Ce Jour-là

Didier Reynders

Homme politique belge

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Didier Reynders (/di.dje ʁɛn.dɛʁs/), né le 6 août 1958 à Liège, est un homme politique belge. Membre du Parti réformateur libéral (PRL), il est président du Mouvement réformateur (MR) de 2004 à 2011, un parti politique formé par plusieurs partis belges francophones de droite et centre droit.

Il exerce diverses fonctions dans des institutions publiques avant d'entrer à la Chambre des représentants en 1992. Il a été ministre fédéral des Finances de 1999 à 2011 dans six gouvernements différents — du premier gouvernement de Guy Verhofstadt au second gouvernement d'Yves Leterme — et ministre fédéral des Affaires étrangères et européennes depuis 2011, dans le gouvernement d'Elio Di Rupo et les gouvernements de Charles Michel. À la suite de la crise gouvernementale de décembre 2018, il hérite en plus du poste de ministre de la Défense.

Après les élections législatives fédérales de 2019, il est désigné informateur par le roi Philippe le 30 mai, un rôle qu'il assure conjointement avec Johan Vande Lanotte.

Il est désigné au poste de Commissaire européen chargé de la Justice dans la Commission Von der Leyen le 10 septembre 2019, poste qu'il occupe jusqu'en septembre 2024.

En décembre 2024, Didier Reynders est suspecté de blanchiment d'argent, notamment suite à des dépôts d'argent liquide et via l'achat de jeux de hasard pour un montant d'environ 1 million d'euros.

En novembre 2025, Didier Reynders est officiellement inculpé de blanchiment d'argent et d'un ou plusieurs autre(s) délit(s) potentiel(s) non encore connu des médias.

Didier Reynders fait ses études classiques à l'Institut Saint-Jean Berchmans de Liège et est licencié en droit de l'université de Liège (1981).

Premiers engagements politiques

Il entre en politique à la suite de sa rencontre avec Jean Gol. Directeur général au département des pouvoirs locaux du ministère de la Région wallonne de 1985 à 1988, il devient président de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) en 1986, puis président de la Société nationale des voies aériennes (1991-1993). Dans le même temps, il est élu conseiller communal à Liège. En 1992, il est élu à la Chambre des représentants et devient président du groupe PRL-FDF à la Chambre en 1995.

Parallèlement à sa carrière politique, il exerce plusieurs mandats dans le monde des affaires. De 1992 à 1999, il préside le conseil d'administration de la banque SEFB (Record Bank aujourd'hui). Il est aussi administrateur du centre de coordination du groupe Carmeuse et de la Compagnie des wagons-lits.

À la suite des élections fédérales de 1999, il entre au gouvernement fédéral comme ministre des Finances, poste qu'il occupe sans discontinuer jusqu'en 2011. Il a en plus été chargé de la Régie des Bâtiments dans le gouvernement Verhofstadt II, puis, considéré comme le lieutenant en politique de Louis Michel, il succède à celui-ci comme vice-Premier ministre le 18 juillet 2004, ensuite comme président du MR à compter du 11 octobre 2004. Il a également été le ministre francophone chargé des Réformes institutionnelles dans le Gouvernement Leterme II, ce qui fait de lui l'une des principales personnalités politiques de Belgique.

En tant que ministre des Finances, il a conçu un dispositif accordant d'importants allégements fiscaux aux multinationales. Favorable aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI), il plaide pour la suppression de l’indexation des salaires et des allocations sociales à l’évolution du coût de la vie.

Pour le scrutin législatif du 10 juin 2007, Didier Reynders était en tête de la liste du MR pour la Chambre des représentants à Liège.

À la suite des élections législatives du 10 juin 2007, la famille libérale belge (MR + Open VLD) devient la première famille politique de Belgique, grâce essentiellement au succès du MR qui, avec 12,52 % des suffrages et 23 sièges sur 150 à la Chambre des représentants (soit 1,12 point de mieux mais tout de même 1 siège de moins qu'en 2003), ainsi que 12,31 % des voix aux élections sénatoriales et 6 sièges, représente désormais la deuxième force politique de Belgique derrière le CD&V et le premier parti francophone.

Fort de ce succès, Didier Reynders a été désigné par le roi Albert II comme informateur. Il démissionne le 15 juillet 2007, Yves Leterme étant nommé une première fois par le roi formateur du gouvernement.

Après plusieurs échecs, un gouvernement intérimaire est formé le 21 décembre 2007 sous la direction du Premier ministre sortant Guy Verhofstadt, et dans lequel il reste vice-Premier ministre toujours chargé des Finances et des Réformes institutionnelles (conjointement pour ce dossier avec Yves Leterme) ainsi que des Réformes socioéconomiques. Il est reconduit dans les gouvernements Leterme à partir du 20 mars 2008 et Van Rompuy à partir du 30 décembre 2008, où il est, selon l'ordre protocolaire, le numéro 2 du gouvernement.

Aux élections législatives fédérales belges de 2010, les libéraux subissent un double revers face aux socialistes en Wallonie et face aux nationalistes de la N-VA en Flandre. Durant la longue crise politique qui s'ensuit, Didier Reynders finit cependant par se voir confier une brève mission d'informateur qui dure un mois, en février 2011. C'est à cette même époque que Charles Michel lui succède à la présidence du MR, à la suite des élections internes qui ont été la conséquence de la contestation qui a agité le MR.

Le 6 décembre 2011, il devient ministre fédéral des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes dans le gouvernement Di Rupo, poste qu'il s'est à nouveau vu attribuer en 2014 dans le gouvernement de Charles Michel. Il est critiqué en décembre 2012 pour avoir rencontré, dans le cadre de son voyage en Arabie saoudite, un prince condamné par un tribunal français pour trafic de drogue et recherché par Interpol.

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