Ce Jour-là

Colette Besson

Athlète française

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Colette Besson est une athlète française née le 7 avril 1946 à Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime) et morte le 9 août 2005 à Angoulins (Charente-Maritime). En 1968, elle remporte la médaille d'or du 400 mètres lors des Jeux olympiques de Mexico.

Colette Besson naît le 7 avril 1946 à Saint-Georges-de-Didonne, en Charente-Maritime. Elle commence l'athlétisme en cadette, à l'âge de 15 ans. En 1964, junior, elle réalise le 2e temps français sur 200 m, toutes catégories confondues.

Deuxième des championnats de France en 1966 derrière Monique Noirot, elle est sélectionnée dans un premier temps pour les championnats d'Europe de Budapest, puis évincée de la sélection trois jours seulement avant l'ouverture de la compétition. Décision étrange, qui semble résulter d'une « guerre » entre les entraîneurs nationaux et son propre entraîneur et que dénoncera le journaliste de L'Équipe, Antoine Blondin.

Au début de 1968, elle est exclue de l'équipe de France pour avoir refusé de participer à un stage obligatoire de préparation, alors qu'elle était retenue pour les championnats d'Europe. Au mois de juillet 1968, elle s'impose néanmoins comme championne de France du 400 m., avec une licence individuelle Poitou.

Ayant intégré le Bordeaux Étudiants Club, et entraînée par Yves Durand Saint-Omer, elle profite des longues grèves de 1968 pour se préparer longuement en altitude, à Font-Romeu — en dormant sous une tente au camping municipal. Aux Jeux olympiques de Mexico, le 16 octobre 1968, elle crée une véritable surprise en devenant championne olympique du 400 m en 52,03 secondes, battant sur le fil la grande favorite, la Britannique Lillian Board, après une extraordinaire fin de course, établissant au passage le nouveau record d'Europe et s'approchant d'un dixième de seconde du record du monde.

Le 18 septembre 1969, aux championnats d'Europe d'athlétisme d'Athènes, une autre Française, Nicole Duclos, la devance imperceptiblement (photo finish) en finale du 400 mètres, avec le même temps de 51,7 s, établissant un nouveau record du monde. À ces mêmes championnats, dans le relais 4 × 400 mètres avec Bernadette Martin et Éliane Jacq, le 20 septembre, elle est à nouveau battue sur le fil, cette fois par le relais anglais emmené par Lilian Board, avec le même temps de 3 min 30 s 08, nouveau record du monde.

Ses clubs successifs sont l'ASG Royan (1961 - 1966), le BEC Bordeaux Étudiants Club (1968 - 1972), le CSM Épinay-sur-Seine (1973), et de nouveau le BEC (1977). Elle court à titre individuel en 1967.

En 1971, elle remporte le 400 m du Meeting de Cologne et trois médailles aux Jeux méditerranéens d'Izmir, dont l'or sur le 400 m. Elle déclare alors : « J'ai besoin de courir de temps en temps, comme de manger, de respirer, de dormir […] j'ai toujours couru pour le plaisir et ça ne change pas. ».

En 1972, elle est éliminée en série lors des Jeux de Munich, alors qu'elle avait effectué des essais sur 800 m lui permettant de s'approprier à deux reprises le record de France.

Elle continue à courir jusqu'en 1977, année où elle arrête définitivement sa carrière internationale.

Vingt-quatre ans après Mexico, en 1992, une autre Française, Marie-José Pérec (née en 1968), devient à son tour championne olympique du 400 m, sous les yeux de Colette Besson, au stade de Barcelone.

À l'issue de sa carrière sportive, Colette Besson rejoint son mari Jean-Paul Noguès au Togo comme entraîneur de l'équipe nationale d'athlétisme. Puis elle devient conseillère technique régionale en Martinique et à Tahiti. Enfin, elle est professeur d'EPS à la Réunion et à Paris.

En 1994, elle est nommée administratrice de la Fondation Gaz de France ; à partir de 2002, elle préside le conseil d'administration du Laboratoire national de lutte contre le dopage de Châtenay-Malabry, puis est nommée inspectrice de l'Éducation nationale pour l'académie de Paris, la même année. Elle devient membre du Comité directeur de la section athlétisme du Racing club de France en 2003.

Elle continue à s'entraîner et à courir pour son plaisir, avec ses amis et sa famille.

En 2003, on lui diagnostique un cancer de la gorge. Elle défend malgré tout activement la candidature de Paris pour les JO de 2012, mais meurt le 9 août 2005 à La Rochelle à l'âge de 59 ans, des suites de son cancer. Elle repose au cimetière d'Angoulins.

De son mariage avec Jean-Paul Noguès sont nées deux filles : Sandrine et Stéphanie.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1968, remise par le général de Gaulle, puis officier en 1995

Prix Henry-Deutsch-de-la-Meurthe 1968 de l'Académie des sports récompensant un fait sportif « pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité »

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