Ce Jour-là

Denis Vaugeois

Historien & personnalité politique canadienne

Anúncio

Denis Vaugeois, né le 7 septembre 1935 à Saint-Tite, est un historien, éditeur et homme politique québécois.

Denis Vaugeois est natif de Saint-Tite en Mauricie, région dans laquelle ses ancêtres ont immigré au milieu du XIXe siècle. Sa famille déménage à Trois-Rivières en 1942 et son père l’inscrit au Jardin de l’enfance dirigé par les Filles de Jésus, communauté d’origine bretonne qu’affectionnait tout particulièrement l’aïeule Louise Frandeboeuf. Ce choix aura une grande influence sur lui, d’abord par le souci de la langue qu’entretiennent les religieuses et aussi parce que sur le chemin de l’école se trouve une bibliothèque des jeunes. Il a trouvé sa voie : le livre.

Il fait son cours classique au séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et opte pour les lettres et l’enseignement. Il obtient un brevet A de l'école normale Jacques-Cartier de Montréal en 1955 et une licence ès lettres de l'Université de Montréal en 1959. Il obtient par la suite une licence en pédagogie de l'École normale secondaire de la même université en 1962 et un diplôme d'études supérieures (histoire) à l'Université Laval en 1967. Il y complète une scolarité de doctorat en 1975.

Enseignement et Fonction publique

Entre 1955-1956, il enseigne au séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, puis de 1959 à 1965, il est professeur à l'école normale Duplessis. En 1965, il accepte le poste de directeur de l’enseignement de l’histoire au sein du ministère de l’Éducation. Dès la fin de 1968, déçu par l'improvisation qui y règne, il quitte ses fonctions et accepte de devenir codirecteur du centre franco-québécois de développement pédagogique. Malgré son intérêt pour cette nouvelle responsabilité, il accepte, en 1970, de devenir directeur général des relations internationales et, à ce titre, responsable du réseau des délégations et maisons du Québec à l’étranger. Il met en place la communication par télex ce qui lui permet de réorganiser les délégations générales de New York, Londres et Paris et fait ouvrir, en collaboration avec le ministère de l'industrie-commerce, plusieurs nouveaux bureaux du Québec à l'étranger. Il siège au conseil d’administration de l’Agence de coopération culturelle et technique où il défend, avec le commissaire Yves Michaud, la tenue de jeux de la francophonie qui deviennent à l’été de 1974 la Superfrancofête. Sont alors réunis, sur les Plaines d’Abraham, Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois, qui passent à l'histoire comme le loup, le renard, le lion. Selon plusieurs, l'esprit de la fête se poursuivra jusqu'à l'élection du Parti québécois en 1976. En outre, de 1974 à 1976, il agit comme coordonnateur d'ententes ACDI-Québec au Maroc et au Pérou.

Sous la bannière du Parti québécois, Denis Vaugeois est élu député de la la circonscription de Trois-Rivières à l'Assemblée nationale du Québec lors des élections générales provinciales de 1976 . Il est réélu en 1981. Au cours de ses deux mandats en politique, il occupera les fonctions d'adjoint parlementaire au ministre des Affaires intergouvernementales, de Ministre des affaires culturelles, de Ministre des Communications, de vice-président du Conseil du Trésor, d'adjoint parlementaire au ministre délégué aux Affaires parlementaires et de président de la Commission des institutions. C'est durant son passage en politique qu'il suggère le remplacement de la devise sur les plaques d'immatriculation du Québec, qui passera de « La Belle Province » à « Je me souviens ».

Au sommet sur les industries culturelles (décembre 1978), il propose la création d'une Société de développement de celles-ci, aujourd'hui appelée la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC). Elle est créée avant Noël 1978. Il consacre l'année 1979 à la préparation d'une loi du livre qui permettra de structurer la chaîne du livre et de favoriser développement des librairies, particulièrement en région. Déposée le 19 juin 1979, la Loi du livre (Loi 51) est votée le 21 décembre 1979.

Pour soutenir cette nouvelle loi, il lance un important plan de développement des bibliothèques publiques. Ce plan quinquennal, connu comme le plan Vaugeois, propose des programmes d'aide financière aux municipalités afin d'établir des bibliothèques à la grandeur du Québec. ll fait accepter par le Conseil du Trésor que les contrats soient accordés à des projets qui tiennent compte du caractère culturel des établissements en cause. Une aide financière est prévue non seulement pour la construction, mais aussi pour l’achat de livres et le perfectionnement du personnel. De 1979 à 1985, le nombre de bibliothèques publiques au Québec passera de 121 à 849.

En 1978, Denis Vaugeois est nommé ministre responsable du chantier de restauration de Place-Royale par René Lévesque qui lui confie le mandat de réorienter les travaux. Il favorise alors le concept de Jacques de Blois et Gérard Paris, promoteurs du Petit Champlain, une approche qui vise à convenir d'un équilibre entre la restauration exemplaire et utilitaire de ce quartier.

Lors de son passage en politique, Denis Vaugeois s'implique dans la circonscription de Trois-Rivières en restaurant le Manoir de Tonnancour, assurant le financement de la Salle J-Antonio Thompson et en faisant classer le Fonds de la famille Hart comme bien culturel. Il participe également à la création de la Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières (SCAP), connue aujourd'hui sous le nom de Patrimoine Trois-Rivières. Il procède à des ententes avec Ottawa pour assurer la mise en valeur et l’interprétation du site des Forges Saint-Maurice.

La politique du 1% : l'intégration des arts à l'environnement

Nommé au conseil du Trésor, il sera d'abord membre avant d'agir comme vice-président. Il obtient le transfert du programme du 1% réservé aux édifices gouvernementaux et géré par le ministère des Travaux publics au ministère des Affaires culturelles au titre de l’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. Cela lui permet d'élargir considérablement la politique du 1%. Il s’emploie également, avec l’aide de Noël Vallerand, à créer, en 1980, l’opéra de Montréal et à soutenir le développement des conservatoires.

Le cumul des Communications et de la Culture l’amène à favoriser les stations de radio en milieux autochtones, à couvrir le Québec d’antennes permettant la diffusion directe de Radio-Québec et à jeter les bases du futur Musée de la civilisation.

En avril 1982, il organise, dans son comté, un important colloque dont il fait publier les actes sous le titre Les Défis de l’aménagement.

Il est l'un des fondateurs du journal d'histoire Boréal Express en 1962. Il crée en 1968 une maison d'édition du même nom.

Il est vice-président du Comité international des historiens et des géographes de langue française de 1970 à 1976 ainsi que secrétaire-trésorier de l'Institut d'histoire de l'Amérique française en 1972 et en 1973, puis vice-président de 1973 à 1976.

Il fonde les éditions du Septentrion en 1988 en plus de diriger la réorganisation des Presses de l'Université Laval entre 1996 et 1998. Il a également agi comme PDG du Centre éducatif et culturel (CEC) entre 1985 et 1987.

Ses ouvrages et sa production d’émissions de radio et de télévision témoignent de la progression de ses travaux sur ce qu’il appelle le creuset québécois.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Denis Vaugeois | World in Stories