Ce Jour-là

Dawn Staley

Joueuse américaine de basket-ball

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Dawn Staley, née le 4 mai 1970 à Philadelphie, est une joueuse et entraineuse américaine de basket-ball. Elle possède l'un des plus beaux palmarès du basket-ball féminin avec trois titres aux Jeux olympiques (seulement devancée par ses compatriotes Diana Taurasi, six médailles d'or, Sue Bird cinq et Teresa Edwards, Lisa Leslie et Tamika Catchings, quatre titres), deux titres mondiaux et en tant qu'entraineure de trois titres de championne NCAA. Elle dirige également la sélection américaine, remportant la coupe du monde 2018 et la médaille d'or olympique aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

Dawn Staley est la plus jeune d'un foyer de cinq enfants. Ses parents, Clarence et Estelle Staley, quittent la Caroline du Sud dans les années 1950 pour s'installer dans le nord de Philadelphie.

Obligée d'être une bonne élève pour pouvoir aller jouer au basket-ball, elle ne joue qu'avec les garçons. Au lycée, elle joue au Murrell Dobbins Vocational High School à Philadelphie ne perdant qu'une seule fois sous le maillot des Lady mustangs et remportant trois championnats de lycée de Philadelphie.

Lors de sa dernière année de lycée, en 1988, elle inscrit 33,1 points de moyenne et est désignée USA Today’s national player of the year, meilleure joueuse de lycée sur le plan national.

Staley rejoint les Cavaliers de l'université de Virginie à Charlottesville. Elle contribue à la première victoire de l'histoire de son école dans le tournoi de la conférence ACC, Atlantic Coast Conference, sa première saison se termine par une défaite en demi-finale régionale, ou Sweet Sixteen du tournoi de la NCAA, l'équivalent d'un huitième de finale, face aux Lady Vols du Tennessee. Ses performances individuelles sont de 18,5 points à 45,7 % de réussite, 4,7 passes.

La saison suivante, les Cavaliers remportent la phase régulière de leur conférence. Lors du tournoi de la NCAA, connu sous le terme de March madness, l'équipe atteint pour la première fois de son histoire le Final four, s'inclinant en demi-finale face à l'équipe du Cardinal de Stanford. À titre individuel, Staley est désignée dans le premier cinq de la conférence et Women's Basketball Coaches Association All-America. Ses 574 points lui permettent de terminer avec la troisième moyenne de la conférence, avec 17,9. Sa moyenne de 4,4 passes la place en quatrième position d la conférence. Elle est également dixième avec 6,7 pour la statistique du rebond.

Lors du Final four 1991, elle inscrit 39 points, capte 19 rebonds sur les deux rencontres, dont 28 points lors de la finale perdue 67 à 70 après prolongation face à Tennessee. C'est la seule fois, fait encore valable en 2025, où une joueuse ne figurant pas dans l'équipe victorieuse, reçoit le trophée de MOP, Most Outstanding Player, meilleure joueuse du tournoi NCAA. Elle reçoit de nombreux trophées : outre le titre de meilleure joueuse la conférence ACC, elle obtient des récompenses sur le plan national, Naismith College Player of the Year, le titre de Player of the Year de la WBCA et de l'USBWA (United States Basketball Writers Association). Ses 235 passes et 133 balles volées constituent les meilleures performances sur ces statistiques sur une saison de l'université.

Lors de la saison suivante, les Cavaliers remportent les deux titres de la conférence ACC, phase régulière et tournoi final. Pour la troisième année consécutive, l'équipe se qualifie pour le Final four, concédant une défaite en demi-finale face à Cardinal de Stanford. Staley domine de nouveau les statistiques des passes et des balles volées dans sa conférence dont elle est désignée meilleure joueuse. Elle est de nouveau honorée sur plan national avec les titres Naismith College Player of the Year, de Player of the Year de la WBCA et de l'USBWA.

