Claude Heater, né à Oakland (Californie) le 25 octobre 1927 et mort à San Francisco le 28 mai 2020, est un chanteur d'opéra américain. Il se consacrait principalement aux œuvres de Richard Wagner. Il joua également le rôle de Jésus-Christ dans le film Ben-Hur (1959).
Claude Heater naquit à Oakland en Californie le 25 octobre 1927.
Il resta à Oakland avec ses parents qui étaient fidèles mormons, jusqu'à ce que soit terminée son étude auprès de son lycée, Richmond Union High School. Il reste peu de chose sur son enfance et sa jeunesse. Néanmoins, selon une source, un jour il s'intéressa d'une représentation de l'opéra Faust de Charles Gounod, en allant au San Francisco Opera.
En 1945, avant la fin de la Deuxième guerre mondiale, Claude Heater ayant 17 ans décida de se joindre au Corps des Marines. Son service militaire ne dura pas longtemps. Car, il avait entendu, quand il était en service, une émission de la soprano Kirsten Flagstad chantant les œuvres de Richard Wagner. En considérant que la musique est proche de Dieu, il voulait devenir chanteur, de sorte que cette vertu soit plus partagée.
Formation, missionnaire et début de carrière musicale
Encore lui fallait-il un long chemin en zigzag. Sa première formation musicale fut tenue à Los Angeles durant deux ans. Pourtant, l'instructeur qu'il choisit n'était pas sympathique pour sa formation, en lui disant qu'il s'agissait de perdre le temps. Sans être découragé, il réussit à continuer son étude.
Puis, en dépit de cette formation musicale, il accepta une mission de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours qui était la confession religieuses de ses parents. Il fut envoyé à Buffalo dans l'État de New York. Ce jeune homme spirituel trouva cependant de nombreuses incohérences dans ses dogmes. Il passa trois jours de retraite en priant et les étudiant, laquelle est une pratique de mormons. Impossible de trouver une réponse positive. Son supérieur lui recommanda toutefois de compléter sa mission, pour laquelle il n'était pas obligé d'enseigner ceux qu'il ne pouvait pas raisonner.
Ses derniers mois de mission se consacraient à un chœur créé, Utah Centennial Chorus, duquel il était un des solistes.
Après avoir terminé la mission, il se déplaça en 1950 vers New York, dans l'optique de continuer à étudier la musique vocale.
Il sélectionna, pour sa deuxième formation, l'American Theatre Wing à New York.
Sa première carrière à New York fut commencée pour le divertissement. Tout d'abord, il apparut dans l'émission The Ted Steele TV Show du réseau CBS. Du 1er novembre 1951, il était un des chanteurs ainsi que jongleurs de Broadway. La comédie musicale à laquelle il participait était Top Banana avec laquelle Johnny Mercer connut son succès.
Puis, il quitta Broadway et cette comédie musicale en 1952, afin de se joindre à la création de l'opéra Trouble in Tahiti de Leonard Bernstein. On lui avait proposé un rôle principal. L'opéra fut créé le 12 juin.
La télévision contribua encore à améliorer sa popularité. Après avoir chanté pour Bernstein, il fut invité par l'émission Arthur Godfrey’s Talent Scouts du CBS, dans laquelle il décrocha le premier prix.
Enfin, il put chanter dans le répertoire de l'opéra classique. C'était à l'opéra Amato de New York qu'il commença à chanter le rôle de Giorgio Germont (La traviata de Giuseppe Verdi) et celui de Valentin (Faust de Charles Gounod). Il commença donc sa carrière par la voix de baryton.
Dans la même année, Claude Heater eut une chance. En profitant le G.I. Bill (bourse officielle pour les anciens soldats de la Guerre), il obtint son droit d'étudier la musique à Milan. Son étude fut tenue auprès de la Scuola Musicale di Milano, en souhaitant chanter le répertoire européen au sein des opéras et des théâtres.
Il semble que sa première représentation en Europe fût celle de Piccolo Teatro di Milano, en tant que Sharpless dans Madame Butterfly de Giacomo Puccini. Dorénavant, Heater était soutenu par les musiciens et agents italiens et chantait quelques opéras italiens.
En 1953, il accompagna Mario Filippeschi et son équipe, en faveur de quelques représentations tenues en Espagne. Pour la saison 1954, il fut à Wurtzbourg en Allemagne, en chantant également un répertoire italien. Or, il semble qu'aucun critique européen ne le mentionnât. Il y restait inconnu.
Sa situation fut améliorée en 1956. Dans cette année, la jeune Montserrat Caballé, soprano talentueuse, commença sa carrière à Bâle, après avoir terminé son étude. Pour de nombreuses représentations qu'elle engageait, elle s'accompagnait de Claude Heater. On ne sait pas pourquoi ce tandem avait été formé. Mais, en 1953, Mario Filippeschi qui était escorté par Heater avait chanté quelques opéras italiens au grand théâtre du Liceu à Barcelone. Caballé était une élève du conservatoire supérieur de musique du Liceu, établissement dans ce même cadre. Quoi qu'il en soit, à Bâle, Claude Heater obtenait, avec elle, des rôles plus importants de baryton, tels Renato de l’Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi ainsi que Marcello de La Bohème de Giacomo Puccini.