Ce Jour-là

Claude François Bruno Siblot

Homme politique français

Anúncio

Claude François Bruno Siblot, né le 6 octobre 1752 à Lure (généralité de Besançon, actuel département de la Haute-Saône), mort le 29 vendémiaire an X (le 21 octobre 1801) dans la même ville, est un médecin et un homme politique de la Révolution française.

Entre 1791 et 1795, il est député de Haute-Saône à l'Assemblée nationale législative puis à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI.

Fils de Claude Simon Siblot et de Claude Françoise Didelot, Claude Siblot est issu d'une famille de la bourgeoisie de robe.

En 1746, son père acquiert la charge de « conseiller maire de Lure ». En 1750, il acquiert la charge de « conseiller substitut du procureur du roi en la maîtrise des eaux et forêts de Vesoul ».

Claude Siblot est médecin et maire de sa vile natale entre 1788 et 1790.

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Claude Siblot est élu député du département de la Haute-Saône, le cinquième sur sept, à l'Assemblée nationale législative.

Il siège sur les bancs de la gauche de l'hémicycle. Le 1er février 1792, il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine. Le 9 avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. Le 8 août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette.

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Claude Siblot est réélu député de la Haute-Saône, le troisième sur sept, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine : La loi doit être égale pour tous. Je vote pour la mort. J'invite la Convention à examiner dans sa sagesse si l'intérêt de la patrie n'exige pas qu'on en suspende l'exécution.Le 9 mars 1793, Claude Siblot est envoyé en mission, aux côtés de Jean-Baptiste Michaud (député du Doubs), dans les départements du Doubs et de la Haute-Saône afin d’y accélérer la levée masse. Le 13 avril, il est donc absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, de retour à Paris, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.

Le 20 pluviôse an II (le 8 février 1794), alors en mission dans les départements de l'Eure et de Seine-Inférieure, Claude Siblot fait déférer Jean-Jacques Duval d'Eprémesnil, alors détenu au Havre, devant le Comité de Sûreté générale.

Le 18 floréal an III (le 7 mai 1795), Claude Siblot est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Pas-de-Calais) accusé d'avoir organisé la Terreur dans le Nord-Pas-de-Calais.

Claude Siblot n'est pas réélu député sous le Directoire.

Adolphe Robert, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Paris Bourloton, 1889, tome 5, p. 315

Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, Paris, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1987, 1998 [détail des éditions] (ISBN 978-2-221-08850-0)

Ressource relative à la vie publique : Base Sycomore

Portail de la Révolution française Portail de la Franche-Comté Portail de la politique française

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium