Dan Fogelberg (né Daniel Grayling Fogelberg) est un chanteur (auteur, compositeur, interprète, musicien et réalisateur) né le 13 août 1951 à Peoria, dans l'État de l'Illinois, et décédé le 16 décembre 2007 à Deer Isle, dans l'État du Maine, aux États-Unis.
Dan Fogelberg débute très jeune dans le métier. À 14 ans, en 1965, il joue du piano et de la guitare, et compose déjà ses premières chansons. Las des études, il quitte en 1969 l'Université de l'Illinois où il étudiait les arts, la musique, la peinture et le théâtre afin de créer ses premiers groupes musicaux, la formation The Clan d'abord, puis le groupe The Coachmen avec lequel il enregistre son premier 45 tours. Remarqué en concert par un producteur de la compagnie Columbia Records en 1971, on lui fait signer un contrat et Dan enregistre son premier album à Nashville au Tennessee, le microsillon Home Free qui paraît l'année suivante, en 1972. Parmi les musiciens qui participent à ce premier album de Dan Fogelberg figurent les légendaires Buffy Sainte-Marie, Joe Walsh et Jackson Browne. Le disque se signale par les chansons To the Morning, Looking for a Lady et Anyway I Love You.
Deux ans plus tard, en 1974, Dan Fogelberg quitte sa compagnie de disque et signe un contrat à long terme avec Epic Records, une filiale de la CBS Records (qui formeront bien des années plus tard la compagnie Sony Music, là où se retrouve aujourd'hui presque tout le catalogue musical de Fogelberg). Il enregistre son deuxième album intitulé Souvenirs et le premier extrait du disque, la chanson Part of the Plan, lance officiellement la carrière de l'artiste en le positionnant confortablement au palmarès des meilleures ventes d'albums. En effet, Souvenirs se vend à plus de deux millions d'exemplaires, et parmi les producteurs de l'album, on note la présence de Don Henley du groupe The Eagles. D'ailleurs, à la demande de Henley, Dan Fogelberg accompagne le groupe pour une tournée majeure partout aux États-Unis en 1974-1975. Sur Souvenirs se retrouvent également les chansons As the Raven Flies, Illinois et surtout There's a Place in the World for a Gambler que Fogelberg adore interpréter sur scène. À la fin de l'année 1975, le chanteur enregistre son troisième album, Captured Angel (en), qui contient notamment les titres suivants : Old Tennessee, The Last Nail et Next Time. L'opus se vend bien et ne tarde pas à être certifié « disque platine ».
Si Dan Fogelberg aime chanter, c'est toutefois sur scène qu'il aime d'abord et avant tout se retrouver. Habile pianiste et talentueux guitariste, c'est sur scène qu'il donne la pleine mesure de son talent. C'est pour cette raison qu'il tarde parfois à lancer de nouveaux disques. Ainsi, il va mettre presque deux ans à la préparation de son quatrième album, qui voit finalement le jour à l'été 1977. Le microsillon Nether Lands enregistré dans le Colorado s'écoule rapidement et se retrouve certifié « disque double platine ». Il contient les chansons Dancing Shoes, Promises Made et la magnifique Nether Lands, qui donne son titre à l'album. Le flûtiste jazz Tim Weisberg participe à l'album, et les deux artistes s'entendent à merveille. Au point même qu'ils décident de collaborer de façon plus intime à un nouveau projet. Ils travaillent donc ensemble à la réalisation du prochain 33 tours de Dan Fogelberg intitulé Twin Sons of Different Mothers qui voit le jour à l'automne 1978. Le disque est un autre succès (un million de copies s'envolent dès sa sortie), et la chanson The Power of Gold grimpe rapidement les échelons des divers palmarès. Quelques pièces instrumentales aux allures presque classiques se retrouvent aussi sur l'album, dont la très belle mélodie Paris Nocturne.
