Ce Jour-là

Delphine Batho

Femme politique française

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Delphine Batho , née le 23 mars 1973 dans le 12e arrondissement de Paris, est une femme politique française.

Militante dès le collège puis leader syndicale lycéenne membre de la FIDL et vice-présidente de SOS Racisme, elle devient ensuite cadre du Parti socialiste (PS), où elle est spécialiste de la sécurité. En 2007, elle succède à Ségolène Royal comme députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres.

Porte-parole de François Hollande lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, elle est tout d'abord nommée ministre déléguée à la Justice dans le premier gouvernement Ayrault, avant de devenir ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie en juin 2012, dans le deuxième gouvernement Ayrault. Le 2 juillet 2013, à la suite d'un désaccord sur la politique budgétaire du gouvernement, elle est relevée de ses fonctions de ministre par le président de la République sur proposition du Premier ministre.

À nouveau députée depuis 2013, elle est réélue en 2017 et devient vice-présidente du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée nationale, groupe qu'elle quitte en 2018, en même temps que le PS. Elle prend alors la présidence de Génération écologie. En mai 2020, elle rejoint le groupe Écologie démocratie solidarité, dont elle est vice-présidente. Celui-ci étant dissous en octobre 2020, elle rejoint les non-inscrits.

Candidate à la primaire écologiste de 2021, elle arrive en troisième position, avec 22,32 % des voix, prônant la décroissance. Elle est réélue députée lors des élections législatives de 2022. Elle est à nouveau réélue lors des élections législatives de 2024.

Le 25 novembre 2025, elle annonce se porter candidate à l'élection présidentielle de 2027.

Jeunesse militante à la FIDL et SOS Racisme

Fille des photographes John Batho (ancien ouvrier relieur dans une imprimerie des Deux-Sèvres, puis aux Archives nationales, professeur aux Beaux-arts) et Claude Batho née Bodier, une mère qu'elle perd à huit ans, Delphine Batho commence à militer au collège dans des opérations humanitaires et lors des manifestations lycéennes de 1986 contre le projet de loi Devaquet, politiquement influencée par des artistes comme Daniel Balavoine et Coluche.

Bachelière au lycée Henri-IV à Paris, où elle fréquente les mêmes bancs que Mazarine Pingeot, elle adhère en 1988 à SOS Racisme et à la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), dont elle prend la présidence deux ans plus tard. Elle se fait connaître en 1990 lors des manifestations étudiantes et lycéennes contre la violence, le manque de moyens alors que Lionel Jospin est ministre de l'Éducation nationale. Après près de deux mois de grève, le mouvement obtient du ministre 4,5 milliards de francs pour rénover les lycées et des avancées en matière de droits lycéens (création des conseils académiques de la vie lycéenne, droit de réunion et d’affichage, etc.). Durant le mouvement, un passage de Delphine Batho au journal télévisé de 20 heures lui vaut d'être repérée par Julien Dray.

Le baccalauréat en poche en 1992, elle entame à Paris 7 des études d’histoire qu'elle abandonne par la suite. Alors qu'elle vient de quitter la FIDL, elle devient vice-présidente de SOS Racisme en septembre 1992, représentante de la « deuxième génération de SOS », selon l'expression du Monde, au côté du nouveau président Fodé Sylla, après le départ de Harlem Désir. Elle reste à la vice-présidence jusqu'en 1998.

Premiers pas au Parti socialiste

Delphine Batho adhère au Parti socialiste en 1994 : elle devient alors membre du courant la Gauche socialiste animé par Jean-Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann et Julien Dray. Aux côtés de ce dernier, elle commence à travailler les thèmes de la sécurité. Lors du congrès de Grenoble de 2000, elle entre au Bureau national. En 2003, lors de l’éclatement de la Gauche socialiste, elle reste fidèle à Julien Dray dont elle est alors la collaboratrice au conseil régional d'Île-de-France, chargée des questions de sécurité.

Elle rejoint la motion de François Hollande au congrès de Dijon (mai 2003) et devient l'année suivante, secrétaire nationale, chargée de la sécurité.

En 2006, elle est auditrice à l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).

Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de 2007, intègre ses réflexions en matière de sécurité dans le concept d'« ordre juste ». Dès lors, Delphine Batho est parmi les proches de la candidate et la conseille.

Aux élections législatives de 2007, Delphine Batho est candidate dans la 2e circonscription des Deux-Sèvres où Ségolène Royal ne se représente pas afin d'éviter le cumul de mandats. Lors de l'investiture du PS, elle recueille 54,75 % des voix des militants contre 45,25 % à Éric Gautier, l'ancien suppléant de Ségolène Royal.

Au premier tour des élections, elle obtient 20 690 voix soit 44,55 % des suffrages. Au second tour, face à Jean-Pierre Griffault (UMP), elle l'emporte avec 57,42 % des suffrages (26 524 voix). Son suppléant est Jean-Luc Drapeau. Elle est, durant la législature 2007-2012, vice-présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale chargée de la sécurité.

En 2012, elle est réélue dès le premier tour avec 53,18 % des suffrages exprimés dans la 2e circonscription des Deux-Sèvres aux élections législatives de 2012, modifiée à la suite du redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010.

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