Dido, née Dido Florian Cloud de Bounevialle O'Malley Armstrong, le 25 décembre 1971 dans le quartier londonien de Kensington, en Angleterre, est une chanteuse pop britannique.
Elle est également parolière, musicienne (claviériste, guitariste, flûtiste et batteuse) et productrice.
En 2004, elle entre dans le classement des dix artistes les mieux payés du monde avec des revenus estimés à 15,8 millions de livres sterling.
Elle a sorti cinq albums solo entre 2001 et 2019.
Dido Florian Cloud de Bounevialle O'Malley Armstrong est née le 25 décembre 1971 dans l'hôpital de Kensington, à Londres, au Royaume-Uni. Elle baigne dans un milieu culturel (son prénom vient de la forme latine de Didon, fondatrice légendaire de Carthage) avec un père d'origine irlandaise qui travaille en tant qu'agent littéraire pour la maison d'édition Sidgwick & Jackson et une mère d'origine française qui consacre sa vie à l'écriture poétique.
Elle grandit au nord de Londres en compagnie de son frère Rollo, et tous deux se passionnent pour la musique. À cinq ans, elle aurait dérobé une flûte à bec, qui serait le révélateur de son talent précoce. Un an plus tard, elle est admise à la Guildhall School of Music de Londres, où elle s'essaye peu à peu à de nombreux instruments, dont la flûte, le piano et le violon, trois instruments qu'elle maîtrise à l'âge de dix ans. Elle joue alors surtout de la musique classique, particulièrement des compositeurs classiques contemporains qu'elle apprécie.
À l'adolescence, elle connaît la scène avec un ensemble de musique classique qui organise quelques tournées au Royaume-Uni. Cependant, malgré son bon niveau et ses efforts, elle comprend qu'elle ne pourra jamais réaliser son rêve, devenir une grande pianiste classique. À seize ans, elle découvre la mythique chanteuse de jazz Ella Fitzgerald, qui la fascine et suscite son admiration — elle hésite alors entre la musique classique, les études et le nouveau groupe d'électro de son frère Rollo, Faithless.
À 17 ans, elle abandonne la musique classique, quelque peu désenchantée, puis après avoir terminé ses études secondaires, s'inscrit à l'université de droit, avec le projet de devenir juriste. Elle rencontre celui qui sera son petit ami pendant sept ans, Bob Page, devenu avocat. Elle commence à effectuer des tournées avec Faithless et prête ainsi sa voix à plusieurs de leurs chansons. Peu à peu, son nom trouve un écho dans les milieux musicaux. Cependant, son frère Rollo s'inquiète et lui conseille de se consacrer à ses études universitaires. « J'étais juste la petite sœur de Rollo, donc la dernière que l'on aurait regardée », pense-t-elle alors. Mais du côté des labels, on commence à la suivre de près. Après l'écoute d'une de ses démos, Clive Davis, le fondateur d'Arista Records, invite Dido à le rencontrer. La rencontre a lieu en 1997 dans un grand hôtel londonien :
« Ce qui m'a réellement fait comprendre que cet homme était étonnant, c'est que j'avais déjà rencontré beaucoup de personnes de l'industrie musicale, et que c'est le seul qui se soit réellement assis pour me parler de ma musique, tout le contraire de ce qu'ils font d'habitude ! »[réf. nécessaire]
Par la suite, une autre chose l'a séduite profondément : le fait de n'avoir aucune limite, aucune barrière à sa création artistique, totalement libre « ...parce qu'on ne se préoccupait pas vraiment de ce que je faisais, ils étaient occupés ailleurs », pense-telle. C'est ainsi qu'en 1999 sort The Highbury Fields EP, l'album comprenant les quatre premiers morceaux de No Angel, plus un titre plus électronique, empreint de sonorités de Faithless, et que Dido compose elle-même : Worthless, ce qui veut dire « Sans valeur ». Le contrat signé avec Arista concerne les États-Unis, et c'est pour cette raison que No Angel, le premier album complet, va d'abord être distribué dans ce pays.
