Ce Jour-là

Davide Rebellin

Coureur cycliste italien

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Davide Rebellin, né le 9 août 1971 à San Bonifacio et mort le 30 novembre 2022 à Montebello Vicentino, est un coureur cycliste italien réputé pour ses talents de coureur de classiques, avec trois victoires sur la Flèche wallonne et un triplé sur les ardennaises de 2004. Il est également très performant dans les courses par étapes d'une semaine telles que le Paris-Nice qu'il a remporté en 2008 et Tirreno-Adriatico qu'il gagne en 2001. Il est également le recordman de participations au Tour de Lombardie où il s'est aligné à 16 reprises. Enfin, il se distingue par la longévité de sa carrière puisqu'il est toujours en activité à plus de 50 ans et après 30 saisons passées chez les professionnels. Il est suspendu après avoir été contrôlé positif à l'EPO CERA lors des JO de Pékin. Il est néanmoins blanchi le 30 avril 2015 par le tribunal de Padoue, en raison de vices de procédure. Il meurt deux jours après sa dernière course, heurté par un camion lors d'un entrainement.

Davide Rebellin se fait remarquer dès sa première année chez les juniors en terminant 13e du championnat du monde de sa catégorie, puis 3e du Grand Prix Ruebliland.

Il confirme ces bons résultats en 1989 en remportant au mois de mai les Trois jours d'Axel. Il obtient d'autres résultat significatifs au mois de septembre, en finissant 3e du Trofeo Buffoni, puis second du Giro della Lunigiana.

Après une année 1990 sans lever les bras, il renoue avec la victoire l'année suivante en remportant le Tour des régions italiennes, courses à étapes réservée aux amateurs de moins de 23 ans. Il s'impose une nouvelle fois, sur les Jeux Méditerranéens. En août, il termine deuxième des Championnats du monde amateur.

En mai 1992, il remporte sa dernière course chez les amateurs, à l'occasion du Trofeo Alcide Degaspari.

1992-1996 : passage chez les professionnels

Davide Rebellin passe professionnel en août 1992 sous le maillot de GB-MG Boys Maglificio. Pour sa première course, il obtient une 8e place sur le Grand Prix Camaiore. Il est ensuite sélectionné pour la course en ligne des Jeux Olympiques de Barcelone. Il y terminera 20e, à 35 secondes de son compatriote Fabio Casartelli. Durant les mois d’août et de septembre, il collectionne les places d'honneur : 5e du Tour de Vénétie, 4e du Critérium des Abruzzes, et 2e du Tour de Romagne. Il prend part à son premier monument pour conclure sa saison, le Tour de Lombardie, qu'il achève à la 9e place.

La saison suivante, il démontre des aptitudes sur les courses à étapes d'une semaine avec une 5e place sur Tirreno-Adriatico, et une 8e place sur le Tour de Suisse. En revanche, il est très discret sur les classiques où sa meilleure performance est 28e sur la Flèche wallonne.

En 1994, le début de saison est moyen : après avoir glané la 3e place du Tour de l'Etna, il termine 19e de Tirreno-Adriatico, 33e de Liège-Bastogne-Liège et 17e de la Flèche wallonne. La suite est plus convaincante avec une 5e place sur l'Amstel Gold Race et une 6e place sur le Tour de Romandie. Il dispute ensuite son premier Tour d'Italie où il accroche deux 3e places sur les deuxième et troisième étapes. Il se classe finalement 20e. Il glane ensuite un podium sur la Bicyclette basque. Sa fin de saison est sans résultat notable et s'achève avec une modeste 51e place sur le Tour de Lombardie.

La saison 1995 démarre fort puisqu'il finit 3e du général du Tour méditerranéen. Il enchaîne en mars avec des 4e places sur Tirreno-Adriatico et sur Milan-San Remo. Il remporte ensuite la première étape du Tour du Trentin, termine 6e de la Flèche wallonne, 2e du Tour des Apennins et 4e du Tour de Romandie. Il continue avec le Giro qu'il termine 22e, puis enchaîne dès le lendemain avec le Tour de Suisse qu'il termine 8e. La fin de saison est plus décevante car il n'accroche aucune place d'honneur.

Il signe chez Polti pour la saison 1996. Les premières courses se soldent par des places d'honneur : 5e du Tour de Calabre, puis 3e du Trophée Pantalica. Après quelques résultats décevants, notamment sur Paris Nice et Milan San Remo, il joue placé sur les ardennaises : 10e sur la Flèche wallonne et 6e sur Liège-Bastogne-Liège. Il est une nouvelle fois 4e en Romandie et prend le départ du Giro. Il y réalise sa meilleure performance sur un grand tour : il remporte la 7e étape au sprint devant le futur vainqueur Pavel Tonkov et endosse le maillot rose qu'il gardera 6 jours. Il se classe finalement 6e, à plus de 9 minutes du Russe. Il connait ensuite une période sans résultat jusqu'en août et la Wincanton Classic qu'il termine 6e. Il réalise une nouvelle bonne performance sur un grand tour en se classant 7e de la Vuelta, à plus de 13 minutes d'Alex Zülle. Sa fin de saison est marquée par d'autres « placettes » : 8e des championnats du monde, 5e du Tour de Lombardie, puis 5e de la Japan Cup.

