Daniel Brélaz, né le 4 janvier 1950 à Lausanne, originaire de Lutry, et mort dans la nuit du 27 au 28 décembre 2025 à Lausanne, est une personnalité politique suisse, membre des Verts.
Surnommé le « géant vert » pour sa longévité politique et sa carrure, il a notamment passé 26 ans à la municipalité de Lausanne, dont presque 15 ans en tant que syndic.
En 1979, il est élu au Conseil national, devenant le premier écologiste au monde à siéger dans un parlement national. Réélu à cinq reprises au total, avec de longues interruptions, il y représente le canton de Vaud pendant plus de 20 ans.
Originaire de Lutry, Daniel-Claude Brélaz naît le 4 janvier 1950 à Lausanne. Il est le fils de Robert Edmond Brélaz et de Élise, née Kurz.
Il est marié depuis 1990 à Marie-Ange Brélaz-Buchs (née Buchs). Ils ont un fils, Alexandre, né en 1992 et élu Vert au législatif de Crissier depuis 2021, puis à son exécutif depuis 2024.
Le 20 décembre 1954, âgé de 4 ans, il est renversé par une voiture alors qu'il traverse la route sur un passage protégé. Il est conduit à l'hôpital avec comme blessures des lésions internes, des éraflures au visage et des dents cassées.
Études et parcours professionnel
En 1967, il obtient son diplôme de fin d'études secondaires au collège de Béthusy, en mathématique-sciences, puis son baccalauréat ès sciences au Gymnase de la Cité, en 1970.
Diplômé en mathématiques de l'EPFL en 1975, il est ensuite enseignant en mathématique. Il est connu pour un algorithme d'approximation de la coloration de graphe.
Son poids, dû à son obésité, puis son impressionnante perte de poids en quelques mois en 2013-2014, suscite des commentaires dans la société et les médias depuis de nombreuses années. L'humoriste Yann Lambiel en avait fait une caricature réputée dans ses spectacles, de même que le dessinateur Raymond Burki dans ses dessins de presse.
En 2013, il entame un régime accouplé à de l'acupuncture, à la suite de l'annonce de la menace d’un diabète de type 2. Il passe de 180 kilos au début 2013, à 130 kilos en octobre, puis 99 kilos en février 2014. Il déclare envisager atteindre son poids de jeune homme d'environ 88 kilos. Son épouse, Marie-Ange Brélaz, ancienne conseillère communale de la ville de Lausanne, dans le groupe politique Les Verts, avait également témoigné dans les médias au sujet de la pose d'un by-pass gastrique pour lui permettre de perdre du poids.
Après son régime, Daniel Brélaz reprend du poids pour atteindre les 127 kilos. En 2016, il confesse au journal Le Matin avoir repris volontairement du poids pour « être plus présentable ».
Daniel Brélaz meurt au Centre hospitalier universitaire vaudois dans la nuit du 27 au 28 décembre 2025 à l'âge de 75 ans des suites d'un arrêt cardiaque. Ses obsèques ont lieu le 10 janvier 2026 dans la cathédrale de Lausanne, au cours d'une cérémonie conduite par l'évêque Charles Morerod, ami de la famille.
Débuts en écologie et en politique (1972-1979)
En 1972, la Conférence des Nations unies sur l'environnement de Stockholm et le rapport Meadows Les Limites à la croissance du Club de Rome l'influencent car « ils nous montraient les limites de notre modèle, le risque que l'humanité se détruise par la pollution et ses armes ». En 1975, il s'engage dans le Groupement pour la protection de l'environnement à Lausanne. Bien que n'ayant pas de préjugés sur le nucléaire, le projet de la centrale nucléaire de Kaiseraugst l'a vite rattrapé. Le 5 mars 1978, il est élu député au Grand Conseil du canton de Vaud. Il est l'un des premiers écologistes élus dans un parlement. Il y siège à nouveau de 1990 à 2007. Il est secrétaire du comité de l'initiative populaire cantonale « pour le contrôle démocratique du nucléaire » créé en septembre 1979 et présidé par le député UDC Paul Girardet.
Activités politiques au niveau fédéral
Le 21 octobre 1979, il est le premier écologiste élu au Conseil national et devient le premier écologiste au monde à siéger dans un parlement national. Il conserve ce mandat jusqu'en 1989, date à laquelle il est élu à la municipalité de Lausanne. Irène Gardiol lui succède au Conseil national.
À partir de mai 1980, il est co-président du comité national qui lance deux initiatives populaires fédérales sur la question du nucléaire (« pour un avenir sans centrales nucléaires » et « pour un approvisionnement en énergie sûr, économe et respectueux de l'environnement »).