Ce Jour-là

Daniel Morgan

Militaire américain

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Daniel Morgan (1736 - 6 juillet 1802) est un pionnier américain, militaire et représentant de la Virginie au Congrès des États-Unis. Considéré comme l'un des tacticiens les plus doués de la guerre d'indépendance des États-Unis, il a ensuite commandé des troupes lors de la répression de la révolte du Whisky.

La plupart des autorités pensent que Morgan est né dans le comté de Hunterdon. Il est le cinquième des sept enfants de Joseph Morgan (1702-1748) et Elizabeth Lloyd (1706-1748), tous deux étant des immigrants gallois. (L'arrière-arrière-grand-père de Daniel Morgan était aussi l'oncle du célèbre flibustier et pirate gallois Henry Morgan.) À l'âge de 16 ans, il quitte le domicile familial à la suite d'une dispute avec son père. Après quelques petits boulots en Pennsylvanie, il part vers la vallée de Shenandoah et s'installe finalement à proximité de la frontière de la Virginie, près de ce qui est aujourd'hui la ville de Winchester.

Il travaille au défrichement des terres, dans une scierie, et comme charretier. En à peine un an, il met assez d'argent de côté pour monter sa propre affaire. Morgan travaille ensuite comme charretier lors de la guerre de la Conquête, en tant que civil. Durant l'avancée sur le fort Pitt, sous le commandement du général Braddock, il est puni de 499 coups de fouet (acte souvent fatal) pour avoir frappé son officier supérieur. Morgan acquiert ainsi une aversion pour la British Army.

Il sert ensuite en tant que fusilier dans les forces provinciales pour protéger les implantations de la frontière de l'ouest des raids amérindiens, soutenus alors par les Français. Peu après la fin de la guerre, il achète une ferme située entre Winchester et Battletown. En 1774, il est devenu si prospère qu'il a dix esclaves. Durant cette année, il sert dans la guerre de Dunmore, prenant part à des raids sur des villages shawnees dans la vallée de l'Ohio.

Après qu'a commencé la guerre d'indépendance des États-Unis aux batailles de Lexington et Concord en 1775, le Congrès continental créé l'Armée continentale. Ils appellent à la formation de dix compagnies de fusiliers provenant des colonies du Centre (en) pour soutenir le siège de Boston, et plus tard, en juin 1775, la Virginie accepte d'en envoyer deux. La Chambre des Bourgeois de Virginie choisit Daniel Morgan pour former l'une de ces compagnies et en prendre le commandement avec le grade de capitaine. Morgan a servi en tant qu'officier dans la milice coloniale de Virginie depuis la guerre de la Conquête. Il recrute 96 hommes en 10 jours et les rassemble à Winchester le 14 juillet. Ils marchent ensuite près de 1 000 km et atteignent Boston en seulement 21 jours, arrivant le 6 août 1775.

En 1775, le Congrès autorise une invasion du Québec. Le colonel Benedict Arnold convainc le général George Washington d'envoyer une offensive par l'est, en soutien à l'invasion de Richard Montgomery. Washington accepte d'envoyer trois compagnies de fusiliers choisies parmi ses forces de Boston, si elles sont volontaires. Toutes les compagnies étant volontaires, une loterie permet de désigner celles qui devront partir, et celle de Morgan est ainsi choisie. Arnold choisit le capitaine Morgan pour conduire les trois compagnies en une unité. L'expédition part de Fort Western le 25 septembre, avec les hommes de Morgan en tant que détachement précurseur.

Au départ, l'expédition d'Arnold comprend environ 1 000 hommes, mais le temps qu'ils arrivent près de Québec le 9 novembre, leur nombre a été réduit à 600. Lorsque Montgomery arrive, ils lancent leur assaut désastreux, la bataille de Québec, au matin du 31 décembre. Les Patriots attaquent en deux colonnes, commandées par Montgomery et Arnold.