1997 : premières victoires sur des classiques

Il signe chez la Française des jeux en 1997. Malheureusement, sa campagne des classiques ardennaises est un échec. Le mois de mai est plus fructueux : il finit 7e du Grand Prix de Francfort, puis remporte le Trophée des grimpeurs. Enfin, il se classe 7e du Tour de Romandie. Il effectue des courses de préparation comme le Dauphiné et la Route du Sud, puis prend ensuite le départ de son premier Tour de France. Mais outre une 5e place sur la troisième étape, ce dernier se solde par un échec et une modeste 58e place. Il rebondit en août en terminant 3e du Wartenberg Rundfahrt, 4e du Grand Prix de la ville de Camaiore, mais surtout en remportant la Classique de Saint-Sébastien et le Grand Prix de Zurich . Sa fin de saison est plus discrète (17e de Paris-Tours et 14e des championnats du monde) et se conclut par le Tour de Lombardie qu'il termine au 8e rang.

1998-1999 : échecs sur les grands tours

Pour la saison 1998, il choisit de revenir dans l'équipe Polti. Son début de saison n'est pas très productif hormis une 13e place à Milan-San Remo et une 3e position au Grand Prix Miguel Indurain. Afin de préparer le Tour d'Italie, il s'aligne au Tour de Romandie qu'il termine à la 6e place. Il prend ensuite le départ du Giro, mais ce dernier est un échec car, malgré quelques bonnes places sur les étapes (6 top 10), il ne finit qu'au 30e rang du classement général. Il enchaine avec le Tour de Suisse dont il remporte la 1re étape et finit 8e au classement général. Il conclut ce mois de juin en accrochant le podium du Tour des Appenins. Il gagne de nouveau en août, la 1re étape du Tour de Wallonie. Il s'aligne ensuite sur la Classique de Saint-Sébastien dont il est tenant du titre, mais ne termine que 12e. La suite de sa campagne de classiques et semi-classiques est plus fructueuse : victoire sur les Trois vallées varésines, 7e du Grand Prix de Zurich, victoire sur le Tour de Vénétie, 3e du Grand Prix de l'industrie et du commerce de Prato, puis de la Coppa Sabatini. Enfin, il se classe 6e du Tour d'Émilie. Cependant il termine simplement 54e des championnats du monde, à près de 15 minutes du vainqueur. Sa saison s'achève par une 6e place sur Milan-Turin, et une 12e place sur le Tour de Lombardie.

Sa saison 1999 commence par une victoire sur la première étape et le classement général du Tour méditerranéen. Les bons résultats s’enchaînent : il est 3e du Trofeo Laigueglia, remporte le Tour du Haut-Var, et finit 2e du Trophée Pantalica. Il s'aligne ensuite à Tirreno-Adriatico dont il prend la 2e place, à simplement 9 secondes de Michele Bartoli. Lors Milan-San Remo, il arrive au sprint pour la gagne, mais ne termine qu'au 14e rang. Il s'impose ensuite sur la 2e étape du Critérium international, puis prend la direction de l'Espagne où il termine 3e du Grand Prix Miguel Indurain, et 2e de la Klasika Primavera. Malgré ce bon début de saison, ses résultats sur les ardennaises ne sont pas à la hauteur des attentes : 17e de la Flèche wallonne, 14e de Liège-Bastogne-Liège, et 27e de l'Amstel Gold Race. Il s'aligne ensuite au Tour d'Italie dont, une nouvelle fois, il ne joue pas les premiers rôles avec une 30e place finale. Après une coupure, il revient en août et enchaîne à nouveau les bonnes performances en vue de disputer le Tour d'Espagne. Il termine d'abord 2e des Trois vallées varésines, 4e de la Coppa Agostoni, et 7e du Grand Prix de Zurich. Il remporte ensuite trois victoires consécutives en Italie : la dernière édition du Mémorial Gastone Nencini tout d'abord, le Tour de Vénétie ensuite, et enfin le Tour du Frioul. Il conclut ce mois d’août avec une 2e place sur le classement général du premier Tour de la province de Lucques, remporté par Paolo Bettini. Son Tour d'Espagne démarre plutôt bien car il est classé dans le top 10 du général à mi-course. Mais il perd beaucoup de temps par la suite et finit par abandonner. Sa saison prend fin aux championnats du monde en Italie, où il est là aussi contraint à l'abandon.

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