Damien Alary, né le 17 janvier 1951 à Pompignan et mort le 27 août 2025 à Nîmes, est un homme politique français, membre du Parti socialiste.
Il est président du conseil général du Gard de 2001 à 2014, puis brièvement du conseil régional du Languedoc-Roussillon de 2014 à 2015.
Damien Alary est le fils d'un viticulteur pompignanais possédant une exploitation de vignes et d'oliviers élus au conseil municipal. Il perd sa mère dans son enfance.
Il est catholique « comme tout le monde l'est à Pompignan ». Se revendiquant « cévenol », il est cependant marié à une Parisienne, avec qui il a un fils en 1976, Yannick, qui devient notaire à Alès.
Son frère Rémi est maire de Pompignan de 2014 à 2020.
À onze ans, il travaille dans les vignes. Il entre finalement à la direction départementale de l'agriculture, où il exerce pendant vingt-sept ans la profession de technicien en agriculture, puis de chargé d'études ; chargé de l'installation des jeunes agriculteurs, il quitte ce poste en 1997.
Il estime que ses deux « pères politiques » sont Francis Cavalier-Bénézet — qui l'a « encouragé à résister et à [se] battre » — et Georges Frêche.
Il adhère au Parti socialiste en 1977 après une rencontre avec Michel Rocard.
En 1979, il est élu maire de Pompignan ; en 1986, conseiller régional de Languedoc-Roussillon, et, en 1988, conseiller général du canton de Saint-Hippolyte-du-Fort.
Élu député dans la 5e circonscription du Gard en 1997, puis réélu en 2002, il siège au groupe socialiste.
Après avoir présidé, sous la présidence d'Alain Journet, le groupe socialiste au sein du conseil général du Gard de 1998 à 2001, il en est élu président en 2001.
En 2004, il est élu premier vice-président du Conseil régional. Après les élections régionales de 2004 et pour cause de cumul de mandats, il démissionne, contre l'avis de ses proches et de François Hollande, de son mandat de député, au profit de son suppléant William Dumas. Il s'agirait d'une première sous la Ve République.
En avril 2006, lors d'une réunion publique à Vauvert, il dénonce la baisse des financements des collectivités territoriales de la part de l'État, et déclare : « Si l'État est en faillite, qu'il arrête tout et qu'il démissionne, sinon qu'il paye ses dettes. »
En 2009, il voyage avec Georges Frêche en Jordanie.
Le 23 février 2010, il est exclu du Parti socialiste à la suite de son ralliement à la liste conduite par Georges Frêche contre celle du PS.
Le 28 octobre 2010, après le décès de Georges Frêche, le groupe des socialistes exclus et des apparentés au Conseil régional élit son candidat à la présidence de la région Languedoc-Roussillon. Damien Alary perd contre Christian Bourquin par 13 voix contre 18 à bulletins secrets. Le 10 novembre suivant, Christian Bourquin est élu président du conseil régional, et Robert Navarro ravit à Damien Alary le poste de premier vice-président qu'il détenait depuis 2004. Damien Alary demande ensuite sa réintégration au PS, qu'il obtient alors.
Entre-temps, Damien Alary reçoit, le 3 juin 2010 au palais du Luxembourg, la Légion d'honneur des mains de Simone Veil. Il est l'une des deux seules personnes qu'elle ait jamais épinglées de la décoration.
Souffrant d'un cancer des cordes vocales qu'il révèle lui-même en 2011, Damien Alary maintient la totalité de ses fonctions et mandats électifs. En janvier 2012, il affirme « [être] encore bon pour le service » et « intact dans [son] engagement ».