Dimitri Payet, né le 29 mars 1987 à Saint-Pierre, sur l'île de La Réunion, est un footballeur international français qui joue au poste de milieu offensif ou d'ailier.
Originaire de La Réunion, Dimitri Payet débute avec le club local de l'AS Excelsior avant d'intégrer le groupe professionnel du FC Nantes en 2004. Il poursuit ensuite sa carrière en Ligue 1 à l'AS Saint-Étienne, au Lille OSC puis à l'Olympique de Marseille. En 2015, il part en Angleterre à West Ham United où il est élu membre de l’équipe type de Premier League pour la saison 2015-2016 avant de revenir ensuite à l’Olympique de Marseille. Avec l'OM, il devient capitaine et l'un des cadres de l'équipe qui atteint notamment la finale de la Ligue Europa en 2018. Malgré l'absence de titres, son niveau technique et ses buts font de lui l'un des chouchous des supporters jusqu'à son départ à Vasco da Gama au Brésil en 2023. Depuis le 1er juillet 2025, il n’appartient à aucun club.
Sélectionné à partir de 2010 en équipe de France, Payet atteint la finale de l'Euro 2016 où il sera élu membre de l'équipe type du tournoi, il manquera ensuite la Coupe du monde 2018 pour cause de blessure où la France est sacrée championne du monde.
Dimitri Payet est né le 29 mars 1987 à Saint-Pierre, sur la côte sud de l'île de La Réunion. Son patronyme Payet est le nom de famille le plus porté sur l'île de la Réunion avec Hoarau et Grondin. Dimitri descend en ligne directe d'Antoine Payet, baptisé le 31 mai 1637 à Saint-Priest-la-Roche, un soldat français établi vers 1674 sur l'île appelée alors Île Bourbon. Le nom de famille Payet est prononcé Payette à la Réunion.
Très tôt, Dimitri Payet développe une passion pour le football, ayant pour modèle Thierry Henry. Dès l'âge de quatre ans, Payet rejoint son premier club de foot, dans la ville où il passe son enfance, Saint-Philippe. Mais trop petit, sa mère doit prendre une assurance afin qu'il puisse jouer.
Il rejoint le centre de formation du Havre AC alors qu'il n'a que 12 ans, mais est contraint de retourner sur son île natale quatre années plus tard en 2003 à la suite de cet essai infructueux.
Il fait ses débuts en première division réunionnaise avec l'AS Excelsior en mars 2004 contre l'AS Marsouins. Il sera l'une des révélations en championnat et aura disputé en tout près de 25 matchs sur 26 possibles et inscrit 11 buts. Cette même année avant son départ pour le FC Nantes, il remporte la Coupe de la Réunion avec les tangos en battant en finale l'US Stade Tamponnaise.
Repéré par le FC Nantes, Payet revient en métropole lors de la saison 2004-2005. Il fait d'abord ses armes avec les 18 ans nationaux, puis avec l'équipe réserve du FC Nantes. Ses efforts sont récompensés la saison suivante, lorsque Serge Le Dizet le convoque pour un match avec l'équipe première. Le 17 décembre 2005, Dimitri Payet fait ses débuts dans l'effectif professionnel contre les Girondins de Bordeaux lors d'un match de championnat qui se solde par un nul (0-0). Le 21 janvier 2006, Il est de nouveau appelé par Serge Le Dizet contre le FC Metz. Il marque alors son premier but chez les professionnels après être entré en jeu à la place de Mamadou Diallo, le FCN s'impose 4-1. À ses débuts, il est l'un des quatre joueurs suivis par L'Académie du Foot, une émission quotidienne diffusée pendant une semaine sur Arte en 2006.
Au cours de la saison 2006-2007, il devient une pièce maîtresse du FCN en disputant 33 rencontres et marquant 5 buts. Il signe un contrat professionnel lors de cette même saison. La descente du FC Nantes en Ligue 2 le pousse à rejoindre l'AS Saint-Étienne au cours de l'été 2007. Le transfert est assorti d'un contrat de 4 ans et avoisine les 4 millions d'euros.
Il joue son premier match sous le maillot vert le 4 août 2007 contre l'AS Monaco, lors de la première journée de championnat (1-1). Pour sa première saison verte, Saint-Étienne, malgré de hautes ambitions en début de saison et un mercato intéressant, connaît une entame de championnat de France catastrophique, qui l'amène au bord de la relégation en février. Mais les verts finissent la saison en trombe accrochant ainsi la 5e place du championnat significative de qualification en Coupe UEFA. Lors de la tournée des Verts à la Réunion, fin mai 2008, Payet est capitaine et marque un but lors d'un match amical contre la sélection locale de la Réunion.
