Ce Jour-là

Danièle Delorme

Actrice et productrice française

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Danièle Delorme est une actrice et productrice de cinéma française, née le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret et morte le 18 octobre 2015 à Paris 6e.

De son vrai nom Gabrielle Danièle Marguerite Andrée Girard, elle naît le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret d'André Marcel Georges Girard, peintre et affichiste, et Andrée Marie-Louise Eugénie Jouan. Elle étudie le piano pour devenir concertiste mais la guerre interrompt sa formation.

Pendant l'Occupation, alors que son père est parti à Londres, puis à New York, sa mère est déportée à Ravensbrück dont elle sera libérée en avril 1945. Engagée dans la Résistance, la jeune Gabrielle se réfugie à Moncrabeau où elle devient commis-épicière, puis à Cannes, où elle suit les cours de théâtre de Jean Wall.

Elle débute sous le nom de Danièle Girard à 16 ans dans la compagnie théâtrale de Claude Dauphin[réf. nécessaire]. Marc Allégret l'engage dans trois films successifs : Félicie Nanteuil et La Belle Aventure, tournés en 1942, puis Les Petites du quai aux fleurs en 1944. C'est Bernard Blier qui lui trouve le pseudonyme de Danièle Delorme.

Après-guerre, elle se perfectionne avec Tania Balachova et René Simon et joue notamment sous la direction de Raymond Rouleau (Virage dangereux, Bonne chance, Denis et Le Sourire de la Joconde entre 1944 et 1949) et Jacques Deval (Mademoiselle en 1948). Son interprétation de Gigi dans le film homonyme de Jacqueline Audry d'après Colette en 1949 la révèle au grand public et, sur cette lancée, elle tourne de nombreux films sous la direction de réalisateurs tels que Christian-Jaque, Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Jean-Paul Le Chanois et Sacha Guitry. Sa grâce, sa pudeur et son engagement dans des rôles d'héroïne fragile, souvent marquée par le destin, font impression[réf. nécessaire].

Dans les années 1950 et 1960, elle joue parallèlement au théâtre les grands auteurs tels qu'Henrik Ibsen, Paul Claudel, Paul Valéry et Luigi Pirandello. Elle crée notamment le rôle-titre de Colombe de Jean Anouilh en 1951.

Après un rôle à contre-emploi de femme machiavélique dans Voici le temps des assassins de Julien Duvivier en 1956, elle prend au début des années 1960 quelque distance avec son métier d'actrice pour se lancer dans la production en fondant avec Yves Robert (son second mari) La Guéville, qui produit notamment La Guerre des boutons et Alexandre le Bienheureux mais aussi des films d'Alain Cavalier et de Jacques Doillon.

Tout en continuant à se produire sur scène dans les années 1970 – elle crée notamment les deux pièces de Victor Haïm La Visite et L'Abîme aux côtés de Robert Hirsch en 1975 théâtre de la Gaîté-Montparnasse – elle fait quelques apparitions dans les films d'Yves Robert puis incarne en 1980, pour la télévision, Colette dans La Naissance du jour de Jacques Demy.

En 1981, elle devient co-directrice, avec Marie Dabadie, de la société de production Témoins. Elle produit notamment le seul documentaire consacré à l'écrivain Jean Genet (par Antoine Bourseiller), trois sur le poète Philippe Soupault (par Bertrand Tavernier) ainsi qu'un autre sur les coulisses de la libération de Nelson Mandela.

De 1994 à 1999, elle incarne la proviseure Valentine Rougon dans la série télévisée Madame le Proviseur. Elle fait sa dernière apparition à l'écran en 2001 dans La Vie sans secret de Walter Nions, court métrage de son petit-fils Hugo Gélin.

Danièle Delorme est présidente de la commission d'avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC) de 1980 à 1981.

Elle est présidente du jury de la Caméra d'or au Festival de Cannes 1988. La même année, elle fait partie de la commission des sages qui propose la création du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en remplacement de la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL).

En 1984, elle est nommée par le président de la République François Mitterrand membre du Conseil économique, social et environnemental où elle siège jusqu'en 1994. Elle y produit, en 1985, un rapport sur la création française dans les programmes audiovisuels, et un autre, en 1991 sur l'éveil artistique des jeunes en France et en Europe.

Danièle Delorme meurt le 18 octobre 2015 à Paris à l'âge de 89 ans, « des suites d'une longue maladie ». Ses obsèques ont eu lieu le 23 octobre en l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris VIe, en présence de nombreuses personnalités du cinéma, du théâtre et de la télévision.

Elle est inhumée auprès d'Yves Robert, au cimetière du Montparnasse (9e division).

Son autobiographie Demain, tout commence, publiée en 2008, est à l'origine du titre du film homonyme réalisé par son petit-fils Hugo Gélin en 2016.

Vie privée et engagements personnels

Danièle Delorme épouse le 25 mai 1946 à la mairie du 17e arrondissement de Paris l'acteur Daniel Gélin, avec lequel elle a un fils Xavier (1946-1999) qui deviendra également acteur et producteur. Elle divorce le 23 juin 1954 puis se remarie le 18 octobre 1956 l'acteur et réalisateur Yves Robert, avec lequel elle s'installe au moulin de la Guéville à Saint-Hilarion dans les Yvelines.

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Danièle Delorme | World in Stories