Ce Jour-là

Corentin de Quimper

Premier évêque de Quimper

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Corentin de Quimper, surtout connu comme saint Corentin (sanctus Corentinus en latin), appelé en breton Kaourintin ou Kaour, est selon la tradition, le premier évêque de Cornouaille au Ve siècle, à la tête d'un diocèse dont le siège se trouve à Quimper (actuel département du Finistère).

Selon une tradition littéraire et hagiographique datant du XIIIe siècle, il est considéré comme l'un des Sept saints fondateurs de Bretagne. La ville de Quimper est en conséquence une étape du pèlerinage médiéval des Sept saints de Bretagne, le Tro Breizh (« Tour de Bretagne »).

Dans la tradition locale, Corentin est l'un des quatre piliers de la Cornouaille, aux côtés du roi Gradlon et de ses disciples saint Guénolé et saint Tudy.

Il est fêté le 12 décembre par l'Église catholique et selon le calendrier des saints bretons.

Les textes les plus anciens sur saint Corentin datent d'un époque bien postérieure à sa vie.

La Vita de saint Corentin, publiée en 1886 par Dom Plaine a été écrite vers 1220-1235, cette publication ayant été ensuite l'objet de commentaires et de mises à jour apportant rectificatifs et compléments, notamment la découverte d’une « Vie ancienne » de saint Corentin.

Saint Corentin est aussi évoqué dans le roman d'Aiquin, chanson de geste en français. Cette légende hagiographique écrite au XIIIe siècle, mais qui parle d'événements datant du IXe siècle (Charlemagne, les vikings) révèle un enjeu politique, la volonté de légitimer la domination de l'évêque de Cornouaille sur les abbayes de Landévennec et de Loctudy.

Datation de saint Corentin par les historiens bretons de l'Époque moderne

La « Vie des saints de la Bretagne Armorique », publiée en 1637 par l'hagiographe Albert le Grand, évoque la vie de saint Corentin.

Celui-ci serait né à Locmaria de Cornouaille (actuellement un quartier de Quimper) vers 375 (donc dans l'Antiquité, dans l'Empire romain d'Occident) « treize ans avant que le tyran Maxime passât en Gaule, et fut, dès son enfance, instruit par ses parents en la religion chrétienne ; et ayant été par une grâce et protection spéciale de Dieu, préservé pendant les guerres que le Roy Conan Meriadec fit aux garnisons Romaines, qu’il chassa entièrement de Bretagne ».

Dom Lobineau pense que sa naissance a eu lieu vers 530 (donc au haut Moyen Âge, à l'époque mérovingienne), un 12 décembre, jour où il est fêté.

Cette interprétation entre en contradiction avec le fait que ses disciples, Guénolé (saint fondateur de l’abbaye de Landévennec) qui nait vers 460 et saint Tudy, l'accompagnent à Tours, ce qui suggère que Corentin était contemporain de ces deux saints.

Dans ce cas, il serait né au V, dans l'Empire romain d'Occident, qui prend fin en 476.

Biographie de saint Corentin selon la tradition hagiographique

Il devient ermite à Plomodiern, au pied du Ménez-Hom, où sa grande piété fait des miracles.

Création du diocèse de Cornouaille par le roi Gradlon

Le jour où le roi de Cornouaille Gradlon (personnalité semi-légendaire) décide de fonder le diocèse de Quimper, il fait appel à Corentin pour en être le premier évêque. Il l’aurait envoyé à Tours, siège archiépiscopal dont dépendent les évêques de la région, pour se faire consacrer évêque par Martin de Tours (saint Martin), dont la vie est datée du IVe siècle).

Gradlon lui aurait fait don d'un palais à Quimper, situé à l’emplacement de l’actuelle cathédrale.

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