En avril 2000, Dido est à New York et enchaîne les concerts autour de No Angel qui, dans un premier temps, n'est disponible qu'aux États-Unis. Un jour, elle reçoit une lettre accompagnée d'un CD, il s'agit du disque d'Eminem avec son titre Stan, pour lequel il a repris Thank You (« Nous avons aimé votre album et avons repris la chanson Thank You. Écoutez et dites-nous ce que vous en pensez »). « Lorsque j'ai écouté le CD, je me suis sentie emportée, envolée. J'aimais déjà ce qu'il faisait, mais là il y avait quelque chose d'un peu différent, plus beau ».
Avant même la sortie de Stan, Dido, qui n'a pas ménagé ses efforts de scène sur le sol américain, avait déjà vendu un million d'albums, également grâce au choix de Here with Me en tant que générique de la série Roswell. Paradoxalement, c'est probablement au Royaume-Uni que « l'effet Eminem » a été le plus favorable, car c'est souvent grâce à Stan que les Britanniques ont découvert l'artiste. Certains ont alors accusé Dido de plagier le style de Sinéad O'Connor ou Sarah McLachlan. Mais si elle se dit flattée d'être comparée à de telles artistes, Dido explique tout autrement son succès : par la liberté de création, si rare dans l'industrie musicale, dont elle a pu bénéficier étant donné que son style n'était a priori pas très à la mode.
Quand il a fallu songer à un second album, elle n'a pas eu besoin de demander cette liberté : « Va vers l'avant, plus loin, sans te soucier de faire comme la dernière fois », lui dit sobrement son label Arista. « Dis-nous simplement quand tu penses avoir fini ». Dido est aux anges. « Dans mon esprit, je serai toujours celle qui arrive de l'arrière, de l'inconnu, et il semble que cela me porte chance ». Le 29 septembre 2003, l'album Life for Rent est dans les bacs des disquaires. Fortement empreint du style de No Angel, ce second opus n'a pas souffert du « syndrome du deuxième album », supposément toujours difficile. Mais si on y reconnaît immédiatement la voix cristalline et envoûtante de Dido, il est néanmoins plus travaillé musicalement et les arrangements se fondent dans une atmosphère plus intimiste et chaleureuse. Le plus troublant est que les multiples influences, qui vont d'Ella Fitzgerald à The Clash, ne nuisent pas à l'unité de l'ensemble.
Les titres de l'album sortent ensuite un à un en singles. Le premier extrait, White Flag, contient une chanson inédite, Paris. Viennent ensuite le morceau Life for Rent qui donne son titre à l'album, puis Don't Leave Home, chanson que Dido a composée après avoir sorti No Angel mais avant que l'album ne gagne en succès — le morceau reçoit ici une instrumentation beaucoup plus riche et plus rapide que l'ancienne version, que Dido chantait en bonus sur scène en 2001. Après quoi, sort le très estival Sand in My Shoes en août 2004, rappelant opportunément les souvenirs de vacances.
Durant plus d'un an, Dido va enchaîner les concerts, se découvrir des fans jusqu'au Japon et en Europe de l'Est, et les récompenses pleuvent tandis que ses titres déferlent sur les radios du monde entier. White Flag sera même le titre le plus diffusé sur les radios françaises en 2003 (15 554 diffusions). En février 2005, les chiffres de ventes des albums tombent : Life for Rent s'est déjà vendu à plus de 8 millions d'exemplaires dans le monde en à peine plus d'un an, ce qui porte le total à plus de 20 millions avec No Angel.
Premiers enregistrements et débuts avec Faithless (1995–1999)
En 1995, alors âgée de 23 ans, Dido commence l'enregistrement de quelques morceaux sous forme de démos (en parallèle de sa collaboration avec Faithless) qui seront finalement regroupés sur une compilation nommée Odds and Ends et est envoyée à la maison d'édition musicale canadienne Nettwerk. Retenant l'attention de par ces morceaux et sa présence en tant que vocaliste dans le collectif Faithless, Nettwerk décide de signer un contrat avec Dido, plusieurs morceaux terminés de Odds and Ends feront finalement partie de son futur premier album. La maison de disques Arista, alors intéressée par les morceaux de Odds and Ends, propose de signer un contrat avec Dido pour un premier album. Rollo Armstrong, alors encore propriétaire de son label Cheeky Records, cosigne avec Dido. Ainsi va démarrer la réalisation d'un premier disque solo pour Dido.