Ce Jour-là

Claude Verlinde

Peintre, graveur et illustrateur français (1927-2020)

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Claude Verlinde, né le 24 juin 1927 à Paris et mort dans la même ville le 19 septembre 2020, est un peintre, graveur et illustrateur français. Il est de descendance Flamande par son père.

Très tôt, Claude Verlinde manifeste son envie de dessiner. Un de ses professeurs de dessin le remarque et suggère à ses parents de l’inscrire à l’école des Arts Appliqués à l’industrie. Il passe avec succès le concours d’entrée mais ses projets sont contrariés par la déclaration de la guerre qui a poussé sa famille à s'installer à Saint-André-sur-Orne, en Normandie.

Il entre en qualité d’apprenti-sculpteur dans un atelier de création de motifs religieux, puis assiste le directeur de l’école des Beaux-Arts de Caen, Monsieur Drouin (sculpteur) pour la restauration de l’église Saint-Pierre de Caen. Ce même Monsieur Drouin dessinait les plans des défenses allemandes formant le mur de l’Atlantique et les expédiait à Londres. Il fut fusillé le 6 juin 1944, jour du débarquement.

Abrité dans les mines de fer pendant les batailles du débarquement, Claude Verlinde fait de nombreux dessins sur la vie souterraine dans la mine et des portraits de réfugiés avec lui. La maison familiale fut détruite et peu de documents pourront être récupérés.

La famille sinistrée sera logée dans la région parisienne, à Montigny-lès-Cormeilles dans une maisonnette sans eau ni électricité. Il peindra à la lampe à pétrole. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance du Docteur Guy Dulon, grand collectionneur d’art africain et précolombien. Le docteur Dulon l’accompagnera et le soutiendra toute sa vie pendant les moments difficiles. Il lui achète sa première sculpture « Le joueur de luth ».

A dix-sept ans Claude Verlinde a une révélation en découvrant, lors d’un séjour en Belgique dans sa famille paternelle flamande, les œuvres de Jérôme Bosch et de Pieter Brueghel l'Ancien.

Après un temps d’incertitudes, un temps d’occupation militaire en Allemagne, de service militaire sur la base de l’Armée de l’Air de Dijon (où il peint une fresque dans la salle de réception du mess des officiers) il intègre la Galerie des Antiques et l’Atelier de Souverbie à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il fréquente également les séances de dessin anatomique de la Grande-Chaumière.

Le tournant de son aventure picturale se situe le jour où il refuse une situation inespérée comme dessinateur, directeur de chantiers d’installations publiques dans une Société importante, pour peindre librement.

Il gagne sa vie avec des métiers d'exécution dans un cabinet d'architecte ou dans une maison d'édition, emplois qui lui laissent le temps de peindre.

En 1955, il s’installe à Vallauris. Il travaille en qualité de décorateur le matin chez différents potiers (R. Capron, Atelier du Tapis Vert où il côtoie Prinner dont il fait le portrait, Granjean Jourdan) réservant l’après-midi pour peindre.

C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Robert Tatin, artiste atypique, installé à Vence en 1956. Sous son influence, il s’exerce à l’art brut (Plusieurs « Nef des fous » naissent de l’imaginaire Verlinde) qu’il abandonnera très vite pour s’exprimer librement.

En 1957, il épouse Marie-Thérèse Langard dont il aura un fils Gilles.

La galerie Art de France de Cannes l’expose ainsi qu’à sa galerie boulevard Raspail Paris.

Libéré de tout courant, il peint selon ses convictions. Son style s’affirme. Ainsi qu’en attestent ses nombreux écrits, notes, sa recherche est surtout philosophique. Il se décrit comme étant un peintre humaniste. Il est reconnu comme Maitre du réalisme fantastique.

« Son acuité graphique correspond à son esprit aussi incisif que caustique. De ses origines flamandes, il est redevable d’une truculence qui en fait l’héritier de Brueghel dit l’Ancien, de Bosch, de Cranach et plus proche de nous, d’Ensor. Philosophe, moraliste, il compose ses scènes sous forme de fables aux multiples lectures. Ses paraboles nous délivrent « sa réalité ». Tour à tour inquiétantes et humoristiques, ses scènes oscillent entre tendresse et gravité, caricature et poésie. Ici, la condition humaine est délogée de sa tour d’ivoire. Libérée de toutes contraintes, elle prend la forme de personnages fantastiques dont le dessin permet de développer l’idée première : celle d’une humanité prise dans les mailles de ses vanités…L.H. »[réf. nécessaire]

Plusieurs expositions en France, une rétrospective à la Galerie de la Place Beauvau (exposition d’une œuvre majeure Le Temps) le conduiront à une renommée internationale.[réf. nécessaire]

Exposition à l’Institut français de Stockholm (Suède), exposition rétrospective dans six villes du Japon, à l’Orangerie Charlottenburg de Berlin (Allemagne), à Venise (Italie) à Vienne (Autriche), au musée de Neuenstaadt (Allemagne), aux États-Unis.

A l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, une exposition personnelle en 1989 à la Galerie Place Beauvau, avec parution d’un livre préfacé par François Furet, rencontre un très grand succès.

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