Ce Jour-là

Dioclétien

Empereur romain de 284 à 305

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Dioclétien, de son nom complet Caius Aurelius Valerius Diocletianus Augustus, né vers le 22 décembre 244 à Salona (Dalmatie), et mort le 3 décembre 311/312 à Split, est un empereur romain qui règne du 20 novembre 284 au 1er mai 305.

Né dans une famille modeste de Dalmatie, Dioclétien gravit les échelons de l'armée pour devenir commandant de la cavalerie de l'empereur Carus. Après la mort de Carus et de son fils Numérien durant la campagne en Perse, il est proclamé empereur. Le titre est également revendiqué par Carin, le fils survivant de Carus, mais Dioclétien le bat à la bataille du Margus.

Avec son accession au pouvoir, Dioclétien met fin à la crise du troisième siècle. Il nomme co-empereur (d'abord César puis Auguste) son collègue Maximien Hercule en 286. Chaque Auguste se choisit un nouveau César, chargé de le seconder dans sa partie d’empire et destiné à succéder à l'Auguste qu'il assistait dans un premier temps. Le 1er mars 293, les deux généraux choisis furent Galère, par Dioclétien, et Constance Chlore, par Maximien. En vertu de cette « Tétrarchie », chaque empereur règne sur un quart de l'Empire.

Dioclétien consolide les frontières de l'Empire et combat toutes les menaces pour son pouvoir. Il bat les Sarmates et les Carpes lors de plusieurs campagnes entre 285 et 299, les Alamans en 288 et des usurpateurs en Égypte entre 297 et 298. Galère, aidé par Dioclétien, fait campagne avec succès contre les Sassanides, ennemi traditionnel de l'Empire. En 299, il met à sac leur capitale, Ctésiphon. Il mène ensuite les négociations et réalise une paix durable et favorable.

Dioclétien sépare et élargit les services civils et militaires de l'Empire, et réorganise le découpage administratif de l'Empire, instaurant le gouvernement le plus important et le plus bureaucratique de l'histoire de l'Empire. Il crée de nouveaux centres administratifs à Nicomédie, Mediolanum, Antioche et Trèves, plus proches des frontières de l'Empire que la capitale traditionnelle Rome.

S'appuyant sur les tendances du IIIe siècle vers l'absolutisme, il se nomme lui-même autocrate, s'élevant au-dessus des masses de l'Empire et imposant un cérémonial de cour et une architecture officielle. La croissance de l'appareil bureaucratique et militaire, les campagnes constantes et les projets de construction augmentent les dépenses de l'État et nécessitent une réforme fiscale globale. Vers 297, la fiscalité impériale est normalisée, rendue plus équitable, mais à un taux généralement plus élevé.

Toutes les réformes de Dioclétien ne sont pas des succès ; ainsi l'édit du Maximum (301) (réforme monétaire), ses tentatives de freiner l'inflation via un contrôle des prix, ont été contre-productifs et rapidement abandonnés. Bien qu'efficace, le système tétrarchique s'effondre après son abdication à cause des revendications concurrentes de Maxence et de Constantin, fils respectifs de Maximien et de Constance. La persécution de Dioclétien (303-311), la dernière et la plus sanglante persécution officielle des chrétiens, ne vient pas à bout de la communauté chrétienne de l'Empire.

En dépit de ses échecs, les réformes de Dioclétien ont fondamentalement changé la structure du gouvernement impérial romain et contribuent à stabiliser l'Empire économiquement et militairement, ce qui permet à l'Empire de perdurer encore deux siècles, alors qu'il était au bord de l'effondrement durant la jeunesse de Dioclétien. Affaibli par la maladie, Dioclétien quitte le pouvoir le 1er mai 305, devenant ainsi le seul empereur romain à abdiquer volontairement. Il se retire dans son palais sur la côte dalmate. Son palais deviendra le cœur de la ville moderne de Split.

Plusieurs chroniques et sources écrites permettent de constituer le parcours de Dioclétien et de la tétrarchie. La qualité de ces sources varie selon le contexte d'écriture et des positions des auteurs.

Les sources primaires sont peu nombreuses : l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée, l'Histoire de Lactance ainsi que le panégyrique consacré. Bien qu'elles soient détaillées, elles sont partiales, le panégyrique étant un document officiel et les écrivains chrétiens jugent négativement Dioclétien du fait de ses persécutions. Le témoignage d'Eusèbe, populaire dès l'antiquité (Lactance n'est redécouvert que vers le XVIIe siècle) forgea la vision dépréciative de Dioclétien.

Les sources secondaires sont plus nombreuses mais les informations sont bien plus limitées. L'image de Dioclétien fut déformée par les païens et chrétiens dès Julien, cela se ressent sur les abréviateurs : l'Epitome de Caesaribus, le Chronicon Paschale, l'Histoire auguste, Eutrope, Zonaras, Festus, Aurelius Victor et le Chronographe de 354. Zosime, païen engagé qui se base sur Eunape, devait aussi en parler mais toute la partie consacrée au règne de Dioclétien est lacunaire ; il est assez probable que la mutilation fut volontairement accomplie par un lettré chrétien.

En dehors des historiens, les sources concernent les documents administratifs comme le Code de Justinien et la Liste de Vérone. En revanche, l'épigraphie est moins importante qu'au haut-empire.

244 : il naît sous le nom de Dioclès.

av. 284: Caius Valerius Diocles

20 novembre 284 : accède à l'Empire : Imperator Caesar Caius Aurelius Valerius Diocletianus Pius Felix Invictus Augustus.

285 : reçoit les surnoms Germanicus Maximus Sarmaticus Maximus.

286 : prend le surnom de Jovius : Imperator Caesar Caius Aurelius Valerius Diocletianus Pius Felix Invictus Augustus Germanicus Maximus Sarmaticus Maximus Jovius.

295 : reçoit le surnom de Persicus Maximus.

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