Ce Jour-là

Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris

Établissement d'enseignement supérieur public français

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Le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMD de Paris ou Conservatoire de Paris) est un établissement d'enseignement supérieur français doté du statut d'« établissement public à caractère administratif » (EPA), qui dispense un enseignement professionnel de la musique, de la danse et des métiers du son. Il est partenaire de l'université Paris Sciences et Lettres (PSL).

Il a dispensé jusqu'en octobre 1946 et sa scission avec le Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) un enseignement de l'art dramatique.

Il abrite la médiathèque Hector-Berlioz.

Louis XIV crée l’Académie royale de musique par lettres patentes du 28 juin 1669. L'Académie est rattachée à la Maison du Roi.

Par ailleurs, par arrêt du Conseil d’État du roi du 3 janvier 1784, l’École royale de chant et de déclamation est fondée, installée dans l’hôtel des Menus-Plaisirs, rue Bergère (actuellement rue du Conservatoire) à Paris, et placée sous la direction de François-Joseph Gossec.

Ces deux institutions sont les premiers signes d'une volonté de structurer et de formaliser l'enseignement des arts dramatiques et musicaux.

À l'École royale de chant et de déclamation, la Révolution ajoute en juillet 1792, sous l'impulsion de Bernard Sarrette, une École de musique municipale à partir du corps de musique de la garde nationale parisienne. Il s'agit de la première école d'instruments à vent, où se retrouvent les compositeurs Étienne Nicolas Méhul, Jean-François Lesueur et Luigi Cherubini, les clarinettistes Jean-Xavier Lefèvre et Charles Duvernoy, le flûtiste François Devienne, les cornistes Frédéric Duvernoy et Heinrich Domnich et les bassonistes Thomas Delcambre et Étienne Ozi.

À ces deux établissements succède, le 8 novembre 1793 (18 brumaire de l'an II), la première ébauche d'un établissement unique consacré à la formation de musiciens : l'« Institut national de musique », créé par décret de la Convention nationale et pourvu d'un budget distinct, sous la direction de François-Joseph Gossec auquel s'associe le poète Marie-Joseph Chénier.

1795-1806 : Conservatoire de musique

À peine deux ans plus tard, sur le rapport de Marie-Joseph Chénier, un ami de Bernard Sarrette, la Convention sous la présidence de Jean-Marie Heurtault de Lammerville décide, par la loi portant établissement d’un Conservatoire de musique à Paris pour l’enseignement de cet art du 3 août 1795 (16 thermidor de l'an III), de créer l'établissement du Conservatoire de musique en lieu et place de l'Institut national de musique. Son objet est de former les citoyens et d'édifier une « école française » contre l'hégémonie étrangère. Cet établissement a également pour vocation de fournir des compositions et des musiciens pour la célébration des fêtes nationales.

Selon la volonté du législateur, le conservatoire constitue un

lieu de formation laïc imprégné des nouvelles valeurs républicaines en rupture avec les maîtrises, qui étaient les principaux lieux d’enseignement de la musique sous l’Ancien Régime consacrés aux chants religieux. L'enseignement de la musique est également ouvert aux femmes; il s'agit désormais de former des artistes pour le théâtre et l'opéra.

« Le but [du clergé] ne pouvait être de former des artistes pour le théâtre. L’instruction de la musique [restait] entièrement subordonnée aux usages du culte. »

— Bernard Sarrette, Observations sur l’état de la musique en France, 1802

Cinq inspecteurs, François-Joseph Gossec, Étienne Nicolas Méhul, André Grétry, Jean-François Lesueur et Luigi Cherubini forment un comité d'enseignement présidé par un directeur, Bernard Sarrette, qui « délibère sur le mode l'enseignement, son exécution et l'emploi des professeurs ; l'admission des élèves, leur classement et leurs examens ; la formation du répertoire des exercices du Conservatoire, par le choix des ouvrages des grands maîtres (morts) de toutes les écoles ».

L'enseignement comprend le solfège, l'harmonie, la composition, le chant, le piano, le violon, le violoncelle, la flûte, le hautbois, la clarinette, le basson, le cor. Dès la première année, l'effectif est de six cents élèves.

L'établissement est doté de cent quinze professeurs dont soixante-douze viennent de l'Institut, treize de l'École de chant et trente sont admis sur concours. On y compte dix-neuf professeurs de clarinette et douze de basson pour assurer la formation gratuite des six cents élèves « dans toutes les parties de l'art musical ».

Le conservatoire est doté en 1794 d'une imprimerie permettant d'imprimer les partitions des nombreuses célébrations républicaines et les nouvelles méthodes d'enseignement (Traité d'harmonie (1801) de Charles-Simon Catel, Méthode pour le cor (1802) de Frédéric Duvernoy, Nouvelle méthode de basson (1802) d'Étienne Ozi, Méthode de clarinette (1802) de Jean-Xavier Lefèvre, Méthode de violon du Conservatoire (1803) de Pierre Baillot, Pierre Rode et Rodolphe Kreutzer, Méthode de flûte du Conservatoire (1804) d'Antoine Hugot et Johann Georg Wunderlich, Méthode de piano du Conservatoire (1804) de Louis Adam...).

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Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris | World in Stories