Ce Jour-là

Claude Bartolone

Homme politique français

Anúncio

Claude Bartolone, né le 29 juillet 1951 à Tunis (protectorat français de Tunisie), est un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS). Il est président de l'Assemblée nationale de 2012 à 2017.

Issu d'un milieu modeste, il commence sa carrière politique au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), dont il devient maire en 1995. Lors des élections législatives de 1981, il est élu député de la 6e circonscription de la Seine-Saint-Denis. Il quitte les bancs de l'Assemblée nationale lorsqu'il est nommé ministre délégué à la Ville dans le gouvernement Jospin, en 1998. Il reste ministre jusqu’à la fin de la troisième cohabitation, en 2002.

Président du conseil général de la Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012, il conduit en Île-de-France une liste de gauche pour les élections régionales de 2015, mais échoue face à la candidate de la droite, Valérie Pécresse.

Préféré à trois autres candidats à l'occasion d'une primaire interne au groupe socialiste, il est élu président de l'Assemblée nationale en 2012. Il préside les travaux de la chambre basse jusqu'au terme de la XIVe législature.

En 2017, il ne brigue pas un nouveau mandat de député et met un terme à sa carrière politique.

Claude Bartolone est né à Tunis dans une famille d'ouvriers agricoles d'origine sicilienne par son père, qui a émigré en Tunisie, et maltaise par sa mère. Son père est saisonnier, ouvrier agricole l'été et ferrailleur l'hiver, sa mère étant femme au foyer. La famille Bartolone et ses trois enfants viennent s'installer en France en 1960 au Pré-Saint-Gervais, où ils vivent dans un petit appartement, cité Jean-Jaurès. Claude Bartolone poursuit ses études au collège Anatole-France, et, alors qu'il devait s'inscrire en CAP de mécanique, décide de continuer sa formation au lycée Turgot à Paris sur les conseils de son professeur de français, qui convainc ses parents, en 1965, des capacités de leur enfant. Après avoir obtenu son baccalauréat, il s'inscrit à l'université Pierre-et-Marie-Curie, actuelle Sorbonne Université, où il obtient une licence de mathématiques.

Divorcé de Giulietta, avec laquelle, il a eu deux enfants, il se remarie en 2006 avec sa collaboratrice Véronique Ragusa. Avant de devenir son épouse, elle a été chargée de mission à son cabinet lorsqu'il était ministre délégué à la Ville de 1998 à 2002, puis collaboratrice parlementaire et ensuite chargée de mission au conseil général de la Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012. En 2012, elle rejoint son cabinet à la présidence de l'Assemblée nationale. Interrogé sur cet emploi familial, il se justifie ainsi : « Je n'ai pas embauché ma femme, j'ai épousé ma collaboratrice ».

Son frère cadet, Renato Bartolone, possède, depuis 1977, un restaurant dans le 6e arrondissement de Paris, le « Marco Polo », un lieu apprécié du Tout Paris. À l'époque, Claude Bartolone s'apprêtait à acheter son premier appartement : « J'ai été voir le banquier pour lui dire de me refuser mon prêt. Ce que j'avais à ma disposition pour acheter cet appartement je l'ai prêté à mon frère et depuis ce jour-là, il a arrêté de faire la java et il a travaillé comme un dingue ». Près de 40 ans plus tard, Renato Bartolone est nommé chevalier de l’ordre national du Mérite, le 11 mars 2016, sur proposition du ministre de l'Économie Emmanuel Macron. Claude Bartolone a été actionnaire du restaurant jusqu'en novembre 2012 et occasionnellement co-gérant.

Après sa licence de mathématiques, il devient cadre commercial dans l'industrie pharmaceutique. Sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale le présente comme « cadre de l'industrie pharmaceutique ». Ayant quitté cet emploi pour se consacrer à son mandat de parlementaire, la déclaration d'activité, publiée par l'Assemblée nationale, en juillet 2014, indique « Profession : néant ».

