Le diocèse de Grenoble-Vienne (en latin : diocesis Gratianopolitana-Viennensis Allobrogum) est un diocèse français suffragant de Lyon.
Érigé au IVe siècle, le diocèse de Grenoble est un diocèse historique du Dauphiné. Depuis 1801, il couvre le département de l'Isère. En 2006, le titre d'évêque de l'ancien archidiocèse de Vienne est joint à celui de l'évêque du diocèse de Grenoble, désormais dénommé diocèse de Grenoble-Vienne.
Depuis le 14 septembre 2022, Jean-Marc Eychenne en est l'évêque nommé, installé le 22 octobre 2022.
Les 560 paroisses du diocèse ont été regroupées en 1999 en 46 paroisses nouvelles. Le site diocésien présente chacune d'elles sur son site à travers une « Carte du diocèse », ainsi qu'une « Carte des paroisses et curés ».
En 2010, 228 prêtres sont incardinés dans le diocèse.
Le diocèse de Grenoble a été fondé vers 380, par la décision de l'empereur Gratien, sous la probable influence d'Ambroise de Milan et du pape Damase. L'empereur donne son nom à l’antique Cularo, « Gratianopolis » (Grenoble). Son territoire est issu en partie de l'ancien diocèse romain de Vienne devenu un archidiocèse de Vienne.
Le diocèse de Vienne serait quant à lui le premier évêché fondé en Gaule, par saint Crescent, compagnon de saint Paul, vers 160. Il s'étendait sur l'essentiel du Viennois (Romans, La Tour-du-Pin, etc.) mais aussi sur le nord du Vivarais, sur la rive droite du Rhône (Condrieu, Annonay). Les archevêques étaient comtes de Vienne. Le diocèse a été supprimé en 1790. La titulature archiépiscopale a été relevée à la Restauration par l'archevêque de Lyon.
Le premier évêque connu de Grenoble est Saint Domnin, attesté vers 380. Les évêques étaient princes de Grenoble. Le territoire du diocèse s'étendait sur une grande partie du Haut-Dauphiné, mais une partie de la Combe de Savoie (70 paroisses autour de Chambéry) en relevait également jusqu'au début du XVIIIe siècle. Était soumis à la juridiction de l'archevêque de Vienne les diocèses de Grenoble, Valence, Die, Viviers, Tarentaise, Genève et Maurienne.
Le siège épiscopal de Grenoble est retenu en 1791 pour l'établissement d'un diocèse correspondant au département de l'Isère. Sont ainsi placées sous la juridiction de l'évêque de Grenoble des territoires relevant jusqu'alors des diocèses de Vienne (Nord-Isère), mais aussi de Die (Trièves) et de Gap (région de Corps). Douze paroisses de l'archiprêtré de Villeurbanne en sont détachées en 1955 pour rejoindre le diocèse de Lyon.
En 2006, le diocèse devient celui de Grenoble-Vienne-les-Allobroges (diocesis Gratianopolitana-Viennensis Allobrogum), plus communément appelé diocèse de Grenoble-Vienne.
Actuellement, le diocèse compte 46 paroisses.
Cathédrale Notre-Dame de Grenoble
La cathédrale Notre-Dame de l'Assomption est une des rares à avoir conservé un groupe cathédral complet (cathédrale XIIIe-XIVe s, église Saint-Hugues, Palais épiscopal, baptistère du IVe siècle, cloître et maisons canoniales).
Ancienne primatiale Saint-Maurice de Vienne
Sanctuaires mariaux & pèlerinages
Le sanctuaire marial de La Salette est le lieu de pèlerinage le plus important du diocèse et le second plus grand pèlerinage français (après Lourdes), depuis l'apparition de la Sainte-Vierge le 19 septembre 1846 à deux jeunes bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, sur l'alpage de la Salette, au-dessus de Corps (diocèse de Gap jusqu'en 1790). L'apparition est reconnue en 1851 par Philibert de Bruillard, qui fonde l'année suivante les Missionnaires de Notre-Dame de la Salette. Pèlerinages toute l'année, notamment le 15 août et le 19 septembre (200 000 pèlerins par an). De nombreuses statues ou chapelles dédiées à Notre-Dame de la Salette existent dans tout le diocèse (une des premières statues fut celle élevée par De Bruillard à Montfleury).
Notre-Dame-de-l'Osier, sur les contreforts des Chambarans, par Vinay, est un lieu de pèlerinage depuis l'apparition de la Sainte-Vierge à Pierre Port-Combet, protestant, le jour de l'Annonciation 1649. Basilique édifiée par Alfred Berruyer, architecte diocésain, vers 1858. Pèlerinages le 15 août, le dimanche autour du 8 septembre et le 8 décembre.
Notre-Dame d'Esparron, patronne du Trièves, au Percy (ancien diocèse de Die). L'origine du pèlerinage remonte à une apparition de la Vierge à des muletiers au XIIIe siècle. Plusieurs communautés monastiques s'établirent à l'ermitage tout au long du XIXe siècle.