Ce Jour-là

Denis Seznec

Écrivain et conférencier français

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Denis Le Her ou Denis Le Her-Seznec, plus connu sous le nom de Denis Seznec, né le 26 décembre 1946, est un écrivain et conférencier français. C'est l'un des petits-fils de Guillaume Seznec et le défenseur de la thèse de la totale innocence de celui-ci dans l'affaire qui lui a valu une condamnation pour faux et pour meurtre sans préméditation en 1924.

Un petit-fils de Guillaume Seznec, fils d'un témoin majeur de l'affaire Seznec (1946-1977)

Denis Seznec est le fils de Jeanne Seznec, fille de Guillaume Seznec, et de François Le Her. Il a deux frères, Jean-Claude, canonnier en Indochine, aujourd'hui décédé, et Bernard, qui s'est suicidé en 1994, et une sœur, Francette.

François Le Her serait, selon ses propres dires, l'un des derniers à avoir croisé en 1923 Pierre Quemeneur et il a témoigné en 1924 en faveur de Guillaume lors de son procès. Jeanne l'épouse en 1944, peut-être pour en savoir davantage sur l'affaire, mais François Le Her la bat et menace de revenir sur son témoignage. Le 3 octobre 1948 Jeanne finit par le tuer d'un coup de revolver, ce qui la conduit devant une cour d'assises où elle est acquittée à l'unanimité.

Compositeur-typographe, Denis Seznec devient réviseur au Journal officiel, milite à la CGT du Livre afin de la démocratiser de l'intérieur[réf. nécessaire] et voyage beaucoup.

Jeanne attendra le retour du bagne de son père pour faire baptiser Denis, dont Guillaume deviendra le parrain. Quelques années plus tard, elle lui confiera une valise contenant tous les documents relatifs à l'affaire. Denis Seznec reprendra le flambeau de toute sa famille[réf. nécessaire] afin de faire réhabiliter son grand-père et de laver l'honneur des Seznec. Il y consacrera sa vie en compagnie de sa femme Martine. Ils essaieront pendant trente ans d'avoir un enfant, penseront en adopter, mais l'affaire les en empêchera.

Le défenseur médiatique de la thèse de l'erreur judiciaire dans l'affaire Seznec (1977-2006)

À partir de 1977, date de la treizième demande de révision de l'affaire, il milite pour la réhabilitation de son grand-père accusé du meurtre de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère en 1923 et condamné aux travaux forcés à perpétuité en novembre 1924.

Écrivain et conférencier (il a tenu plus de 1500 conférences à ce jour[réf. souhaitée]), Denis Seznec est l'auteur de plusieurs livres sur l'affaire Seznec, dont le best-seller Nous les Seznec vendu à plus de 200 000 exemplaires, il est actuellement Président d'honneur de l'association France-Justice. Association qui a permis la réhabilitation de plusieurs personnes accusées à tort[réf. nécessaire].

La réforme des procédures de révision (2007-2014)

Après le rejet de la quatorzième requête en révision du procès de son grand-père, déposée par la ministre de la Justice, Denis Seznec et France Justice se mobilisent pour faire évoluer la législation sur la révision des procès. À la faveur d'une mission d'information conduite par les députés Alain Tourret (PRG) et Georges Fenech (UMP), il est interrogé avec son avocat Jean-Marc Florand par ces derniers au sein de la Commission des lois, en septembre 2013.

De ces travaux aboutit une nouvelle loi sur les procédures de révision et de réexamen des décisions pénales définitives en juin 2014, qui élargit notamment les ayant droit aux petits-enfants de la personne condamnée. Six mois plus tard, Denis Seznec annonce son intention de déposer une requête en révision pour le 20 janvier 2015. Passé cette date, aucune requête n'est déposée, sans que Denis Seznec ne s'en explique.

Le ralliement au Front national (depuis 2011)

Après avoir surpris l'opinion publique en assistant en septembre 2011 aux journées d'été du Front national (FN) à l'invitation de l'avocat Gilbert Collard, Denis Seznec rejoint en avril 2012 le comité de soutien de Marine Le Pen pour les élections présidentielles. Pour l'avocat Denis Langlois, « ceux qui soutiennent l'innocence de Guillaume Seznec ne se recrutent guère dans les rangs du Front national, mais en majorité à gauche. Ils apprécient peu que le petit-fils ait parcouru en l'espace de quarante ans tout l'éventail politique : de l'extrême gauche en mai 1968, jusqu'à l'extrême droite, en passant par le syndicat CGT-Livre lorsqu'il était correcteur d'imprimerie, et le gaullisme comme il l'affirme. [...] Dans les mois qui viennent les attaques se multiplient. Le 27 octobre 2013, Denis Seznec en est réduit à présenter sa démission de président de France-Justice [...] Son erreur politique lui a aliéné l'essentiel de ses soutiens. »

Jean-Pierre Marini, président de l'association Droits et Libertés, elle-même membre de France Justice, déclare à ce propos : « La démission de Denis Seznec comme président actif de France Justice nous place devant une situation inconnue et délicate, car cet homme courageux a porté cette belle association trop souvent sur ses seules épaules, d’où sa lassitude, que nous comprenons bien. Son départ peut signifier la fin d’une association qui a réuni plus de 1 500 personnes, dont de nombreuses personnalités ».

Après la promulgation de la loi du 20 juin 2014 relative à la réforme des procédures de révision et de réexamen d'une condamnation pénale définitive qui ouvre la possibilité d'une révision au bénéfice du doute et à la demande des descendants jusqu'à la 4e génération, Denis Seznec annonce en décembre 2014 vouloir déposer une nouvelle demande de révision de l'affaire. Il ne donne cependant pas suite après la publication en janvier 2015 du livre de Denis Langlois, Pour en finir avec l'affaire Seznec : l'ex-avocat de la famille Seznec y fait état de ce qu'il nomme « le secret de la famille Seznec », à savoir un témoignage supposé, mettant en cause l'épouse de Guillaume Seznec, Marie-Jeanne, dans la mort accidentelle de Pierre Quémeneur en 1923. Denis Seznec réagit à cette publication en affirmant : « il n'y a pas de secret de famille. »

Le défenseur d'une thèse contestée

Michel Pierre, spécialiste de l'histoire du bagne, note à propos du livre Seznec : le bagne : « Telles que sont rapportées [les années que Guillaume Seznec a passées en Guyane] par son petit-fils dans un ouvrage récent, on entre justement dans la catégorie du roman où l’auteur prend de singulières libertés avec la vérité historique » et s'indigne de ce que « ce type d’ouvrage tend à instaurer une sorte de confusion entre la peine de la transportation telle qu’elle a été vécue en Guyane à cette époque et les camps d’extermination nazis. Ce qui est historiquement faux et moralement inadmissible. » Cet historien est également très critique sur les accusations proférées par Denis Le Her, selon qui les auteurs de la supposée machination montée contre son grand-père seraient... les francs-maçons : « Il y a ainsi d’incroyables perversions de raisonnement où les mots « trafic » et « complot » renvoient automatiquement au pouvoir, et le pouvoir aux francs-maçons avec un détour par les Soviétiques et, pourquoi pas ?, par les Cadillac, symboles du capitalisme américain ».

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