Damas (en arabe : دِمَشْقُ / dimašq) est la capitale de la Syrie. Plus grande ville du pays en nombre d'habitants, elle comptait plus de 2 500 000 habitants en 2022, pour une agglomération qui dépasse les 5 000 000 habitants. C'est l'une des villes les plus anciennes continuellement habitées au monde.
Elle possède plusieurs noms en arabe, tels que : « le Cham » (en arabe : الشَّامُ, aš-šām) ou encore « la ville du jasmin » (en arabe : مَدِينَةُ ٱلْيَاسَمِينِ, madīnat al-yāsmīn).
De 661 à 750, elle fut la capitale des Omeyyades.
En arabe, la cité s'appelle دمشق الشام (Dimachq al-Chām), bien que ceci soit souvent abrégé en Dimachq ou al-Chām par les habitants de Damas, de Syrie et des pays arabes voisins.
L'étymologie du mot ancien « Damascus » est incertaine, mais elle est souvent considérée comme étant présémitique. On retrouve les termes 𒁲𒈦𒋡 Dimašqa en akkadien, Tjmsqw en égyptien ancien, ܕܪܡܣܘܩ Dammaśq en araméen et דמשק Dammeśeq en hébreu biblique.
Al-Cham (en arabe : al-šʾām, الشَّام « la gauche ; le nord ; la Syrie ; Damas ») désigne le côté gauche lorsqu'on se tourne vers l'orient (lorsqu'on s'oriente), c'est-à-dire le nord, par opposition au sud ou Yémen. Cf. Maghreb et Machrek.
Damas se trouve à environ 80 km de la mer Méditerranée, à l'abri de l'Anti-Liban. Elle se situe sur un plateau à 680 mètres d'altitude.
La vieille ville se trouve sur la rive sud de la rivière Barada, qui est presque à sec. À l'intérieur des remparts se trouvent plusieurs monuments comme la mosquée des Omeyyades, le palais Azem ou encore le caravansérail Khan Assad Pacha. Rues ou ruelles couvertes et bordées de boutiques, les souks (souk Al-Hamidié, souk Medhatt Bacha, souk Bzourié) pénètrent la vieille cité, principalement à l'ouest de la mosquée des Omeyyades. Par le tracé de l'ancienne Via Recta on gagne la partie Est où se situent les quartiers chrétiens, en particulier le quartier de Bab Touma. Ces derniers abritent de nombreuses églises, basiliques et cathédrales de tous les rites présents en Syrie : grec-orthodoxe, grec-catholique (melkite), maronite, syriaque, arménien, chaldéen qui montrent toute la richesse liturgique orientale. À Bab Charki, la chapelle Saint-Paul commémore la fuite de saint Paul caché dans un panier, à ce niveau du mur d'enceinte.
Pour le sud-est, nord et nord-est, elle est entourée de banlieues dont l'histoire remonte au Moyen Âge : Midane, dans le sud-ouest, Sarouja et Imara dans le nord et le nord-ouest. Ces districts se construisent d'abord sur les routes de la ville, près des tombes de personnalités religieuses. Au XIXe siècle, les villages se développent sur les pentes du Jabal Qassioun, surplombant la ville. C'est à cette époque qu'apparaît le site du quartier d'As Salihié autour de l'important sanctuaire de Mohiaddine Ibn Arabî. Ces nouveaux quartiers ont été d'abord colonisés par des soldats kurdes et des réfugiés musulmans des régions européennes de l'Empire ottoman, qui avaient été reconquises par les chrétiens. Aussi prirent-ils les noms d'al-Akrad (les Kurdes) et d'al-Mouhajerine (les migrants). Ces quartiers se situent à environ deux ou trois kilomètres au nord-ouest de la vieille ville.
À la fin du XIXe siècle, un centre administratif et commercial moderne a commencé à voir le jour à l'ouest de la vieille ville, autour du Barada, centré sur la zone connue sous le nom de al-Marjah ou la Prairie. Al-Marjah est rapidement devenu le nom de ce qui était initialement la place centrale du Damas moderne, autrement connue sous le nom de place des Martyrs, où a d'ailleurs été édifié l'hôtel de ville. Le palais de justice, le bureau principal de la poste et la gare se trouvaient sur un terrain légèrement plus élevé et plus au sud qui correspond à l'actuelle avenue An-Nasr. Bientôt européanisé, ce quartier s'est étendu sur la route entre Al-Marjah et As-Salihié. Le centre commercial et administratif de la nouvelle ville s'est progressivement déplacé légèrement vers le nord-ouest en direction de ce domaine. Par la suite, vers le nord, d'autres quartiers se sont développés autour de l'actuelle place Sabeâ-Bahrat' sur laquelle a été édifiée la Banque centrale de Syrie. À proximité se trouve le ministère de l'Économie.
