Portugal (1569-1570)

En 1569, il rentre au Portugal. À son passage dans l'île de Mozambique, il rencontre son ami[réf. nécessaire] le poète Luis Vaz de Camões, endetté et sans argent pour le voyage de retour. Diogo do Couto et quelques amis offrent leur aide à Camões afin de pouvoir rentrer ensemble à Lisbonne.

En avril 1570, leur nef, la Santa Clara, arrive à Cascais. Diogo rejoint Lisbonne par terre : Les « nefs au mouillage attendaient que Diogo do Couto revienne d'Almeirim, où il était allé solliciter au Roi son entrée dans le Tage, parce que Lisbonne était fermée à cause de la peste. Dès que l'ordre vînt la Santa Clara entra dans la barre ».

Ce retour permet la publication en 1572 de l'œuvre majeure de Camões, « les Lusiades », dont Diogo do Couto fera, à la demande du grand poète, un Commentaire, non achevé et aujourd'hui perdu.

Fin 1570 Diogo do Couto repart en Asie, après avoir passé à peine un an au Portugal. En Inde, il se marie avec Luísa de Melo, dont il aura au moins un enfant, Gaspar do Couto.

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