Arnold mène l'attaque contre la ville depuis le nord, mais est rapidement touché par une balle à la jambe. Morgan reprend le commandement de cette force et ils parviennent à entrer dans la ville, passant la première barricade. Lorsque Montgomery meurt, l'attaque faiblit et le général britannique Carleton amène des centaines de miliciens québécois à encercler la seconde attaque. Il déplace des hommes et des canons à la première barricade, derrière la force de Morgan. Coupés de tout renfort et sous le feu des balles, ils sont contraints de se rendre. Peu avant de se rendre, Morgan remet son épée à un prêtre français local, refusant de la remettre à Carleton dans une reddition officielle, ce que Morgan voit comme une humiliation. Morgan faisait partie des 372 hommes capturés. Il reste prisonnier jusqu'à un échange en janvier 1777.

Lorsqu'il rejoint Washington au début de l'année 1777, Morgan est surpris d'apprendre qu'il a été promu au grade de colonel pour ses efforts à Québec. On lui assigne la mission de lever et de commander un nouveau régiment d'infanterie, le 11e régiment de Virginie (en) de l'Armée continentale.

Le 13 juin 1777, Morgan est également placé au commandement du Provisional Rifle Corps, une unité d'infanterie légère composée de 500 tirailleurs issus d'unités de l'armée principale provenant de Pennsylvanie, Maryland et Virginie. Nombre d'entre eux proviennent de sa propre unité permanente, le 11e régiment de Virginie. Washington leur assigne de harceler l'arrière-garde du général William Howe ; Morgan les suit et les attaque durant leur retraite à travers le New Jersey.

Le régiment de Morgan est réassigné au Northern Department de l'Armée continentale et le 30 août, il rejoint le général Horatio Gates pour l'aider à résister à l'offensive de John Burgoyne. Il est représenté en évidence dans la peinture Reddition du Général Burgoyne à Saratoga par John Trumbull.

Morgan conduit son régiment, avec le renfort de 300 hommes de l'infanterie d'Henry Dearborn venant du New Hampshire, en avant-garde des forces principales. À Freeman's Farm, ils tombent sur l'avant-garde du général Fraser, détachement des forces de Burgoyne. Tous les officiers du détachement d'avant-garde britannique meurent dans les premiers échanges de tirs et l'avant-garde doit se retirer.

Les hommes de Morgan chargent sans avoir reçu d'ordre, mais la charge s'effondre lorsqu'ils tombent sur la colonne principale menée par le général Hamilton. Lorsqu'arrive Benedict Arnold, Morgan et lui se débrouillent pour reformer l'unité. Alors que les Britanniques commencent à se ranger en ordre de bataille sur le terrain de Freeman's Farm, les hommes de Morgan continuent de briser ces formations grâce à des tirs précis depuis les bois situés à l'autre bout du terrain. Ils sont rejoints par sept autres régiments de Bemis Heights.

Durant le reste de l'après-midi, les Américains contrôlent les Britanniques mais les assauts répétés des Américains sont repoussés par les baïonnettes britanniques.

De l'offensive suivante de Burgoyne résulte la bataille de Saratoga le 7 octobre. Morgan est assigné au commandement du flanc gauche (ou ouest) de la position américaine. Le plan britannique prévoit de contourner ce flanc, utilisant une garde avancée de 1 500 hommes, ce qui amène de nouveau la brigade de Morgan contre les forces du général Fraser.

Passant à travers les loyalistes canadiens, les tireurs d'élite de Morgan prennent l'infanterie légère britannique au piège sous un tir croisé entre eux et un régiment de Dearborn. Bien que l'infanterie légère soit rompue, le général Fraser tente de la rallier, encourageant ses hommes à tenir leur position lorsqu'arrive Benedict Arnold. Arnold l'aperçoit et lance en direction de Morgan : « Cet homme sur le cheval gris est le véritable meneur et doit être éliminé — dirigez l'attention de quelques-uns de vos tireur sur lui ! ». À contre-cœur, Morgan ordonne alors à Timothy Murphy (en) de l'abattre.

Fraser mortellement blessé, l'infanterie britannique se replie dans les redoutes occupées par la force principale de Burgoyne. Morgan est l'un de ceux qui suivent ensuite l'exemple d'Arnold, en contre-attaquant le milieu des forces britanniques. Burgoyne se retire vers sa position initiale, mais perd environ 500 hommes. Cette nuit-là, il se retire au village de Saratoga à environ 13 km au nord-ouest.

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