Les plus grands succès (1979-1989)
Dan Fogelberg consacre la totalité de l'année 1979 à la réalisation de son sixième album qui paraît finalement à la fin de l'année. Intitulé Phoenix, le disque obtient un succès phénoménal et se retrouve en troisième position des meilleures ventes. Le premier extrait du disque, la chanson Longer, se vend à elle seule à plus d'un million de copies et se retrouve en deuxième position des palmarès. Ce sera sans doute la chanson la plus populaire de l'artiste, et l'un des succès majeurs de l'histoire de la chanson américaine. L'album Phoenix sera aussi le seul disque de Fogelberg à se retrouver sur les palmarès du Royaume-Uni. Il contient aussi les succès Heart Hotels et Beggar's Game ainsi que la chanson "Face the Fire" pour laquelle Fogelberg fait don de la totalité des redevances (royalties) dudit titre à la "Campaign for Economic Democracy Education Fund" afin de promouvoir l'énergie solaire au lieu du nucléaire. L'artiste devient alors engagé et n'hésite pas un seul instant à s'impliquer activement aux divers mouvements créés pour défendre et protéger l'environnement. Dan Fogelberg a d'ailleurs tenté l'aventure californienne en 1973-1974 mais il n'a pas tardé à s'installer dans le Colorado dès l'année 1975 afin de fuir le rythme de vie un peu trop frénétique de Los Angeles et de la Californie en général.
En 1980, Dan Fogelberg se lance dans un projet fort ambitieux : celui de réaliser un album double ! Le projet, qui aurait pu s'avérer un échec total, est finalement un parfait triomphe. L'album double "The Innocent Age", après deux ans de préparation et contenant dix-sept nouvelles chansons, est donc lancé en octobre 1981. Il contient pas moins de sept succès : "Leader of the Band" (chanson écrite pour rendre hommage à son père), "Same Old Lang Syne", "Hard to Say", "Run for the Roses", "Nexus", "Times Like These" et "Only the Heart May Know" (chanson interprétée en duo avec Emmylou Harris). Après le succès retentissant de l'album double "The Innocent Age", Fogelberg participe le 6 juin 1982 à un événement anti-nucléaire, le rallye "Peace Sunday - We Have a Dream", devant 85,000 personnes à Pasadena en Californie, auprès de Bob Dylan, Stevie Wonder, Joan Baez et Jackson Browne. La même année, la compilation "Greatest Hits" est lancée, et Dan Fogelberg y incorpore deux nouvelles chansons jamais publiées auparavant et qui deviennent elles aussi des succès : "Missing You" et "Make Love Stay". La compilation se vendra, au fil des années à venir, à plus de trois millions d'exemplaires.
En 1983, Dan Fogelberg donne une de ses rares interviews à la radio et l'événement est si important que l'on décide de le publier sous forme d'album double ! C'est la naissance du disque "Interchords" qui, en plus des propos de l'artiste, contient la plupart de ses succès. La même année, il réalise et produit l'album "Beauty Lies" de son ami Michael Brewer (anciennement de "Brewer & Shipley") et enregistre pour lui-même l'album "Windows and Walls" qu'il publie en mars 1984. Plus rock que les précédents disques de l'artiste, le microsillon contient les succès "The Language of Love", "Sweet Magnolia and the Travelling Salesman" et la délicieuse ballade "Believe in Me" qui obtient un bon succès commercial sur les radios FM. Fogelberg repart aussitôt en tournée et inspiré par le "Telluride Bluegrass Festival" qu'il visite au printemps 1985, l'auteur-compositeur entre en studio et enregistre pour la première fois un album de country traditionnel intitulé "High Country Snows" qui est bien reçu tant par la critique que par le public. Les chansons "Go Down Easy" et "Mountain Pass" s'installent doucement au palmarès des meilleures ventes.
Après une pause bien méritée en 1986, Dan Fogelberg retrouve le chemin des studios et enregistre un album au son plus rock et plus moderne encore que les précédents, et plus sombre aussi puisqu'il y parle de son récent divorce d'avec son épouse Maggie. L'album "Exiles", dont la parution se fera en juin 1987, sait très bien trouver sa voie et de nombreux succès en sont d'ailleurs issus, dont "Lonely in Love", "Seeing You Again", "She Don't Look Back" et "The Way It Must Be", ainsi que la chanson "Beyond the Edge" qui sera aussi la chanson thème du film du même nom du réalisateur Warren Miller. Dan profite de cette période de bouleversement pour se faire un petit changement de look; l'homme barbu, chevelu et toujours vêtu de jeans qu'il a été jusqu'à présent, cède maintenant la place à l'homme bien rasé et bien habillé. Mais l'habit ne fait pas le moine, et bien au contraire dans son cas puisque le chanteur va désormais radicaliser ses propos et s'engager davantage dans la protection de la planète et la reconnaissance des droits des Premières Nations.