Le diocèse de Meaux (en latin : Dioecesis Meldensis) est un diocèse de l'Église catholique en France, suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Paris. Érigé au IVe siècle, c'est l'un des diocèses historiques d'Île-de-France. Il couvre le département de Seine-et-Marne. Jean-Yves Nahmias en est l'évêque depuis 2012, soutenu dans cette charge par un évêque auxiliaire, Guillaume de Lisle, depuis 2021.
Selon la Conférence des évêques de France, le diocèse compte 1 428 636 habitants et 119 prêtres en activité, dont 32 prêtres incardinés (2023).
En 2023, 400 adultes et adolescents ont été baptisés, dont 172 adultes, contre environ 130 en 2022. Ces chiffres témoignent du « dynamisme du diocèse de Meaux ». L'évêque, Jean-Yves Nahmias voit en particulier « les jeunes générations frapper à la porte de l’Église ».
En 2023 également, 16 séminaristes sont en formation pour devenir prêtres. La même année un prêtre et trois diacres en vue du sacerdoce ont été ordonnés.
La cathédrale du diocèse est Saint-Étienne de Meaux, dédiée au diacre et martyr Étienne qui est le saint patron du diocèse. La construction de l'actuelle cathédrale a commencé vers le XIIe siècle.
Le plus célèbre pèlerinage a été, jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, celui de Saint-Fiacre en Brie.
Le diocèse a été illustré par saint Faron au VIe siècle et par Bossuet au XVIIe siècle. Il fait partie de la province ecclésiastique de Paris.
Actuellement, les 551 paroisses du diocèse sont réparties en 19 « pôles missionnaires » :
Dammartin en Goële, Lizy-La-Ferté, Rive de l'Ourcq, Chelles, Bussy-Lagny, Provins, Noisiel, Val d'Europe, Meaux, Coulommiers, Ferté sous Jouarre, Provins, Mormant, Pontault Combault, Brie Comte Robert, Melun, Montereau Fault Yonne, Fontainebleau, Nemours.
Financé exclusivement par des dons, le diocèse déplore un manque de 400 000 euros en 2020 et de 800 000 euros en 2022.
Le diocèse de Meaux est érigé au IVe siècle. Le premier évêque attesté est Médovée qui participa, en 549, au cinquième concile d'Orléans.
Le territoire de l'ancien diocèse correspondait à la cité gauloise des Meldes et, selon la tradition, l'évangile y a été prêché par des disciples de saint Denis.
À partir du 11e siècle, des religieux se posent en rivaux de l’évêque, surtout lorsqu’ils ont réussi à obtenir l’exemption de sa juridiction. C'est le cas, notamment, de l'abbaye féminine de Jouarre.
Le 12e siècle a vu des luttes féroces opposant l’évêque et le comte de Champagne qui a même fait assiéger le palais épiscopal. Le fait qu'aucune pièce de monnaie épiscopale n’a été conservée pour le XIIIe siècle montre la grande perte d'importance du siège épiscopal.
Depuis 1622, le diocèse est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Paris.
À la veille de la Révolution française, le diocèse de Meaux confinait avec ceux de Senlis, de Soissons et de Troyes ainsi que les archidiocèses de Sens et de Paris. Il était divisé en deux archidiaconés : celui de France et celui de Brie. Larchidiaconé de France contenait les doyennés de Claye, Dammartin-en-Goële, Nanteuil-le-Haudouin, Acy-en-Multien et Gandelu. Larchidiaconé de Brie comprenait les doyennés de Crécy-la-Chapelle, Rozay-en-Brie, Coulommiers, La Ferté-sous-Jouarre et La Ferté-Gaucher.
Lors du concordat de 1801, le territoire du diocèse fut considérablement agrandi afin de correspondre aux départements de la Marne et de Seine-et-Marne ; le diocèse de Châlons et l'archidiocèse de Reims furent supprimés.
À partir de 1822, le diocèse de Meaux se limita au département de Seine-et-Marne, car l'archidiocèse de Reims et le diocèse de Châlons furent rétablis.