Ce Jour-là

Condoleezza Rice

Personnalité politique américaine

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Condoleezza Rice /ˌkɑndəˈlizə ɹaɪs/, née le 14 novembre 1954 à Birmingham (Alabama), est une femme politique américaine. Elle est conseillère à la Sécurité nationale entre 2001 et 2005 sous le premier mandat du président George W. Bush, puis secrétaire d'État des États-Unis entre janvier 2005 et janvier 2009 dans sa seconde administration. Elle est la seconde femme à occuper ce poste (après Madeleine Albright dans l'administration Clinton) et la seconde personnalité politique afro-américaine (après son prédécesseur Colin Powell).

Spécialiste de la Russie soviétique, elle est en outre une pianiste accomplie.

Condoleezza Rice est née le 14 novembre 1954 à Birmingham (Alabama) ; elle est la fille de John Wesley Rice Jr, conseiller d'orientation pédagogique et pasteur de l'église presbytérienne, et d'Angelena Ray Rice, professeure de science, à la Fairfield Industrial High School, et professeure de musique et organiste.

Le prénom que lui ont donné ses parents est formé à partir d'une expression italienne « con dolcezza », « avec douceur », utilisée dans les partitions de musique.

Elle est confrontée à la ségrégation raciale qui existait à l'époque dans cet État du Sud des États-Unis. Elle a huit ans quand sa camarade d'école, Denise McNair, âgée de 11 ans, est tuée dans l'attentat à la bombe contre l'église baptiste de la 16e rue, une église afro-américaine proche de chez elle, à Birmingham en Alabama, attentat perpétré par des membres du Ku Klux Klan le 15 septembre 1963.

En 1967, sa famille déménage pour Denver, dans le Colorado. Elle poursuit sa scolarité à la St. Mary's Academy, école secondaire privée catholique pour jeunes filles. Après avoir étudié le piano à l'Aspen Music Festival and School, elle entre à l'université de Denver, à l'âge de 15 ans, où son père travaille comme assistant du doyen, et assure un cours sur « l'expérience noire en Amérique ». Elle y étudie la science politique. À 19 ans, elle obtient le Bachelor of Arts (Licence) en sciences politique avec la mention cum laude. Un de ses professeurs en affaires internationales était Josef Korbel, père de la future secrétaire d'État Madeleine Albright. Cette expérience suscite son intérêt pour l'Union soviétique et les relations internationales, et elle considère depuis Korbel comme l'une « des figures principales et centrales dans sa vie. » En 1975, elle obtint un Master of Arts en science politique à l'université Notre-Dame.

Elle travaille d'abord au département d'État en 1977, sous l'administration Carter, comme stagiaire au Bureau des Affaires d'Éducation et de Culture. En 1981, à 26 ans, elle soutient avec succès sa thèse de doctorat (Ph.D) en science politique à la Graduate School of International Studies renommée en 2008 l'école des études internationales Josef Korbel de l'université de Denver. Sa thèse, comme certaines de ses premières publications, portait sur la politique civile et militaire en Tchécoslovaquie.

Elle est recrutée en 1981 par l'université Stanford de Californie comme professeur assistant en science politique, puis elle devient professeur associé en 1987, poste qu'elle occupe jusqu'en 1993. Elle est alors une spécialiste de l'Union soviétique et donne des conférences sur le sujet dans un programme commun Berkeley-Stanford dirigé par le professeur George Breslauer au milieu des années 1980.

Condoleezza Rice était démocrate jusqu'en 1982 quand elle passe du côté du camp républicain du fait d'une aversion croissante pour la politique étrangère de l'ancien président Jimmy Carter. Elle cite également l'influence de son père, John Wesley, dans cette décision qui lui-même était passé des Démocrates aux Républicains après s'être vu refuser l'inscription sur les registres de vote du Parti démocrate local. Lors de son intervention à la Convention républicaine de 2000, elle déclara : « Mon père rejoignit notre parti car les Démocrates de Jim Crow en Alabama refusèrent de l'enregistrer pour qu'il puisse voter, les Républicains le firent ». Néanmoins, malgré son changement de parti, elle est une des conseillères en politique étrangère du candidat démocrate à la présidence Gary Hart lors de l'élection présidentielle de 1984.

Lors d'une réunion en 1985 d'experts en contrôle de l'armement, son intervention est remarquée par Brent Scowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale sous la présidence de Gerald Ford.

En 1986, alors qu'elle fait partie du Conseil des relations étrangères, un think tank (« laboratoire d'idées ») américain, elle sert comme conseillère spéciale au directeur du Joint Chiefs of Staff, le Comité des chefs d’état-majors interarmées. Avec l'élection de George H. W. Bush, Scowcroft retourne à la Maison-Blanche comme conseiller à la sécurité nationale en 1989, et demande à Condoleezza Rice de devenir sa spécialiste du bloc de l'Est au Conseil de sécurité nationale. Elle devient alors l'une de ses protégés.

De 1989 à mars 1991 (la période de la chute du mur de Berlin et de la désintégration de l'URSS), elle travaille dans l'administration du président George H. W. Bush au poste de directrice puis directrice senior pour les affaires soviétiques et est-européennes au Conseil national de sécurité et comme conseillère spéciale aux Affaires de sécurité nationale. À ce poste, elle aide à développer les politiques de Bush et du secrétaire d'État James Baker en faveur de la réunification allemande. Elle impressionne Bush, qui la présente un jour à Mikhaïl Gorbatchev comme celle qui « m'a appris tout ce que je connais sur l'Union soviétique » .

En 1991, elle retourne à Stanford en tant que professeur, tout en étant consultante pour divers clients publics et privés sur l'ancien bloc soviétique. À fin 1991, le gouverneur de Californie Pete Wilson la nomme dans un comité bi-partisan créé pour redessiner la carte électorale de l'État.

Condoleezza Rice fait aussi partie de plusieurs conseils d'administration, dont celui du pétrolier Chevron.

En 1997, elle siège au Comité fédéral chargé de conseiller pour l'intégration et la formation des femmes au sein des Armées.

Durant la campagne présidentielle de George W. Bush en 2000, elle prend une année de congé de l'université Stanford pour lui servir de conseillère en politique étrangère. Elle déclare, au cours d'un discours remarqué à la Convention républicaine, que « les forces armées américaines ne sont pas une force de police mondiale, elles ne sont pas le 911 mondial ».

Dès l'entrée en fonction de George W. Bush en janvier 2001, elle devient sa conseillère à la sécurité nationale, fonction qu'elle va occuper jusqu'en 2005. Elle y gagne au début le surnom de Warrior princess du fait de son fort caractère accompagné de manières délicates.

En avril 2009, le Sénat des États-Unis révèle que Condoleezza Rice a autorisé l'utilisation de méthodes de tortures « musclées » envers des personnes soupçonnées de terrorisme, et notamment le simulacre de noyade.

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