Au XXe siècle, de nouvelles banlieues se sont développées au nord du Barada, et dans une certaine mesure, au sud, envahissant l'oasis de la Ghouta (de l'arabe الغوطة al-Ghouta qui signifie oasis). Depuis 1955, le nouveau quartier de Yarmouk est devenu une deuxième patrie pour des milliers de réfugiés palestiniens. Les urbanistes ont préféré préserver la Ghouta autant que possible, et à la fin du XXe siècle, quelques-uns des principaux axes de développement ont été percés au nord, dans l'ouest du district de Mezzé et, plus récemment[C'est-à-dire ?], le long de la vallée du Barada, à Doumar dans le nord-ouest ainsi que sur les pentes de la montagne à Berzé dans le nord-est. Les zones les plus pauvres, souvent construites sans autorisation officielle, se sont surtout développées au sud de la ville principale.
Damas est entourée, dans sa partie orientale, d'une oasis, la Ghouta, arrosée par le Barada. La petite ville d'Aïn-el-Fijeh avec ses abondantes cascades, située à l'ouest de la vallée du Barada, alimente la capitale en eau potable. La Ghouta de Damas a diminué en taille avec l'expansion rapide de l'habitat et de l'industrie dans la ville et elle est presque à sec. Elle est aussi devenue polluée en raison de la circulation, de l'industrie et des eaux usées.
Ma'an est soumis à un climat semi-aride subtropical au borde d'un climat désertique (Köppen : BWk/BWh, Trewartha: Bwak), la présence voisine de l'Anti-Liban conditionnant les pluies en hiver. Les étés sont chauds avec moins d'humidité. Les hivers sont frais et pluvieux ou même enneigés. En janvier les températures maximales et minimales sont de 11 °C et 0 °C ; la plus basse jamais enregistrée ayant été de −13,5 °C, L'été et surtout en août les températures maximales et minimales approchent les 35 °C et 17 °C, la plus élevée jamais enregistrée ayant été de 45,5 °C. Les précipitations annuelles sont d'environ 20 cm, de novembre à mars.
Le principal aéroport est l'Aéroport international de Damas, situé à environ 20 km de distance du centre de la ville, en relation avec de nombreux pays d'Asie, d'Europe, d'Afrique et, plus récemment[C'est-à-dire ?], les villes d'Amérique du Sud.
Le transport public à Damas dépend largement des minicars. Il existe environ une centaine de lignes qui opèrent à l'intérieur de la ville et certaines d'entre elles s'étendent du centre-ville à proximité des banlieues. Il n'y a pas d'horaire pour les lignes, et en raison du nombre limité d'arrêts d’autobus officiels, ceux-ci s'arrêtent généralement là où un passager a besoin de monter ou de descendre. Le nombre de minicars desservant la même ligne est relativement élevé, ce qui minimise les temps d'attente. Cependant le réseau s'est récemment[C'est-à-dire ?] modernisé et de nouveaux autobus en livrée verte sont apparus. Ils tendent actuellement[Quand ?] à remplacer les minicars. Les lignes sont à présent numérotées et la destination de la ligne apparaît sur un écran lumineux. La gare ferroviaire d'Al-Hedjaz, fermée, se trouve dans le centre-ville à l'extrémité ouest de l'avenue An-Nasr.
En 2008, le gouvernement a annoncé un plan pour construire un tram à Damas et l'ouverture de la ligne verte est prévue pour 2016. La ligne verte traversera la ville d'Ouest en Est, de Moadamiéh (route de Qouneytra) à la gare routière de Qaboun, via le centre ville et la gare Al-Hedjaz. À terme, un réseau de quatre lignes de métro devrait être mis en service.
Les rues de Damas sont souvent étroites, surtout dans les parties les plus anciennes de la ville, et des ralentisseurs sont largement utilisés pour limiter la vitesse.
La ville de Damas est l'une des plus anciennes villes continuellement habitées. Elle est aussi la ville la plus peuplée de la grande Syrie (Assyrie) (des traces archéologiques remontent au IVe millénaire av. J.-C.). Elle est citée dans la Bible, dans le livre de la Genèse, et plusieurs fois dans les Livres des Rois et des Prophètes. Selon Ibn Battouta :