Au terme de sa carrière universitaire, elle compte 2 135 points, 729 passes, 772 rebonds, 352 balles volées en 131 matchs disputés. Elle est alors la joueuse de l'ACC comptant le plus de balles volées dans l'histoire, dépassé ensuite par Sharnee Zoll (en). Son nombre de points constitue alors le record de l'université (battu ensuite par Monica Wright).

Son numéro sera retiré ensuite par son équipe, honneur qui n'a été accordé qu'à trois joueuses chez les Cavaliers de la Virginie, Cathy Grimes, Donna Holt et Wendy Palmer.

À la sortie de l'université, Staley qui postule une sélection pour les Jeux olympiques d'Atlanta. L'une des raisons qui lui est donnée pour sa non-sélection aux Jeux de Barcelone étant son manque d'expérience internationale, elle décide se rendre à l'étranger. En octobre, elle a un premier contrat en Espagne. Durant l'hiver 1993-1994, elle a plusieurs court contrat en Europe et en Amérique du Sud.

En 1994, elle rejoint le club français de Tarbes Gespe Bigorre, où elle évolue avec l'ancienne joueuse des Lady Vols du Tennessee Daedra Charles sous la direction de Jean-Pierre Siutat. Avec ce club, qui évolue en Nationale féminine 1A, elle participe sur la scène européenne à la coupe Ronchetti où elle a des statistiques de 17,4 points, 4,9 passes, 2,4 rebonds. Une blessure à un genou met un terme à cette expérience.

En 1996, elle rejoint l'équipe du Rage de Philadelphie qui dispute l'ABL, American Basketball League, ligue qui voit sa première saison. Lors de sa deuxième saison, Staley est désignée dans le deuxième cinq.

Avec la disparition de la American Basketball League, de très nombreuses joueuses postulent à intégrer la WNBA. Staley est choisie par le Sting de Charlotte en neuvième position lors de la draft WNBA 1999. Ses 177 passes la place en troisième place de cette statistique sur la saison classement dominé par Ticha Penicheiro. Elle est sélectionnée en neuvième position du vote pour la WNBA Most Valuable Player, meilleure joueuse de la ligue, attribué à Yolanda Griffith. Sa franchise se qualifie pour les playoffs, battant Shock de Détroit puis s'inclinant en finale de conférence face au Liberty de New York en trois manches. Staley reçoit le Trophée Kim-Perrot de la sportivité.

Elle occupe la troisième place de la statistique des passes avec 190 de la saison suivante. Dernière de la Conférence Est, sa franchise ne dispute pas les playoffs.

En 2001, Charlotte élimine Rockers de Cleveland puis Liberty de New York, à chaque fois en trois manches, s'inclinant en deux matchs face aux Sparks de Los Angeles. Seule Teresa Weatherspoon la devance pour le nombre de passes, Ticha Penicheiro terminant avec la meilleure moyenne devant Weatherspoon et Staley. Avec Rita Williams, elle est la joueuse concédant le plus de pertes de balles avec un total de 100. Staley est sélectionnée pour le WNBA All-Star Game 2001.

Les deux saisons suivantes, Staley termine à la cinquième place des passeuses, 5,1 à chaque fois. Charlotte s'incline 2 à 0 face aux Mystics de Washington en 2002 puis sur le même score en 2003 face au Sun du Connecticut. En 2004, Charlotte ne se qualifie pas pour les playoffs et termine troisième des passeuses avec une moyenne de 5,0.

En février 2005, elle signe un nouveau contrat avec Charlotte. Lors cette saison, elle fait partie d'un échange qui l'envoie chez les Comets de Houston, avec un deuxième tour de draft WNBA 2005 contre Adrienne Goodson (en), Kristen Rasmussen (en) et un premier tour de la draft WNBA 2006. Sa nouvelle franchise se qualifie pour les playoffs, l'emportant 2 à 1 face aux Storm de Seattle puis s'inclinant en deux manches face aux Monarchs de Sacramento. Staley termine au sixième rang des passeuses avec une moyenne de 4,5.

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