Il inscrit son premier but pour les verts en match officiel en Coupe de l'UEFA contre l'Hapoel Tel Aviv en septembre 2008, ainsi que son premier but en championnat contre Bordeaux, le même mois. Par la suite, il prolonge son contrat avec l'AS Saint-Étienne jusqu'en 2013. Il marque un doublé contre Lorient en 32e de finale de Coupe de France le 24 janvier 2010.
Lors de la 37e journée de Ligue 1 face à Toulouse, le 8 mai 2010, une altercation avec son coéquipier et capitaine Blaise Matuidi se produit sur le terrain. Payet, n'acceptant pas les reproches de son capitaine et de Yohan Benalouane, assène un coup de tête à Matuidi et tente de le frapper avant d'être séparé par ses coéquipiers et l'arbitre Bruno Coué. Il sera par la suite mis à pied par son président Roland Romeyer. Depuis entre les deux coéquipiers verts et bleus tout va bien, Payet déclarant que cela « n'avait pas lieu d'être » et qu'ils sont « repartis sur de nouvelles bases », Matuidi, lui, explique cette altercation par un « manque de maturité ».
Le samedi 28 août 2010, lors du match comptant pour la 4e journée du championnat de Ligue 1, il inscrit un triplé face au RC Lens au stade Geoffroy-Guichard. Le 18 septembre 2010, lors du match face au Montpellier Hérault Sport Club comptant pour la 6e journée, il inscrit un doublé permettant à l'AS Saint-Étienne de se hisser à la première place du championnat, une première depuis 1982. Il conforte aussi à cette occasion sa position de leader au classement des buteurs. Le samedi 25 septembre 2010, lors du 100e derby Olympique lyonnais - AS Saint-Étienne au Stade de Gerland, il s'illustre en inscrivant le but victorieux d'un coup franc en pleine lucarne (0-1) à la 75e minute. Il permet ainsi à l'ASSE de battre l'OL pour la première fois depuis 1994 et de rester en tête du championnat. Ce but est le septième en autant de matchs en 2010-2011. Ce début de saison tonitruant lui permet de faire ses premiers pas en équipe de France. Mais après, le joueur rentre dans une passe difficile, commencé par un pénalty loupé contre le SM Caen à quelques minutes du coup de sifflet final. Il ne marque plus de la mi-saison. Le 29 janvier 2011, lors de la rencontre de Ligue 1 face au Toulouse FC dans le Chaudron, Dimitri Payet, pourtant disponible, n'est pas sur la feuille de match ; il a en effet révélé, trois jours plus tôt, ne plus vouloir jouer pour l'ASSE et déclare de son propre chef vouloir partir pour le PSG. Le 31 janvier 2011, l'affaire se termine : les dirigeants des Verts ont refusé une offre de 10 M€ de Chelsea FC et de 8 M€ du Paris Saint-Germain dirigé par Robin Leproux, et conservent le joueur pour la suite de la saison.
Après ce transfert avorté, Payet connaît un grand passage à vide, où il perd d'ailleurs sa place de titulaire au profit d'Alejandro Alonso la recrue hivernale. Ce n'est que cinq mois après son dernier but, contre l'OGC Nice, que Payet inscrit son neuvième but de la saison d'une frappe de 25 m face au Stade brestois. Il retrouve enfin son meilleur niveau face à l'AS Nancy en inscrivant un doublé alors que les Stéphanois étaient menés (1-0). Il finit ainsi la saison sur un total de 13 buts pour sa dernière année à Saint-Étienne.
Payet s'engage avec les champions de France en titre, le Lille OSC, le 28 juin 2011 durant le mercato estival à la suite d'un transfert de 8 millions d'euros, accompagné de bonus de 2 millions d'euros, pour les quatre prochaines saisons. Cette somme fait de lui la troisième recrue estivale la plus chère de Ligue 1, derrière les Parisiens Javier Pastore et Kevin Gameiro. Il est engagé afin de remplacer Gervinho partant pour Arsenal. Il joue son premier match officiel sous les couleurs du LOSC le 22 juillet 2011 lors du Trophée des champions face à l'Olympique de Marseille, dauphin du LOSC la saison précédente, match perdu 5-4 au terme d'une fin de match palpitante. Il est à créditer d'un assez bon match.