Cyrano de Bergerac est un film français réalisé par Jean-Paul Rappeneau, sorti en 1990. Il s'agit d'une adaptation de la pièce de théâtre éponyme d'Edmond Rostand, avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre.
Écrite par Jean-Claude Carrière et Jean-Paul Rappeneau, l'adaptation raccourcit par endroits le texte d'origine, tout en enrichissant le jeu de scène et les lieux de l'action, et en ajoutant de nombreuses scènes annexes, généralement muettes, qui ne figurent pas dans la pièce.
Le film et la prestation de Gérard Depardieu obtiennent de nombreuses récompenses. Sur 13 nominations aux César 1991, le film en remporte 10, égalant le record du Dernier Métro de François Truffaut en 1982. Depardieu remporte le César du meilleur acteur ainsi que le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes. Le film obtient le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère et l'Oscar de la meilleure création de costumes.
Paris, 1640. Au théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, un curieux personnage dont l’esprit est aussi acéré que la rapière, n’hésite pas à ridiculiser l’un des comédiens de la troupe et provoque un duel au milieu d'une foule admirative. Cet homme, c'est le grand Savinien de Cyrano de Bergerac (Gérard Depardieu) ; poète, fin bretteur, beau parleur, il ne craint ni le sang, ni les sots. Hélas, il est laid ; affublé d'un nez aux proportions peu communes, il désespère de pouvoir un jour séduire son amour de toujours, la belle Roxane (Anne Brochet), sa cousine.
Mais la précieuse, pour son plus grand malheur, n’a d’yeux que pour le beau et timide Christian de Neuvillette (Vincent Pérez), qui l’aime également en cachette. Son seul défaut : il n'est pas doté d’esprit, et n’est pas doué pour s’adresser aux femmes. C’est pourquoi il demande à Cyrano de l’aider à conquérir la belle tant convoitée, ignorant les sentiments de ce dernier pour elle. Inspiré par ses paroles élégantes et, bien sûr, on ne peut plus sincères, Christian s’attire les faveurs de la tendre Roxane. Mais c’était sans compter le cruel comte de Guiche (Jacques Weber) qui, lui aussi, convoitait la belle, et la guerre contre les Espagnols qui frappe aux portes du pays. Sous le commandement du comte, Cyrano et Christian sont tous deux mobilisés en qualité de cadets du Roy Louis XIII.
Assiégés et affamés, les cadets de Gascogne survivent tant bien que mal, retranchés dans une place forte dont ils ne peuvent sortir. Pourtant, Cyrano ayant réussi seul à faire passer quotidiennement des lettres (sous le nom de Christian) à Roxane, celle‐ci rejoint un jour le camp, accompagnée de l’ami pâtissier Ragueneau et de vivres, pour rejoindre son aimé. Christian, s’étant aperçu de l’amour que Cyrano lui portait et recevant d’elle l’aveu que son amour avait dépassé sa beauté pour ses mots, pousse son rival à lui avouer la vérité sur l’auteur des missives durant une attaque des Espagnols ; mais, blessé au cours d’une offensive, Christian meurt dans les bras de Roxane avant qu’elle n’ait pu avoir connaissance de leur secret. Cyrano, devant le malheur qui frappe sa cousine, choisit de taire la vérité pour toujours.
Quatorze ans plus tard, un Cyrano grisonnant et miséreux visite comme à l’accoutumée sa cousine dans un couvent de Paris, dans lequel elle s’est retirée pour faire son deuil. Mais, victime en chemin d’un attentat commandité par l’un de ses nombreux ennemis, il est gravement blessé à la tête. Dans un ultime élan, il se rend tout de même auprès de son amour — à la suite d’une visite du comte — pour la voir une dernière fois, feignant de bien se porter. Là, il lui demande la dernière « lettre de Christian » trouvée sur son corps, dont elle ignore toujours qu’il en est le véritable auteur. Toutefois, comme il finit distraitement par la réciter par cœur, d’une voix haute se rappelant à son bon souvenir et alors que la nuit est tombée, Roxane comprend « toute la généreuse imposture » et perce à jour son cousin. Mais il est trop tard ; rejoint par ses fidèles amis Le Bret et Ragueneau, Cyrano se meurt sous leurs yeux. Dans une ultime révérence, c’est l’épée à la main que, titubant, il mouline, s’effondre puis s’éteint dans les bras de sa bien‐aimée, comme il vécut : avec un valeureux panache.
Titre original et québécois : Cyrano de Bergerac
Réalisation : Jean-Paul Rappeneau
Scénario : Jean-Paul Rappeneau et Jean-Claude Carrière, d'après la pièce éponyme d'Edmond Rostand
Musique : Jean-Claude Petit et Kurt Kuenne
Décors : Ezio Frigerio et Jacques Rouxel
Costumes : Franca Squarciapino
Production : René Cleitman, Michel Seydoux et André Szöts
Sociétés de production : Caméra One, DD Productions, Films A2, Hachette Première et UGC
Sociétés de distribution : UGC et Carlotta Films
Format : couleur - 35 mm - 1,66:1 (VistaVision) - son Dolby stéréo | LC-Concept Digital Sound
Genre : comédie dramatique, historique, romance