Claude Bartolone s'engage au Parti socialiste en 1974 après la défaite de François Mitterrand à l'élection présidentielle. Il accède à un premier mandat de conseiller municipal du Pré-Saint-Gervais en 1977.

À 26 ans, jeune secrétaire de section PS du Pré-Saint-Gervais, il est convié en 1978 par le maire Marcel Debarge à participer à un repas avec le premier secrétaire François Mitterrand quand le repas est perturbé par une manifestation d'ouvriers en grève de l'usine voisine. Bartolone sort et parvient à les calmer en leur promettant que Mitterrand viendra les voir à la fin du repas, ce qu'il acceptera. Bartolone puis Mitterrand réussissent à gagner la sympathie des ouvriers. Avant de partir, Mitterrand l'interpelle : « Vous êtes un jeune homme. Si vous êtes candidat à une élection quelle qu'elle soit, je viendrai vous soutenir ». C'est la raison qui le pousse à se présenter pour le PS aux élections cantonales de 1979, dans un scrutin où il a peu de chances d'être élu, le canton étant tenu par la droite et le PCF arrivant toujours en deuxième position. Mitterrand tient parole et vient le soutenir dans une réunion publique. Bartolone parvient en tête de la gauche au premier tour, qui totalise 55 % des voix. Lors de cette échéance fondatrice du PS départemental, le PCF se désiste en sa faveur et au second tour, il reprend à la droite le canton des Lilas avec 54 % des suffrages. Il est réélu en 1985 dans ce canton formé par les communes des Lilas et du Pré-Saint-Gervais. Il est en revanche battu aux élections cantonales de 1992 par l'UDF-RAD Jean-Claude Dupont.

Il est élu député dans la 6e circonscription de la Seine-saint-Denis (Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Pantin, Bagnolet) à la surprise générale à la faveur de la vague rose des législatives de 1981. Il siège sans discontinuer, hormis la période où il est ministre du gouvernement Jospin. Il est réélu le 17 juin 2012, pour la XIVe législature (2012-2017), dans la nouvelle 9e circonscription de la Seine-Saint-Denis (Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Romainville, Bondy Nord-Ouest, Noisy-le-Sec).

Du 2 avril 1992 au 1er avril 1993, il est l'un des vice-présidents de l'Assemblée nationale auprès d'Henri Emmanuelli.

Le 30 mars 1998, Claude Bartolone intègre le gouvernement de Lionel Jospin à la faveur d'un remaniement ministériel. Il se voit attribuer les fonctions de ministre délégué à la Ville, qui étaient alors vacantes depuis l'année précédente. Précédé du rapport de Jean-Pierre Sueur, le ministère n'est en effet créé qu'en avril 1998, près d'un an après la constitution du gouvernement.

Après quelques mois de flottement, ses ambitions pour les quartiers populaires sont confortées par Lionel Jospin qui accepte de remplacer les « grands projets urbains » lancés par le gouvernement Juppé par des « grands projets de ville » ne se limitant plus à l'urbanisme, mais intégrant les conditions de vie et d’emploi des habitants dans les contrats de ville. En 1999, les crédits du ministère délégué à la Ville augmentent de 32 %, puis de 40 % en 2000.

En 2002, il crée le concours « Talents des cités », qui révèle et récompense les jeunes créateurs d'entreprise ou d'association des quartiers et perdure malgré les alternances politiques.

La règle du non-cumul de la présidence d'exécutifs locaux étant alors imposée aux ministres, il démissionne de son mandat de maire et redevient maire-adjoint, cédant son siège de premier édile à Gérard Cosme. Il est tête de liste PS-PCF aux municipales de 2001 du Pré-Saint-Gervais, mais ne postule pas au poste de maire étant toujours membre du gouvernement.

Président du conseil général de la Seine-Saint Denis

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Claude Bartolone | World in Stories